Catégorie : Les interviews parisiennes

Eh OUI, je renoue (enfin) avec les interviews parisiennes, version portrait. Concrètement, rien de bien différent, si ce n’est que je vous ouvre un peu plus l’univers de ces personnes qui nous livrent leur vision de Paris.

C’est Sophie qui rouvre le bal. Après plusieurs échanges où nous convenions d’un rendez-vous avant de l’annuler aussi sec pour cause de climat récalcitrant, ce dimanche là fut le bon. Il faisait pourtant un froid polaire… mais le soleil avait daigné pointer le bout de son nez. Assez pour que Sophie ouvre les 4 boites réglementaires qui lui tiennent lieu de boutique : bienvenue dans son quotidien de bouquiniste !

Ici, les journées peuvent être longues. Surtout en hiver. Le froid mord, mais Sophie est avenante, chaleureuse. Elle me livre les dessous de son métier : comment on obtient ses 4 « boites », donc (pas 3, pas 5, 4, toujours), auprès d’une commission de la Mairie de Paris qui étudie chaque demande au cas par cas. Et puis, les touristes qu’il ne faut pas brusquer et renseigner uniquement s’ils le demandent. Les nationalités plus sympas que les autres, ceux qui négocient tout, ceux qui ne négocient rien. Les livres qui se vendent de moins en moins, voire plus du tout, contrairement aux gravures (celles représentant une 2CV, un must !) et aux babioles à touristes… Tour Eiffel miniature en tête, what else.

Bouquiniste, une vocation ? C’est le cas de Sophie. Pendant plus de 7 ans, elle travaillait… dans le notariat, avant de vouloir être bouquiniste. Un virage à 180° qu’elle ne regrette pas, même si le quotidien d’un bouquiniste n’est pas toujours rose !

Voilà ses réponses l’interview parisienne :

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Etienne et Fabien, compositeurs et designers sonore.

C’est un fait : trop souvent, on s’arrête aux images et aux éléments qui composent les vitrines de Noël en omettant de se pencher sur leur habillage sonore… C’est d’ailleurs ce que je m’apprétais à faire (lamentablement !) avant que je ne reçoive un mail d’Etienne me proposant de répondre à quelques questions sur son métier de compositeur / designer sonore et sur le travail effectué pour donner une voix à ces vitrines de Noël. Un travail particulièrement important, surtout pour ce cru 2011 placé sous le signe du rock !

Voilà donc bel et bien le dernier épisode de ces vitrines de Noël 2011. Un volet final que je ne pouvais décemment pas passer sous silence… !

  • Combien de morceaux différents y-a-t-il ? Un morceau par vitrine, ou plus ?

Il y a 7 morceaux différents, un par vitrine. Tous les morceaux sont très différents, et on suit la scénographie, vitrine par vitrine. Car il y a une histoire ! Je vous conseille de commencer par le haut du boulevard, pour le descendre. Vous passerez successivement par l’annonce à la radio du concert des kouklistars, le voyage mouvementé des rockeuses en van, la « mise en pli » avant le shooting photo, le shooting photo où les stars prennent la pause, la préparation du concert, le concert et enfin après le show, les cadeaux !

On a composé donc 7 bandes sons très différentes, sur des styles de rock particulier. Il y a aussi du design sonore, pour rendre encore plus réaliste les actions des poupées. Par exemple, sur l’une des vitrines qui met en scène le maquillage des kouklistars avant la séance photo, on entend un twist de noël où se mêle bruits de ciseaux et sèche cheveux. Un vrai rock de salon :)

  • Combien de personnes différentes ont travaillé sur ces morceaux ? Pendant combien de temps ?

