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Frustration !

S’il y a bien un point sur lequel je suis contente de progresser grâce à ce blog, c’est la photo.

Quand je revois les premières que j’ai diffusées ici sur ce blog, il y a plus de 6 ans, j’ai honte. Non pas que je sois particulièrement fière de celles que je réalise aujourd’hui, mais, si je mesure tout le travail qu’il me reste pour produire quelque chose à tout le moins acceptable, je sais aussi – c’est indéniable, ça se VOIT ! – que j’ai pas mal progressé en la matière. Oh, eh oh, pas la peine de me dire ce que je sais déjà, hein. Que je viens de tellement loin que je ne pouvais QUE faire des progrès… tsssss, bande de mauvaises langues.

Faire des photos m’a toujours plu, je crois. Petite, je me souviens encore du premier appareil que j’avais reçu pour mes 10 ans. Il était tout plat, et rose fluo. Plus tard, j’ai eu un appareil photo panoramique… un gagdet que j’utilisais a l’envi, au grand dam de mes parents qui se retrouvaient avec un nombre incalculable de pellicules à faire développer. Quelques numériques de poches ont rapidement pris la suite, jusqu’au reflex que je me suis offert il y a au moins 3 ou 4 ans maintenant, et que j’utilise avec un plaisir chaque jour plus grand.

Pourquoi je vous raconte ça ? Parce que, dans cet apprentissage de longue haleine, je suis parfois un peu perdue. Aujourd’hui, tout le monde est suréquipé (avec, très souvent et en guise de second effet Kiss Cool, un côté « c’est qui qui qu’à la plus grosse » particulièrement pénible). Ce qui n’est pas en soi un gage de qualité, je vous l’accorde… mais il y a TELLEMENT de talents en la matière que je me demande parfois « à quoi bon » : à quoi bon essayer de faire quelque chose d’à peu près potable quand tant d’autres me surpassent et continuerons à me surpasser ? A quoi bon s’équiper, quand le matériel est si rapidement obsolète ? A quoi bon…

Et, dernière chose, je crois que je ne suis pas complètement dingue du numérique. Certes, tout cela est franchement séduisant : on shoote, on observe en direct le résultat. On re-shoote encore et encore. Tout est facile, rapide. Peut être un peu trop ? J’aimerais revenir un peu en arrière, au moins pour voir. Et avoir ce plaisir de l’attente qui, je crois, fait aussi partie de la magie de la photo, du moins telle que je la conçois.

Pour toutes ces raisons, je me suis offert un petit Lomo avant l’été. Je ne vais pas vous raconter ce qu’est la Lomographie, hein, vous avez bien compris qu’en la matière, vous êtes tombés sur une béotienne.

Sauf qu’à ce stade, je peux bien vous l’avouer : c’est un DRAME. Je n’y arrive pas. C’est à dire que placer la pellicule correctement relève d’une mission digne de Koh Lanta. Quant à comprendre les deux modes de prise de vue, n’en parlons pas. J’ai déjà bousillé 3 pellicules pour RIEN et je commence à être sévèrement frustrée… Je crois que Diana et moi, on est pas faites pour s’entendre. Et croyez moi, ça me fiche les nerfs en pelote, c’t'histoire !

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Lorsque je me suis mariée, voilà plus de 6 ans maintenant, j’ai fait le choix de continuer à porter mon patronyme, pour tout un tas de raisons que je ne vais pas vous dévoiler ici (oh eh oh, on est pas sur un journal intime hein !). En substance et parmi ces raisons, changer de patronyme du jour au lendemain après 26 ans d’identité commune lui et moi, ça me faisait tout drôle. Pis, je n’en voyais pas franchement l’utilité.

On pourrait croire que cette histoire s’arrête là. Et pourtant.

D’abord, il a fallu expliquer mon choix au fiancé. Lequel – un homme pourtant plutôt très open sur tout un tas de réjouissances domestiques – s’est limite étouffé sur place, comme si je lui faisais là un affront insurmontable. En guise d’argument que je voulais décisif, je lui ai alors proposé de lui donner mon patronyme à moi. Après tout, pourquoi n’aurait-il pas endossé ce changement, lui ? Et puisque apparemment, j’avais mal compris l’affaire et qu’il était question d’amour, il suffisait donc qu’il prenne mon nom puisque notre amour était bilatéral. Avouez que tout cela était d’une logique implacable ! Au regard totalement perplexe qu’il m’a jeté, j’ai pourtant compris que l’affaire était loin d’être dans le sac… Mais au moins, hop, la question de garder mon patronyme était réglée (toujours demander plus quand on négocie, la base).

