Safari en Tanzanie

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Me revoilà pour vous conter la suite de ces aventures tanzaniennes !

Le premier jour, Comptoir des Voyages avait organisé une immersion dans un petit village (par ici le cours de rattrapage). La magie était déjà au rendez-vous… et pourtant, ça n’était rien par rapport à ce que les deux jours suivants nous réservaient : deux safaris, dans deux parcs naturels différents… Attention, je préviens… il va y avoir de l’émotion ! 

Jour 2 : un Safari dans le parc du Tarangire

Après une très courte nuit à l’agréable Ilboru Safari Lodge (vous vous souvenez de la perte de nos bagages ? Oui, alors, après une journée de balade en tenue d’avion, nous arrivons crottées jusqu’au nombril à l’hôtel. Le guide nous appelle vers 22h pour nous dire que nos valises arrivent « anytime tonight ». Tout à la joie de cette information, nous décidons d’attendre nos bagages : l’envie d’enfiler des fringues propres est trop pressante. Vers 1h du matin et sans nouvelle de nos précieux, nous bottons finalement en touche. 5 heures du matin, le téléphone sonne : « Your luggage arrived » me susurre la dame de l’accueil à travers le combiné ». J’ai beau avoir été tirée de ce court sommeil et être dans un été proche du coma, je réussis à bredouiller que c’est super. Et elle de poursuivre « you have to come to the reception to check if it is your luggage ». Je vous épargne le reste mais je vous rassure, j’ai réussi à rester polie quand je lui ai expliqué que 1. il était 5h du mat et que 2. même si j’étais joie interplanétaire que mon bagage soit là, 3. je ne voyais pas la nécessité de traverser tout l’hôtel à moitié à poil pour 4. vérifier que l’étiquette sur laquelle était inscrit « Delphine Desneiges » prouvait bien qu’il s’agissait bien de mon sac. Montagnes russes des émotions !).

Or donc, la nuit fut courte, mais la joie de retrouver nos affaires propres immense, vous l’aurez compris. Nous retrouvons notre guide et partons pour 3 heures de route (non, je n’ai pas dormi, j’ai préféré regarder la route, découvrir les paysages, prendre des photos…). Direction le parc du Tarangire.

Je découvre une Afrique telle que je l’imaginais : la savane, ses herbes hautes parsemées de termitières et d’une foultitude d’acacias de et de baobabs majestueux. Pendant plusieurs kilomètres, nous ne voyons pas l’ombre d’un animal. Quand tout à coup, ils sont là, à quelques mètres à peine : les éléphants. Des mâles, des petits, des femelles dont l’une porte un éléphanteau… ils sont une petite dizaine, si proche, c’est… irréel. On se pince pour y croire !

L’énorme 4 x 4 d’Hussein, notre guide, n’est pas de trop pour affronter les pistes du parc. La piste principale longe la rivière Tarangire où les animaux descendent se rafraîchir. Eléphants, gazelles, buffles, girafes… La chaleur monte proportionnellement à notre excitation et à notre émotion. Nous passerons le reste de l’après-midi à observer (règle n°1 du safari, la patience !) et nous émerveiller de toutes ces découvertes. Je crois que de tous mes voyages, celui-ci est le plus émouvant. Se trouver si proche des animaux, moi qui abhorre les zoos, cirques, aquarium et autres lieux de souffrance des animaux, c’est juste dingue.

Déjà, le soleil se couche sur le parc : il faut partir, sous peine d’avoir une amende. C’est un autre point appréciable, le flot de touristes est ici clairement encadré. Horaires, nombre de voitures présentes dans les réserves et parcs nationaux sont autant de points passés au crible.  Hussein file à fond de caisse, la poussière nimbe la piste d’un voile mystérieux.

Nous rejoignons notre point de chute pour la nuit : un… camping.

Alors. En soi et me concernant, l’info est déjà de taille, mais celui-ci est de surcroit particulièrement gratiné ! Si les tentes sont parfaitement confortables (et que nous avons la très grande chance d’avoir une team qui les monte / démonte), le lieu est franchement glauque, façon remake du Blairwitch Project : nous sommes seules, perdues au milieu d’une sorte de petit sous bois. Les sanitaires n’ont de sanitaires que le nom. J’aurais aimé être prévenue qu’il fallait prendre un équipement ad hoc, genre tongs, vs les petites Birkenstocks argentées trop kawaïï que je me trimbalais et qui, ne nous mentons pas, sont moins waterproof qu’elles ne sont jolies. Bon, on a fait remonter l’info, si vous choisissez un jour de partir avec Comptoir des Voyages, vous ne devriez pas séjourner là bas !

