Le soir, lorsque le soleil se couche, il arrive qu’il embrase de manière aléatoire tout ou partie d’un immeuble, plongeant ainsi la ville dans une sorte de magie à fleur de peau. Cet instant très précis, quelques minutes à peine avant que le jour ne cède sa place à la nuit, porte en lui un optimisme farouche auquel il est difficile de résister. Accoudée à quelque balustrade, on se prend à laisser filer ses pensées, tranquillement et sans retenue. Et on se sent apaisée.
Catégorie : Paris plein les mirettes
Ce matin là, il faisait beau. Une fois n’est pas coutume, le soleil inondait la pièce d’une lumière quasi aveuglante.
Ce matin là, le soleil a poursuivi son ascension. Il est est venu se poser doucement tout en haut de la tour, comme pour mieux célébrer sa victoire écrasante sur cet hiver qui n’en finit plus de nous envelopper de sa grisaille, de son froid, de sa morosité.
Ce matin là, je me suis sentie mue par un optimisme que je croyais révolu.
Ce matin là, j’ai eu envie.
Et puis, je suis partie au travail et la journée a repris ses droits. Sans toutefois réussir à éteindre ce feu qui m’avait suffisamment chatouillé le cœur pour se consumer encore un peu en moi.
Bon, c’est pas drôle, vous êtes trop forts… Si c’est comme ça, je joue plus !
Il s’agit bien de la nouvelle boutique Hermès, inaugurée le 19 novembre dernier.
Je n’avais pas eu le temps de m’y rendre (c’est ça aussi, d’avoir un métier, j’vous jure). Jusqu’à ce que je passe par hasard de ce côté-ci de la rue de Sèvres. Là et sans que j’y prête gare, je suis happée par une vitrine incroyable et par une multitude de fleurs à la beauté aguicheuse. Un bar à fleurs, j’adooore !
A l’intérieur, je découvre immédiatement ces cocons de bois qui ont tant fait coulé d’encre depuis l’ouverture de la boutique. Signés Denis Montel, directeur artistique de l’agence RDAI, ils sont hauts de 9 mètres et sont réalisés en lames tressées de bois de frêne naturel. Croyez-moi, le résultat est impressionnant !
Qu’on aime le genre ou pas, ces cabanes contrastent à merveille avec le lieu, l’ancienne piscine Lutetia, construite en 1935 et fermée dans les années 70. Depuis, la belle endormie attendait son heure. Hermès lui rend ses lettres de noblesse en s’y lovant sans la déposséder de son charme et de son identité : carrelages, cabines, verrières, rigoles… Pas de doute, on devine encore la piscine, ce qui contribue à faire de ce lieu un endroit incroyable.
N’était le cerbère qui m’est tombé dessus alors que je prenais ces photos (je ne savais pas que j’avais une tête d’espionne industrielle) et alors même que j’avais demandé l’autorisation pour ce faire, j’ai trouvé ces lieux chaleureux et accueillants. Loin, bien loin des boutiques qui servent d’écrin aux marques de luxe et qui sont bien souvent trop impressionnantes pour que j’ose y jeter ne serait-ce qu’un œil.
Outre l’univers de la marque (des Birkiiiiiin !), on trouve au 17 de la rue de Sèvres un coin bibliothèque et un café, tous deux nichés dans des alcôves qui invitent à la détente et au voyage.
J’ai osé jeter un œil à la carte du Plongeoir (où l’on note que la métaphore est filée jusqu’au bout !) : 9€ le thé. Oui, c’est cher, m’enfin pas autant que ce à quoi je me serais attendu.
Aaah, si le Birkin pouvait être aussi abordable !
Hermès – Rive Gauche, 17 rue de Sèvres, Paris 6ème
Post Scriptum : pardon pour ces photos prises avec mon iPhone… il faudrait que je me décide à investir dans un petit appareil compact MAIS valable.




























