(ayéééé, je suis de retour pour de bon… Ne m’en veuillez pas, hein, je ne vais pas sauter de joie tout de suite tout de suite).
(ce billet n’est PAS sponsorisé)
(ah, et la photo, elle est de Uccia Photography)
Tout a commencé par un mail qui tenait à peu près ce langage « Bonjour deedee, nous voulions t’informer que Nespresso lance un machine à thé. Toi qui aimes le thé, voudrais- tu la tester ? »
D’entrée de jeu, mon moi profond, celui qui n’est absolument pas du tout têtu a dégainé un gros carton rouge. Rapport qu’une machine pour faire le thé, non quoi, impossible. Le thé étant, au-delà du goût, un moment un peu hors du temps, un plaisir qui se déguste autant dans la tasse que dans le geste qui accompagne son élaboration.
Autant dire qu’annihiler cet acte au profit d’une machine n’était pas exactement pour me séduire. Sans parler de la qualité du thé à proprement parler. Si, par flemme, j’achète parfois du thé de supermarché pour agrémenter mes petits déjeuners, un de mes plaisirs « de grande » est de m’offrir régulièrement des bons thés. Rien ne me plait plus que d’aller me perdre au beau milieu des thés en vrac et demander à un vendeur un thé vert « fruité plutôt accord fruits rouges avec une pointe d’épices pour relever le tout » et de repartir avec mon précieux breuvage. Et bien sûr, préparer ledit breuvage.
C’est dire si l’idée d’une machine à thé me paraissait quelque peu incongrue !
Et puis, mon moi un peu moins profond, celui qui réfléchit deux secondes trente après la première impulsion pour considérer un tant soit peut les choses avant d’apporter une réponse définitive me souffla tout à coup d’essayer. Juste pour voir. En vertu du fait que le mieux n’est pas systématiquement l’ennemi du bien… et qu’après tout, pour asséner un avis tranché, il peut être judicieux avoir quelques arguments en sa possession.
Dont acte.
Un soir du mois d’août, me voilà donc attablée non pas à la terrasse d’un café mais à une table de réunion, devant une équipe soucieuse de me démontrer poliment que j’avais tort, à grand renfort de powerpoint et de dossier de presse. Et de thé.
Leur discours bien rodé me fait partir au quart de tour : évidemment, ils ne vont pas me dire que leur thé est infect, ils sont payés par le grand méchant capital pour lancer une nouvelle machine de guerre et ils cherchent à m’embrigader pour répandre la fausse bonne nouvelle… Perdu, je ne céderai pas ! Hinhinhin.
A moi le bataillon de questions : et comment ça marche concrètement, quid du stockage des thés, de la sélection opérée par Nespresso, de la durée et de la température d’infusion, et il se passe quoi si moi même j’ai envie de gérer tout ça, et combien ça coûte, la machine, les thés, toussa.























Oui !
Week-end sportif. Week-end joyeux. Week-end heureux. Et l’envie de partager ce petit bout de bonheur avec vous.
Il y a dans les mariages ce bonheur éclatant, évidemment. Les moments d’émotion qui étreignent le cœur et font rouler quelques larmes sur les joues des mamans, des sœurs, des amis.
Il y a cette euphorie palpable à la ronde. Les sourires, les rires et les vivas. Les fleurs, les invités engoncés dans leurs plus beaux atours et les enfants qui hurlent leur excitation à tout va.
Le discours du prêtre, toujours trop long. Les petits qui courent leur excitation à travers l’église, la fierté de la petite demoiselle d’honneur qui apporte vaillamment les alliances sur leur petit coussin brodé.
Les pétales de rose. La liesse collective les photos et les pousse-toi de là je ne vois rien.
Parfois, une pointe de stress anime la mariée. Où est le photographe ? Le cocktail est-il assez copieux ? Mon voile tiendra t-il encore un peu ou va-t-il tomber en entrainant mon chignon ?
Il y a le temps, aussi. Rapide et lent à la fois. Les embrassades. Et les mots doux glissés au creux de l’oreille par quelques êtres chers.
Les regards. Bienveillants, pétillants, parfois envieux. Le fameux plan de table, les voisins qu’on ne connait pas et avec lesquels il faut sympathiser le temps d’un dîner même si on sait pertinemment qu’on ne les reverra jamais.
Le vin qui fait tourner la tête. La souris d’agneau, le fromage, la pièce montée. Les dragées qu’on aura bien entendu liquidé avant même d’avoir commencé à manger.
Déjà, les mariés ouvrent le bal. La fête éclabousse de ses rires, ses danses et ses titres populaires les murs de la salle où la chaleur est tout juste supportable. Les filles ont depuis bien longtemps laissé leurs escarpins en marge de la piste quand les garçons ont tombé la cravate. L’oncle Marcel, qui a toujours eu un penchant pour les jolies blondes, essaye d’entraîner la belle Audrey, amie d’enfance de la mariée, dans une danse endiablée. Elle fera bien entendu semblant de ne pas avoir remarqué son manège.
Et puis, déjà, l’aube pointe. Il est temps de laisser les mariés savourer leur première nuit d’épousés.
Lire la suite »
com.