Inès, de Loïc Dauvillier et Jérôme d’Aviau

A l’heure où la France se passionne pour la virulence des propos d’un jeune rappeur originaire de Caen, je suis tombée presque par hasard sur Inès lors de mon dernier passage à la librairie.

InèsInès, c’est l’histoire d’un couple anodin, du moins… en apparence. Inès, c’est l’histoire d’une jeune femme et de sa fille. Inès, c’est surtout l’histoire d’une jeune femme au prise avec la violence primaire et bestiale de son mari. Un mari qui la bat.

Quand on sait qu’en France, une femme meurt tous les trois jours des suites de violences domestiques, on ne peut qu’être admiratif de la manière dont Loïc Dauvilier a choisi de traiter de ce drame : sans faux-semblants et pour autant, sans donner dans un mélo dramatique dégoulinant de morale et de bons sentiments qu’il eut été facile de créer pour traiter de la violence conjugale.

Dans cette BD, l’auteur et de le dessinateur ne font qu’interpeler notre imaginaire à travers une série de saynètes quasiment anodines… Quasiment, c’est là tout le problème.

Quant aux dessins de Jérôme D’aviau, ils servent merveilleusement le propos… Une BD à lire absolument, vous l’aurez compris !

Ce que dit la 4ème de couv’ : Dans un monde de l’édition en constante effervescence, le rôle d’un éditeur est de valoriser ce qui, au cours de l’aventure, constitue un véritable patrimoine. Au cours des 40 années écoulées, Glénat a ainsi accompagné sur le devant de la scène des oeuvres et leurs auteurs pour les faire découvrir avec passion à des lecteurs toujours plus nombreux. C’est sur cette base solide que nous pouvons aujourd’hui continuer de faire émerger de nouveaux talents, de nouveaux récits, de nouveaux genres même. Par ces 40 découvertes, nous voulons vous proposer les véritables signatures génétiques de ce que devient et de ce que sera demain notre catalogue, un coup de projecteur particulier sur un travail singulier.

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