Catégorie : Fashion, mais pas victime

Chaque année, c’est la même chose : au beau milieu de l’été, des envies d’hiver me chatouillent. J’ai beau adorer l’été, le soleil, la plage, j’ai des envies de pulls énormes et bien chauds, de mug de thé fumant au creux des mains, de godillots et de gros manteaux.

Pour assouvir mes pulsions de fashion absooooolument pas du tout victime, je sors le plus souvent le catalogue de La Redoute. Ou je surfe sur mes sites de e shopping préférés. Je colle des posts-it en veux-tu, en voilà, corne les pages, ajoute à mes favoris ou à ma garde robe virtuelle les objets de ma convoitise. Et puis j’oublie.

Immanquablement, lorsque la rentrée apporte avec elle son lot de premiers frimas, mes jolies trouvailles se rappellent à moi. Et là, c’est bien souvent le drame : combien de fois suis-je passée à côté d’un coup de cœur déjà complètement introuvable mi-septembre ? Le coup du « sold out chérie » quasi systématique me rend dingue. Et ça ne date pas d’hier ! (Flippant de voir à quel point je campe sur mes positions).

Or donc, cette année, j’ai décidé de lutter contre cette horrible infâmie qu’est la rupture-de-stock-on-a-pas-des-vies-faciles-quoi. ET j’ai commencé à faire chauffer la CB avant MÊME que la rentrée soit ne serait-ce qu’envisagée. Oui, bon, d’accord, je vous l’accorde : le délicieux mois d’août dont nous avons été gratifiés à Paris y est sûrement quelque chose dans cette dépense anticipée.

Résultat des courses : une paire de bottes sur laquelle je me suis littéralement jetée comme la misère sur le pauvre monde (c’est moi qui ai le 39, hinhinhin),

des bottines (je cherchais un modèle similaire à celui que j’avais trouvé chez H&M l’année dernière, parfait. Au détail près qu’il était 100% made in plastique, et que sans même évoquer le dossier « odeurs » inhérent à la chose, je vous laisse imaginer combien le plastique, c’est trop résistant en matière de groles).

et un manteau (j’ai, depuis, trouvé mon Graal absolu en la matière. Sauf qu’il coûte la modique somme de… 1257€… Autant dire qu’à ce prix là, je continuerais à en habiller mes rêves !) (mais je vous en reparlerai quand même, hein).

C’est bon, je suis tranquille… je peux retourner faire des ronds dans l’eau !

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(Oui, je sais, la photo est laide et ne rend pas hommage à l’ingéniosité de la chose… Je suis partie en vacances comme une voleuse, rien eu le temps de gérer correctement, j’te jure !)

Or donc, je vous en parlais il y a peu : le Kikoy.

Le Kikoy, c’est avant tout l’histoire d’une sœur et de son frère. Marianne et Jean-Baptiste ont vécu enfants au Kenya. En janvier 2009, ils décident de revisiter le Kikoy, le paréo traditionnel porté par les hommes de la côte est-africaine : le Kikoy de Simone et Georges était né !

Je suis tombée littéralement amoureuse de ce bout de tissu qui a le bon goût de répondre à lui seul à une triple problématique : le kikoy est malin, joli et solidaire. Si si, tout ça à la fois !

Démonstration.

D’abord, le kikoy est malin, donc. D’un côté, un paréo artisanal, de l’autre, une serviette en éponge ultra fine : toutes celles qui trainent péniblement leur valise de vacances COMPRENNENT les petits bonds de joie que j’ai fait lorsque j’ai réalisé que j’allais pouvoir emporter une serviette-paréo aussi peu encombrante pour mes vacances.

Mais l’objet ne se contente pas d’être malin. Il est beau. Rapport que j’ai beau ne pas descendre à la Voile Rouge, donc, je tente d’avoir un minimum de standing quand j’étale ma serviette à côté des autres congés payés de la côte méditerranéenne. De ce côté là, rien à dire : le Kikoy est sobre et sied parfaitement à mon élégance totalement naturelle (ahahah).

Enfin, et c’est là je crois ce qui a achevé de me convaincre, le Kikoy est solidaire. Totalement produit au Kenya (leur producteur est certifié par la KEFAT, la Fédération Kenyane pour le commerce Alternatif, et bientôt membre de la COFTA), il est assemblé en France dans un Centre d’Aide par le Travail qui accueille des personnes handicapées.

Le tout pour une somme de 45€… Un prix fixé pour que les producteurs choisis par Simone et Georges puissent vivre dignement de leur travail.

Dans la vraie vie, il est vendu dans une vingtaine de boutiques en France, dont le Printemps ou Franck & Fils à Paris. Vous pouvez également l’acheter directement sur Internet.

Une bien belle histoire qui je l’espère, vous séduira autant que moi !

Je vous laisse, je retourne buller… sur mon Kikoy ;)

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Bon, regardez, là, sur la photo.

A votre avis, quel âge ont ces spartiates ? 6 mois ? Un an ? Deux ans ?

Mauvaise pioche. Ces délicieuses petites choses là sont âgées de 3 ans. Si.

3 années de bitume parisien, de métro mais aussi de plage, de bord de mer, de piscine, de gazon. Et même de bitume new-yorkais et balinais. Je sais, c’est un truc de malade.

Or donc, il y a trois ans, cela faisait un petit moment que je les convoitais, les KJacques. J’avais déjà franchi la porte de la boutique, rue Pavée, un nombre incalculable de fois. J’avais déjà palpé la bête, mesuré le pour et le contre doctement avant de trancher, toujours, en faveur du « contre ».

160€ la paire de nus-pieds, franchement, je veux bien mais j’ai mes limites.

Cette année là, j’étais donc partie pour me faire un énième été à base d’une ou deux paires de nus-pieds achetés chez Jonak, chez André ou chez le chinois du coin. Une paire peu dispendieuse… enfin… peu dispendieuse, maintenant, chez André et chez Jonak (ma bonne dame) il faut compter minimum 70€ pour la moindre paire de chaussures, si cheap soit-elle !

Un soir, je rentre une fois de plus avec les pieds à feu et à sang et ceux malgré la crème Nok. Et je craque. Le lendemain, je suis chez KJacques.

La suite est simple : passés les premiers jours où il faut « casser » les chaussures, ces nus-pieds là se révèlent mieux que ce que j’aurais pu imaginer. Je n’exagère pas !

Le cuir est souple et robuste à la fois, il se patine gentiment bon an, mal an et ce malgré le peu de soin que je leur prodigue, je l’avoue. Ces nus-pieds là sont confortables à un point… Et puis, cherry on the cake en ce qui me concerne, j’ai une chaussure en 39 avec les lanières en 38, rapport que j’ai les pieds fins. Le rêve.

Alors oui, 160€. Mais pour une durée de vie que j’estime à 5 ans et un service aux petits oignons, moi je dis banco !

Je ne dis pas que les K Jacques sont les nus-pieds absolus, hein, je dis juste que j’ai trouvé mon Graal à moi. Et que si je dénonce parfois les abus de certaines marques, je sais aussi reconnaître celles qui proposent des objets de qualité. En l’occurrence, les KJacques sont produites en France et à la mano s’il-vous-plait.

Ah, vous voyez que je ne passe pas ma vie à râler !

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