Les choses ne furent pas plus simples pour autant. Il a fallu que je marque une différence entre mon nom de jeune-fille et mon nom de femme mariée, requête expresse de l’état civil. En conséquence de quoi, j’ai du accoler le nom de mon époux à mon nom en guise de nom d’usage (ça va, vous suivez ?). Ri-di-cule : par définition, le nom d’usage est celui que je suis censée utiliser et justement… je ne vais pas m’amuser à dégainer mon patronyme à rallonge à chaque fois que je me présente ! Ça n’a pas de sens, on est d’accord. Sans compter que je me retrouve avec trois noms… Je vous laisse imaginer le délire de certaines situations (« Bonjour, madame X, blablabla. Ah, essayez madame Y ? Et si je vous dis XY ? » Oui, on doit souvent me prendre pour une FOLLE).

Au quotidien et dans les situations les plus banales, la situation est bien souvent gagesque.

La banque ? Impossible de garder mon nom de jeune-fille, ce qui en soi est déjà contrariant. Mais ça n’est pas tout, accrochez-vous : quand j’appelle en donnant mon nom d’usage (faut-il déjà que j’en ai le réflexe puisque je ne l’utilise pas), impossible de me trouver. Mon nom de jeune-fille ? Non plus (ça n’est pas comme si j’avais eu un compte à ce nom là depuis des années, hein). Après moult rebondissements ubuesques et que je vous épargne, bingoooo, on me retrouve. Trop facile.

Je ne compte même plus le nombre de personnes ou de services qui changent mon nom d’office (ben tiens, faites vous plaisir, les gars !).

La palme d’or ? Elle revient indéniablement à l’Administration, oui, celle là même. Pas plus tard que la semaine dernière et alors que nous constituions un dossier, cet échange complètement lunaire :
administration : « donc, monsieur et madame … ? »
Moi : « Bernard Henri et Deedee Micheline-Henri  »
Administration : « ah, mais vous n’êtes pas mariés alors ?  »
Moi : « ben, si » . Et d’expliquer le comment du pourquoi.
Administration : « ça n’est pas possible, ça ne rentre pas dans la case, mariés, c’est le même nom et puis c’est marre » .

Voilàààà. Oh, j’ai bien essayé de négocier, mais j’ai bien compris que c’était peine perdue.

Je vous épargne la longue liste des doléances qui font que garder son nom de jeune-fille est décidément loin, bien loin d’être une sinécure… Je l’avoue, tout cela me rend grandement perplexe, moi qui exècre tant les petites cases bien normées et proprettes !

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Parisienne !

Je ne saurais même pas vous dire ce qui m’a conduit à courir hier les 6 kilomètres de la Parisienne. Pire, à apprécier courir ces 6 kilomètres. Je dois être un peu folle, au fond…

Il faut que vous sachiez que j’ai toujours exécré le sport, surtout lorsqu’il s’agissait de courir. Je garde de mes séances d’endurance un souvenir particulièrement pénible, à base de points de côté, d’air cinglant brûlant la gorge, de souffle roque, de prof qui gueule et autres réjouissances. S’en sont suivies des années entières sans que je lève le moindre bout de gras. Jusqu’à cet amer constat : « on a rien sans rien ». Bon.

Après des mois à courir -hélas virtuellement !- après le sport idéal et contre toute attente, je me suis mise à la course. Au moins, me disais-je, ça ne coûte presque rien. Et puisque j’ai la chance d’habiter près d’un parc, pourquoi pas.

Et… je me suis prise au jeu. Modérément, hein, tout doux ma p’tite chatte, je ne me suis pas muée en Marie-Jo Pérec non plus ! Faut pas rêver. Et ma sœur, cette fourbe, de me dire que pour rester motiver, rien ne valait un objectif, un vrai. Voilà comment je me suis retrouvée à participer à une course d’endurance, un dimanche matin à 8h au Champs de Mars.

C’est incroyable l’ambiance qu’il peut régner sur une course. Le bruit, la foule, la musique qui écrase tout. Le stress de la ligne de départ, noyée au milieu des 4000 premières à partir. Les GO qui improvisent une choré du haut d’un bus en guise d’échauffement collectif. Ces femmes, de tout âge, courant avant tout pour « la bonne cause » côte à côte avec celles -dont je fais partie- qui se sont retrouvées là sur un malentendu. Les « allez maman », les « pour Isabelle » & co qui jalonnent le parcours. Les quidam, un peu intrigués de se retrouver au milieu de ce joyeux tohu-bohu. Celles qui courent, celles qui marchent, celles qui dansent sur les routes d’ordinaires empruntées par les voitures. Les encouragements, les applaudissements, les cris de joie. Et le bitume qu’on avale lentement, mais avec cette détermination farouche de ne pas s’arrêter avant la ligne d’arrivée.

« C’est peut-être difficile à croire mais tu seras fière de toi à l’arrivée » : c’est vrai frérot, tu ne m’avais pas menti !

On se donne rendez-vous l’année prochaine au Champs de Mars ?

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