Ce livre fait partie des deux lectures poussives que j’évoquais la semaine dernière.
J’ai commencé par le trouver ultra mal écrit. Et pour être tout a fait honnête, j’ai été profondément agacée de savoir que tant de plumes talentueuses n’attendent que le bon vouloir d’un éditeur, alors qu’il suffit d’être « fille de » pour commettre un écrit médiocre.
Et puis, je me suis accrochée. Parce que j’ai horreur d’abandonner une lecture en cours de route, mue par cet instinct qui me dit que peut être, ça va être mieux après. Peut être, on va découvrir quelque chose de dingue. Peut être, c’est quand même tellement de boulot, d’écrire un livre, que ce simple fait mérite que l’on aille jusqu’à la dernière ligne.
En l’occurrence, j’ai bien fait de m’accrocher. Non pas que cela m’ait permis de réviser totalement mon jugement sur la question, loin s’en faut !, mais parce qu’à mesure que j’avançais dans ces mémoires, Nathalie Rykiel m’est apparue de plus en plus… humaine. Son écriture, que j’apparentais initialement à une écriture médiocre, n’est que sensibilité, pudeur à demi dévoilée, douceur, mélancolie.
Les thèmes qu’elle aborde en apparence sans aucune logique, sont des bouts d’elle, de sa vie, se sa sensibilité de femme et de fille qui composent la symphonie de sa vie.
Une symphonie qui a fini par m’adoucir et me séduire, à défaut de m’envoûter totalement.
Et puis, c’est agréable de lever le voile, ne serait-ce qu’en partie, sur la marque. Etre accompagnée dans les coulisses de Sonia Rykiel par Nathalie Rykiel herself, avouez qu’il y a pire… !
Lisez également l’avis d’Anne-So sur la question : j’ai été surprise de voir à quel point son avis concordait avec le mien. Vous pourrez admirer au passage son blog tout nouveau, tout beau

(après avoir longuement tergiversé entre le moyen et le bon).



















