Tag : bédé

Soledad Bravi m’énerve. Un peu. Parce qu’on la voit partout. Et puis parce que je ne l’ai pas trouvée particulièrement sympathique lors de cette soirée, l’année dernière, où une connaissance me la présentait chaleureusement et que la dame restait très haut sur un piédestal en me signifiant par son air blasé que vraiment, vraiment, elle s’emmerdait à cette soirée et que vraiment, elle n’en avait cure de tenir le crachoir à de parfaits inconnus.

Ce que je peux comprendre, notez. Je suis la première à être particulièrement associable au milieu d’inconnus, pas par bégueulisme (!), simplement par timidité.

Mais bon, moi qui m’évertue toujours à rester digne et à remballer mon côté groupie quand il m’arrive de rencontrer des gens que j’admire, je ne peux m’empêcher d’être déçue quand la personne est à peine aimable en face. Ou se la joue. Ou les deux.

Oui oui, j’arrive au sujet.

Je disais donc que je n’étais pas fan de Soledad Bravi. Et pourtant… j’avoue que j’ai plutôt bien aimé Pourquoi j’suis pas aux Maldives. Certaines situations sont particulièrement cocasses. Comme la scène des soldes, celle du régime ou bien encore celle du sport… Et même, celle de la vision qu’a Soledad du blog : même si elle le confond avec le journal intime, erreur classique du béotien du genre, c’est drôle. TRES drôle, même.

Pourquoi j’suis pas aux Maldives est une compilation drôle, vous l’aurez compris !, mordante et in fine plutôt bien vue de cette jeune femme pétrie de contradictions que nous ne sommes tellement, mais alors tellement pas…

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Dans la série bédé, je demande Trésor !

Trésor, c’est l’histoire d’une amourette, d’une chasse au trésor et d’un marivaudage policier sur fond de Paris des années 50. Inutile de vous dire que le rythme de narration est plutôt effréné !

J’ai bien accroché à ce joli petit conte rétro en image : les dessins sont gais, lumineux. Les personnages ultra attachants, à l’instar de Christine, l’héroïne un brin naïve. On pourrait croire que l’histoire est seulement ce gentil petit conte rétro sans surprise : il est vrai que la bluette est parfois un peu trop candide. Pour autant, l’auteure réussit à nous surprendre et à éviter la fin en eau de boudin.

J’ajouterai simplement que d’après ce que j’ai compris, Lucie Durbiano verse plutôt dans la littérature pour enfants. Reste qu’elle aurait eu tort de nous priver de ce Trésor qui en est un, assurément !

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Moui, bon, ben… je vous avoue que cette lecture m’a laissé quelque peu perplexe.

« Haaaannnn vous allez adorer » m’a dit ma petite libraire que j’aime tant et qui me conseille si bien, normalement. « Une brillantissime autobiographie en bande dessinée » qu’il a dit Time Magazine sur la quatrième de couv’.

C’est donc fébrilement et armée d’une attente XXL que j’ai commencé la lecture de Fun Home. Peut-être trop XXL l’attente…

Car les dessins sont sublimissimes, soyons clairs. J’aime définitivement les coups de crayon nets, précis, fidèles à une certaine réalité.

En revanche, je n’ai pas du tout accroché avec le propos. Du tout. J’ai trouvé ça d’un long… Oh bien sûr, j’ai aimé le récit de famille, les cadavres déterrés, et plus que tout, voir quelles conséquences une éducation et un carcan familial ont sur une personne, sur la construction de sa personnalité, l’induction de ses goûts. Bref, ça m’a rappelé mes cours de sociologie de la communication que j’aimais bien, malgré l’intitulé barbare de la matière.

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