J’ai toujours eu du mal à prendre les inconnus en photo. Même lorsque je leur demande leur aval, j’ai toujours peur de leur voler une part d’intimité, de les exposer grossièrement au tout venant.

Je crois qu’in fine, je n’ai pas envie de leur infliger ce que personnellement, j’abhorre : être placardée sur un blog, mise à nue, affichée, livrée en pâture à l’œil jamais très tendre du quidam.

Et pourtant, il y a quelques jours, non seulement j’ai osé prendre cette femme en photo, mais en plus, je la publie ici.

Tremblante, j’ai pointé mon objectif vers la scène. Le tag, la femme, le café. Je n’ai pas résisté : je suis littéralement subjuguée par la beauté de cette femme, la force qui émane d’elle, le Monaco posé sur un coin de table, le rouge du tag, du tee shirt, de la boisson… Une fois n’est pas coutume, je suis satisfaite de m’être fait violence !

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Bon, là, j’avoue, je ne sais pas.

Je ne sais pas si j’ai tout compris au livre, tant la chute m’a déçue. Est-ce que parce que je l’ai consommé distraitement au bord d’une piscine ? Est-ce parce que j’avais déjà senti que Haute Fidélité et A propos d’un garçon décrits partout comme étant des chefs d’oeuvres ne me touchaient pas particulièrement, de mon côté ?

Peut-être.

Une chose est certaine : je n’ai pas accroché autant que je m’y attendais. Et je ne ressens pas l’enthousiasme qui touche à peu près 99% des lecteurs de ce livre. Et même si je n’aime pas forcément abonder dans le sens de la majorité (ce serait même le contraire, ne serait-ce que par principe) (vous avez dit têtue ?!), ça m’éneeeeeerve…. J’ai l’impression de passer à côté de quelque chose !

Oh, je ne dis pas que je n’ai rien aimé, hein. Bien au contraire. J’ai aimé la description de ces fans si absorbés par leur idole qu’ils en oublient de vivre (particulièrement bien aimé le parallèle que Nick Hornby induit entre ces forumeurs jusqu’au-boutistes et le fait que pour en arriver là, ils ne doivent VRAIMENT rien à faire de leur vie. C’est un peu facile, je vous l’accorde, mais comment ne pas y voir certaines analogies ?!).

J’ai aimé, aussi, cette femme qui se réveille à 40 ans et réalise qu’elle a laissé passé ses plus belles années sans s’en rendre compte, comme ça, en un battement de cils. Et qu’il est trop tard. Trop tard pour oser, s’envoler, rêver. Loin d’être pessimiste, cette vision des choses me séduit justement parce qu’elle est sincère et qu’elle s’inscrit en faux contre cette « positive attitude » dont on nous rabâche les oreilles, à grand coup de « il n’est jamais trop tard », « on a toujours le choix » et gnagnagna. Genre. Genre à tout moment on peut DECIDER… N’allez pas croire que je suis nihiliste, hein, simplement, voilà quoi. Parfois, on a pas le choix, justement. Et on a d’autre alternative que de subir, et de composer en fonction de ce que l’on subit. Eh oui, c’est la bisounours qui vous dit ça !  Mais je m’égare, là.

J’ai aimé ce petit bout de chou qui s’accroche désespérément à ce père évanescent. Et cette… famille, incohérente, douloureuse, fragile.

J’ai aimé la description de cette petite station balnéaire où le temps semble s’être arrêté, ne laissant que des vestiges de vie et des bribes de souvenirs auxquels les habitants se cramponnent férocement, croyant pouvoir justifier ainsi leur présent.

J’ai aimé, enfin, ce chanteur vieillissant, terriblement arrogant, déchu, fragile et attendrissant à la fois.

In fine, tout cela n’est pas si négatif, je vous l’accorde. Mais je suis déçue, et ce sentiment d’être passée à côté de quelque chose me laisse un goût d’insatisfaction latente, un goût amer d’inachevé, d’incompréhension qui me titillent les nerfs. Ah j’te jure, heureusement que je suis en vacances pour déconnecter et me reposer tiens !

Ce que dit la 4ème de couv’ : A Gooleness, petite station balnéaire surannée du nord de l’Angleterre, Annie, la quarantaine sonnante, se demande ce qu’elle a fait des quinze dernières années de sa vie… En couple avec Duncan, dont la passion obsessionnelle pour Tucker Crowe, un ex-chanteur des « eighties », commence sérieusement à l’agacer, elle s’apprête à faire sa révolution. Un pèlerinage de trop sur les traces de l’idole et surtout la sortie inattendue d’un nouvel album, « Juliet, Naked », «  »mettent le feu aux poudres. Mais se réveiller en colère après quinze ans de somnambulisme n’est pas de tout repos ! Annie est loin de se douter que sa vie, plus que jamais, est liée à celle de Crowe qui, de sa retraite américaine, regarde sa vie partir à vau-l’eau… Reste plus qu’à gérer la crise avec humour et plus si affinités…

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Chaque année, c’est la même chose : au beau milieu de l’été, des envies d’hiver me chatouillent. J’ai beau adorer l’été, le soleil, la plage, j’ai des envies de pulls énormes et bien chauds, de mug de thé fumant au creux des mains, de godillots et de gros manteaux.

Pour assouvir mes pulsions de fashion absooooolument pas du tout victime, je sors le plus souvent le catalogue de La Redoute. Ou je surfe sur mes sites de e shopping préférés. Je colle des posts-it en veux-tu, en voilà, corne les pages, ajoute à mes favoris ou à ma garde robe virtuelle les objets de ma convoitise. Et puis j’oublie.

Immanquablement, lorsque la rentrée apporte avec elle son lot de premiers frimas, mes jolies trouvailles se rappellent à moi. Et là, c’est bien souvent le drame : combien de fois suis-je passée à côté d’un coup de cœur déjà complètement introuvable mi-septembre ? Le coup du « sold out chérie » quasi systématique me rend dingue. Et ça ne date pas d’hier ! (Flippant de voir à quel point je campe sur mes positions).

Or donc, cette année, j’ai décidé de lutter contre cette horrible infâmie qu’est la rupture-de-stock-on-a-pas-des-vies-faciles-quoi. ET j’ai commencé à faire chauffer la CB avant MÊME que la rentrée soit ne serait-ce qu’envisagée. Oui, bon, d’accord, je vous l’accorde : le délicieux mois d’août dont nous avons été gratifiés à Paris y est sûrement quelque chose dans cette dépense anticipée.

Résultat des courses : une paire de bottes sur laquelle je me suis littéralement jetée comme la misère sur le pauvre monde (c’est moi qui ai le 39, hinhinhin),

des bottines (je cherchais un modèle similaire à celui que j’avais trouvé chez H&M l’année dernière, parfait. Au détail près qu’il était 100% made in plastique, et que sans même évoquer le dossier « odeurs » inhérent à la chose, je vous laisse imaginer combien le plastique, c’est trop résistant en matière de groles).

et un manteau (j’ai, depuis, trouvé mon Graal absolu en la matière. Sauf qu’il coûte la modique somme de… 1257€… Autant dire qu’à ce prix là, je continuerais à en habiller mes rêves !) (mais je vous en reparlerai quand même, hein).

C’est bon, je suis tranquille… je peux retourner faire des ronds dans l’eau !

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