Nous sommes 2 à nous occuper des bandes sons des galeries Etienne (moi) plus spécialisé dans toutes les sonorités électroniques, pop et rock, et fabien guitariste et bassiste, qui maîtrise mieux les sonorités organiques (guitare, percus, etc). Et on travaille dessus depuis le mois de mai ! J’avoue que c’est toujours assez étrange de composer des musiques de noël, en plein mois de juillet, quand dehors il fait 30 degrés…

  • Habiller de manière sonore des vitrines de Noël c’était une première pour vous ? Et pourquoi avoir relevé ce défi (car j’imagine que c’en est un !).

Je travaille avec les galeries depuis 4 ans…c’est passé vite. Mais c’est assez génial de travailler avec eux, car l’équipe est créative et très sympa. Et je ne crois pas que çà soit un défi. C’est parfois compliqué d’arriver à trouver LA bande son qui conviendra parfaitement à la scénographie (à J-1 de la mise en place des vitrines encore on faisait les dernières modifs !). Mais dans l’ensemble c’est vraiment cool. Quand j’étais petit je rêvais devant les vitrines, et maintenant j’essaye de continuer à faire rêver petits et grands, dans mon domaine !

  • En quoi le projet était-il particulier (classique noël + rock) cette année ?

Chaque année, le thème est différent et Virginie et Corinne m’avaient dit « Cette année tu vas particulièrement aimer la thématique ! ». Et oui, c’était intéressant de dépoussiérer les vieux cantiques de noël pour en faire quelque chose de plus…rock’n roll.

Il fallait que çà sonne noël avec guitare batterie, saturation, claviers…Out les orgues, les petits enfants à la croix de bois…

Non, ce qui m’intrigue surtout c’est : « que vont-elles inventer l’année prochaine ? »

Plus d’infos

- Pour la petite histoire, Etienne est membre du groupe Jolie Cherie (Kitsuné), et Fabien de celui d’ethio jazz Arat Kilo.
- Ensemble, ils ont monté une agence de d’habillage sonore, OhMySound.

Merci, Etienne, de m’avoir contactée !

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© Photo Maxime Antonin

Bixente, Benoît… L’un est basque, l’autre est parisien. Tous les deux sont des bobos de merde, et ça n’est pas moi qui le dis !

Il y a quelques semaines, les deux compères ont commis un excellent livre que je ne peux que vous enjoindre très chaleureusement à lire, que vous soyez un parisien de naissance, de cœur, de passage… voire même un peu des trois à la fois.

Pour ma part, je me suis assez régalée de cette lecture pour avoir envie de leur demander de répondre à l’interview parisienne !

? Qui êtes-vous ?
Bixente, bientôt 26 ans, l’un des deux bobos de merde, celui qui a un « léger » accent basque, puisque je suis né à Bayonne, mais a tellement subi l’influence de purs bobos tels que Benoît, que j’ai fini par le devenir plus que lui, selon ses dires. Evidemment, je ne suis pas d’accord…

Benoît, bientôt plus 28 ans. Journaliste. Parisien. Abonné à Libé, aux Inrocks, à Télérama, à Technikart. Le bulletin de vote à gauche. Vous avez dit cliché ?

? Vous définiriez-vous l’un et l’autre comme un parisien de naissance, un parisien de cœur ou un parisien de passage ?
Bixente : Presque 7 ans que je vis à Paris, une partie de mon coeur est certainement parisienne, l’autre est toujours sur la Côte. Parisien de passage à durée indéterminée…

Benoît : Je suis un natif ! Né dans le 13e arrondissement, je suis passé dès la sortie de la maternité sur l’ autre rive.
J’ai grandi aux Batignolles et ai investi les berges du canal Saint-Martin à l’ âge de 25 ans. Jamais j’ ai quitté Paris plus de trois semaines. Il paraît que les « purs » sont rares mais, moi, je ne fréquente que ça depuis la maternelle ! En fait, les Provinciaux n’ont investi mon quotidien que tardivement.

? Si vous deviez définir Paris en quelques mots…
Bixente : Quelques touristes japonais au milieu des bobos dans un cadre chargé d’Histoire(s).