Tiens, allez, insta lolerie : (mais c’est moins drôle parce que la photo a été prise au deuxième camping) (si si, on a campé deux nuits d’affilées), dans les jolis sanitaires propres qui avaient de l’eau froide MAIS de la lumière et qui étaient relativement propres. C’est donc beaucoup moins drôle, en terme de photo).

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In fine, on a fait contre mauvaise fortune bon coeur en se disant qu’on vivait là une expérience inédite (tu m’étonnes !) et plutôt drôle. Ma gratitude éternelle à Céline qui m’a dépannée pour faire une toilette à la lingette, à Emilie qui m’a prêté ses tongs et à Fanny qui a accepté de partager une tente avec moi (trop les pétoches)… Il me reste de cette nuit des fous rires mémorables !

Jour 3 : A la découverte du cratère de Ngorongoro

On avait déjà des étoiles plein les yeux après cette première journée de safari… Nous étions loin de nous douter que ce qui nous attendait était encore plus fou !

Re-voiture, 2 heures de route de mémoire, et nous voilà dans une jungle tropicale dans les nuages : la végétation est dense, verte, fournie… Elle me rappelle les paysages du Costa Rica. Nous roulons plusieurs minutes, jusqu’à ce que le cratère de Ngorongoro se déploie sous nos yeux… J’en ai le souffle coupé. Nous sommes au dessus de ce cratère de 265 km2 (pour vous donner un ordre d’idée, c’est aussi grand que Paris) au centre duquel un immense point d’eau rassemble les animaux. Ici, les masaï et les animaux vivent en totale harmonie. L’entrée des voitures est là encore strictement encadré et limité pour respecter la quiétude des lieux.

Nous entreprenons la descente dans le cratère… et c’est partie pour un festival !

Nous commençons par voir pléthore de zèbres (ils sont si beaux !), gnous, buffles. Nous sommes au milieu d’eux… C’est dingue, dingue ! Tout à coup, la CB d’Hussein grésille. Il nous somme de nous accrocher et démarre en trombe. Le 4 x 4 affronte à nouveau les pistes à fond de balle et laisse dans son sillage une poussière dense et épaisse. Un coup de frein et nous y sommes. Là. Devant un énorme rhinocéros, à quelques mètres à peine de nous… ! Je ne peux pas vous décrire l’émotion qui nous étreint à ce moment là. Ce truc est là, sublime, imposant, irréel. Il traverse sous l’oeil médusé des touristes la piste, pépouze, pas dérangé pour un sou par le crépitement des appareils photos…

Hussein sourit devant notre émotion. Il nous confesse que s’il a fait ce métier, c’est avant tout parce qu’il aime les animaux, tous. Et qu’il ne se lasse pas de ce spectacle. C’est sûr que c’est un bureau plutôt du genre agréable… On ne va pas le nier !

On redémarre. Gnous, buffles, antilopes et zèbres continuent à paver notre piste. La CB retenti à nouveau, à nouveau, nous voilà parties à corps perdu vers… des lionnes…!! On les aperçoit au loin, autour d’une carcasse, avec leurs petits. Elles sont trois femelles, je les distingue vaguement à travers mon objectif (mais POURQUOI n’ai-je pas pensé à prendre des jumelles ?!). Hussein lance un « tiens, il y a un lion, là », en pointant un arbuste qui borde la route. On ne voit rien et on pense qu’il plaisante… quand on devine la crinière d’un lion dans les fourrés. Autour de lui, quelques voitures, des « oooh », des « aaah » qui le font bientôt se redresser et nous observer de son oeil goguenard. La beauté de cet animal… Son port de tête, sa réaction, altière (vous avez vu la vidéo ? C’est encore plus frappant !).

A cet instant précis, je me laisse complètement envahir par cette émotion primaire d’être nez-à-nez avec un lion. Moins d’un mètre me sépare de l’animal. Je n’ai pas peur, je crois. Je suis tellement émue que je ne peux retenir mes larmes… #instachialouze !

Le reste de la journée se déroule ainsi, entre découvertes et émotion. Je ne crois pas avoir été autant émue par d’autres voyages… Nous sommes au milieu des animaux, ils nous tolèrent et non l’inverse. Il y a une sorte de logique primaire… animale à cet état, plus que je ne pourrais jamais l’exprimer, je crois.

