
A l’heure où la France se passionne pour la virulence des propos d’un jeune rappeur originaire de Caen, je suis tombée presque par hasard sur Inès lors de mon dernier passage à la librairie.
Inès… Inès, c’est l’histoire d’un couple anodin, du moins… en apparence. Inès, c’est l’histoire d’une jeune femme et de sa fille. Inès, c’est surtout l’histoire d’une jeune femme au prise avec la violence primaire et bestiale de son mari. Un mari qui la bat.
Quand on sait qu’en France, une femme meurt tous les trois jours des suites de violences domestiques, on ne peut qu’être admiratif de la manière dont Loïc Dauvilier a choisi de traiter de ce drame : sans faux-semblants et pour autant, sans donner dans un mélo dramatique dégoulinant de morale et de bons sentiments qu’il eut été facile de créer pour traiter de la violence conjugale.
Dans cette BD, l’auteur et de le dessinateur ne font qu’interpeler notre imaginaire à travers une série de saynètes quasiment anodines… Quasiment, c’est là tout le problème.

