Benoît : Une effervescence. Dans tous les domaines (artistique, nocturne, médiatique, circulation)

? Si Paris était une chanson ?
Bixente : I love Paris, d’Ella Fitzgerald (ou la reprise par Vanessa Paradis).

Benoît : What a Wonderful World de Louis Armstrong.

? Si Paris était un parfum ?
Bixente : Paris, d’Yves Saint-Laurent. Un peu facile, mais c’est celui de toujours de ma sœur (qui n’est pourtant pas parisienne !).

Benoît : Un truc qui s’ appellerait Pollution. Et le pire c’ est qu’on finirait par l’ aimer !

? Si vous deviez quitter Paris, vous seriez…
Bixente : à l’étranger.

Benoît : Dans une capitale européenne, ou à New-York, la plus parisienne des villes américaines. Bref, dans une ville qui ressemble à la notre.

? Votre restaurant préféré ?
Bixente : Le Louvre-Ripaille, dans le 1er arrondissement, c’est ma cantine ! Juste derrière le Fumoir, bien plus sympa, nettement moins cher et excellent. Une très bonne omelette aux cèpes, un bon choix dans les plats du jour et surtout, SURTOUT, un excellent cheese-cake en dessert.

Benoît : L’Hôtel Amour, rue Navarin dans le 9ème pour sa terrasse intérieure spacieuse et calme. Et le bistrot des Dames, rue des Dames, pour les mêmes raisons.

? Votre café/bar/salon de thé préféré
Bixente : Le Germain, rue de Buci, dans le 6ème. Ça a beau être un Costes avec ce que ça implique question qualité de service, c’est un endroit beau et agréable. Pas grand monde l’après-midi et leur thé glacé est délicieux. Point noir : pas vraiment de terrasse ensoleillée à l’approche des beaux jours…

Benoît : Chez Prune dans le 10e. Oui je sais c’ est cliché mais la vue depuis la terrasse est démente. Quand il fait vraiment beau, je vais au monoprix et j’ achète des canettes pour les boire façon pique-nique assis sur le quai Jemmapes.

? Votre boutique préférée
Bixente : Je déteste faire du shooping à Paris !! Trop de monde, trop de vendeurs désagréables, trop de choix, … A la limite, Marcel&Marcel, rue des Rosiers, pour les fringues (esprit très Sandro/The Kooples en moins connu et un peu moins cher). Sinon, la librairie La Hune, à Saint-Germain des Près.

Benoît : Pour les fringues, les deux friperies d’ Etienne Marcel (Kiliwatch et Episode). Et pour trouver des DVD de vieux films rares, le Potemkine, rue Beaurepaire.

? Pour vous, le métro, c’est…
Bixente : … à éviter. Je préfère me déplacer à pied, en Vélib ou en bus.

Benoît : … quand même beaucoup mieux que ce maudit RER !

? Votre arrondissement préféré ?
Bixente : Le 6ème arrondissement, pour Saint-Germain des Près. Je suis très rive gauche…

Benoît : Le 10ème pour son éclectisme entre quartiers bourgeois et quartiers populaires.

? votre lieu préféré ?
Bixente : Le Jardin des Plantes (5e, rive gauche je vous dis !), pour la ménagerie, les grandes serres, les galeries du muséum et le labyrinthe… Pas très agréable pour le footing, mais très sympa pour flâner avant de boire un thé à la mente à la Grande Mosquée ou tout en haut de l’Institut du Monde Arabe.

Benoît : Le parc des Buttes Chaumont. Allez y faire un tour et vous comprendrez pourquoi !

? Le mot de la fin ?
Bixente : PARIS M’A BOBOÏSER.

Benoît : What else ?

Merci à vous deux !

>> Retrouvez les Bobos de merde sur leur blog. Et non, je ne vous oublie pas pour le compte rendu des tenues de nos invitées à Cannes, je n’ai pas encore récupéré les photos !

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