Déjà, il est temps de regagner les portes du cratère. Nous rejoignons notre second camping pour notre dernière nuit en Tanzanie…

Le camping de Karatu reste un camping, mais à côté du premier, il revêt des allures de palace ! Ici, toujours pas d’eau chaude MAIS des sanitaires propres et éclairés. Luxe suprême ! Tenez, point tentes, que vous puissiez voir ces petites pépites :

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Dans le prochain et dernier épisode consacré au voyage, vous découvrirez les rizières qui bordent le lac Manyara et les habitants du village Mto Wa Mbu. Stay tuned ! 

Point photo : j’ai pris l’intégralité des photos et des plans utilisés pour la vidéo avec my beloved Fujifilm XT1 et une focale fixe 23mm qui ouvre à 1.4 (bonheur), ainsi qu’un 55-200 mm, trèèèès utile pour le safari, notamment.

Commentaires

Passionnant ce reportage Tanzanien, excellentes photos au passage

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Merci beaucoup !

Merci pour ce joli compte-rendu qui me rappelle tellement mon voyage de noces, il y a 2 ans et demi maintenant.
On a pas eu la chance de voir d’aussi près un rhinocéros (il n’y en a plus bcp malheureusement, ils sont en voie d’extinction). Par contre, idem que toi pour le lion. On en a vu un à moins d’un mètre, passer tranquillou entre les 4×4 qui le mitraillait de photos.
Et un de mes meilleurs et plus drôles souvenirs est d’avoir observé un couple de lion qui partait faire sa petite affaire au bord d’un point d’eau quand tout à coup un hippopotame est sorti furieux et les a chassé, ambiance « allez faire vos saletés ailleurs, vous êtes ici chez moi ». Et bien le couple n’a pas demandé son reste et est parti tout penaud.
Bref, c’est un voyage que je recommande vivement, même aux non-amoureux des animaux. Mon mari n’était pas du tout un grand fan des animaux et pourtant je ne l’ai jamais vu prendre autant de photo que pendant ce voyage!
J’étais d’ailleurs aussi partie avec Comptoir des voyages mais nous n’avons pas eu de mauvaises surprises côté hébergement. Nous avons eu par endroit des sortes de tentes aussi, mais posées sur un sol en dur et avec toilettes et SdB intégrées (donc peut-on vraiment parler de camping. Je crois qu’ils appelaient ça « tented camp »). Je garde un très bon souvenir des bruits d’animaux rôdant autour de la tente la nuit (même si sur le moment je n’en menais pas large, surtout quand le lendemain on te dit que c’était…des hyènes!).

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HAN mais j’aurais tellement flippé pour les hyènes ! Et en même temps, a posteriori, c’est tellement dingue que vous ayez ces souvenirs là.
Je retiens le coup de la tented camp, ça me parle nettement plus 🙂

Ca me donne trop envie !!! Moi aussi je veux pleurer devant le lion…
Je vais de ce pas jouer au loto…

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AHAHAH 😀

ah les aléas du voyage !
Superbes photos, ça donne vraiment envie !
Bises du Japon 😉

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Merci beaucoup !

incroyable, tellement d’animaux mythiques!! un voyage à faire dans sa vie. mention spéciale pour le look sdb camping, ce styyyyyle 🙂

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#OOTD !!! 😀

C’est drôle, on est parti en février, et on a vu le Tarangire beaucoup plus vert – avec de grandes herbes hautes, et luxuriantes.
Je comprends ton angoisse pour les campings. On a fait de la tente 4*… on était plutôt tranquilou – rien a voir 🙂
Mais tes photos me rappellent définitivement de très bons souvenirs.

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Rhaa mais ça devait être dingue aussi ! En fait, le camping… ouais, non, les trucs roots où tu ne peux pas être a minima propre, ça ne me convient pas. L’aventure, je veux bien mais j’ai mes limites ! Et puis j’aime bien être prévenue, aussi : pour moi, clairement, il y a camping et … Camping. Et si j’aurais su, je me serais mieux équipée. Ça n’aurait pas rendu les sanitaires propres, éclairés et pourvus d’eau chaude mais j’aurais mieux géré, c’est sûr ! Reste qu’on aurait sûrement beaucoup moins rigolé si on avait été préparées :p

Bravo pour ce récit et ces photos. Le cratère du Ngorongoro est une vraie arche de Noé. Apparemment, vous y étiez en pleine saison sèche.

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Presque : la fin de la saison des pluies 🙂

Magique. J’espère qu’un jour j’aurai la chance d’en faire un également.

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