
Samedi, il se trouve que j’ai fait quelques emplettes. Un peu le truc de ouf qui ne m’arrive jamais, oh grand jamais. Oh eh dites donc, là, un peu de respect s’il-vous-plait, hein ! Est-ce que je vous demande à combien s’élève votre découvert ce mois-ci ? Bon, alors. Je soutiens l’économie de mon pays, môa, m’sieurs dames. Et sans toucher la moindre augmentation, avec ça. Un vrai effort de guerre, une conscience patriotique à toute épreuve, un sens du dévouement hors du commun… Vous en conviendrez !
Or donc, je faisais quelques emplettes, disais-je. Quand l’argument absolument pathétique d’une vendeuse m’interpela plus que de coutume.
Celle-ci me voyait hésiter devant une petite robe qui avait absolument tout pour plaire. Tout. Le tissu, aussi ravissant qu’agréable à porter. L’imprimé de la robe, tout simplement fabuleux. La longueur idéale, les petits détails minutieux ça et là. Parfaite : cette robe était absolument parfaite… à un détail près : son prix. Lequel n’avait rien à envier à la splendeur de la robe.
Et la vendeuse d’y aller de son « elle vous va vraiment très bien (tentative éhontée de flatterie inutile). Qu’est-ce qui vous fait hésiter ?«


















