bédé : les articles qui en parlent

Posy-Simmonds-1

Gemma Bovery de Posy Simmonds

Je lis tellement peu, en ce moment, j’en pleurerais. Pas le temps, trop de choses à faire, la course, toujours, tout le temps. Et puis j’ai commencé Breaking Bad il y a quelques semaines… J’en suis au […]

chute libre carnet du gouffre mademoiselle caroline

Chute libre, carnets du gouffre, de Mademoiselle Caroline

Un soir d’hiver, Toulon, une amie de coeur dont la bibliothèque est une sorte de Graal pour qui aime les mots, les livres, les belles découvertes.

Pourquoi j’suis pas aux Maldives ?, de Soledad Bravi

Soledad Bravi m’énerve. Un peu. Parce qu’on la voit partout. Et puis parce que je ne l’ai pas trouvée particulièrement sympathique lors de cette soirée, l’année dernière, où une connaissance me la présentait chaleureusement et que la dame restait très haut sur un piédestal en me signifiant par son air blasé que vraiment, vraiment, elle s’emmerdait à cette soirée et que vraiment, elle n’en avait cure de tenir le crachoir à de parfaits inconnus.

Ce que je peux comprendre, notez. Je suis la première à être particulièrement associable au milieu d’inconnus, pas par bégueulisme (!), simplement par timidité.

Mais bon, moi qui m’évertue toujours à rester digne et à remballer mon côté groupie quand il m’arrive de rencontrer des gens que j’admire, je ne peux m’empêcher d’être déçue quand la personne est à peine aimable en face. Ou se la joue. Ou les deux.

Oui oui, j’arrive au sujet.

Je disais donc que je n’étais pas fan de Soledad Bravi. Et pourtant… j’avoue que j’ai plutôt bien aimé Pourquoi j’suis pas aux Maldives. Certaines situations sont particulièrement cocasses. Comme la scène des soldes, celle du régime ou bien encore celle du sport… Et même, celle de la vision qu’a Soledad du blog : même si elle le confond avec le journal intime, erreur classique du béotien du genre, c’est drôle. TRES drôle, même.

Pourquoi j’suis pas aux Maldives est une compilation drôle, vous l’aurez compris !, mordante et in fine plutôt bien vue de cette jeune femme pétrie de contradictions que nous ne sommes tellement, mais alors tellement pas…

Trésor, de Lucie Durbiano

Dans la série bédé, je demande Trésor !

Trésor, c’est l’histoire d’une amourette, d’une chasse au trésor et d’un marivaudage policier sur fond de Paris des années 50. Inutile de vous dire que le rythme de narration est plutôt effréné !

J’ai bien accroché à ce joli petit conte rétro en image : les dessins sont gais, lumineux. Les personnages ultra attachants, à l’instar de Christine, l’héroïne un brin naïve. On pourrait croire que l’histoire est seulement ce gentil petit conte rétro sans surprise : il est vrai que la bluette est parfois un peu trop candide. Pour autant, l’auteure réussit à nous surprendre et à éviter la fin en eau de boudin.

J’ajouterai simplement que d’après ce que j’ai compris, Lucie Durbiano verse plutôt dans la littérature pour enfants. Reste qu’elle aurait eu tort de nous priver de ce Trésor qui en est un, assurément !

Fun Home d’Alison Bechdel

Moui, bon, ben… je vous avoue que cette lecture m’a laissé quelque peu perplexe.

« Haaaannnn vous allez adorer » m’a dit ma petite libraire que j’aime tant et qui me conseille si bien, normalement. « Une brillantissime autobiographie en bande dessinée » qu’il a dit Time Magazine sur la quatrième de couv’.

C’est donc fébrilement et armée d’une attente XXL que j’ai commencé la lecture de Fun Home. Peut-être trop XXL l’attente…

Car les dessins sont sublimissimes, soyons clairs. J’aime définitivement les coups de crayon nets, précis, fidèles à une certaine réalité.

En revanche, je n’ai pas du tout accroché avec le propos. Du tout. J’ai trouvé ça d’un long… Oh bien sûr, j’ai aimé le récit de famille, les cadavres déterrés, et plus que tout, voir quelles conséquences une éducation et un carcan familial ont sur une personne, sur la construction de sa personnalité, l’induction de ses goûts. Bref, ça m’a rappelé mes cours de sociologie de la communication que j’aimais bien, malgré l’intitulé barbare de la matière.

Pilule bleues de Frederik Peeters

Alors là, wow… c’est du lourd… Le pire, c’est que je ne vais pas pouvoir vous en dire énormément plus, au risque de vous dévoiler une partie de l’intrigue ce qui serait éminemment balot, vous en conviendrez.

De quoi s’agit-il ? D’une bédé. Une bédé qui relate plusieurs tranches de vie d’un couple pas comme les autres. Une bédé autobiographique. Une bédé bluffante, bouleversante, touchante… Et… voilà.

Naaan, je ne suis pas plus loquace par flemme, mais vraiment, vous allez m’en vouloir si je vous en dis plus.

Kiki de Montparnasse, de Catel & Bocquet

Dernière lecture des (lointaines) vacances, et non des moindres, puisque cette bédé retrace la vie de Kiki, égérie des plus grands de la vie artistique parisienne de l’entre-deux guerres, lors des Années Folles.

Si le pavé que représente la bédé peut rebuter de prime abord, ne vous laissez pas décourager par si peu : le talent de Catel Muller, l’illustratrice, couplé à la narration de José-Louis Bocquet rendent cet ouvrage tout simplement… Indispensable. Rien de moins !

Le Blog, de Martin Vidberg et Nemo7

Pendant ma semaine de vacances, j’ai eu le temps de lire. Deux bédés et un livre. Un truc de dingue !

Je commence donc mes comptes-rendus avec l’excellente bédé « Le Blog », de Martin Vidberg et Nemo7. Tout simplement hi-la-rante.

C’est l’histoire d’un type qui tient un blog. Un blog où il raconte sa vie et où il commet quelques illustrations. Courses effrénées aux commentaires, traque à l’audience, relations avec les autres blogueurs et tranches de vies trépidantes et truculentes à base de « aujourd’hui, j’ai mangé des fraises » : inutile de vous dire pourquoi j’ai aimé cette bédé, et pourquoi je vous la recommande plus que chaleureusement !

Broderies, de Marjane Satrapi

Toujours pas sortie du cycle bédé, qui me donne l’opportunité au moins de faire plus de chroniques livres puisque mes maigres transports en métro du matin ne me permettent pas de lire suffisamment à mon souhait (et là je reprends ma respiration après la phrase de ouf que je viens de vous faire en intro…!).

Donc : j’ai éperdument aimé Persepolis et bien entendu, Poulet aux Prunes. J’ai donc voulu poursuivre mes lectures de cette fabuleuse auteure et me suis donc plongée avec délectation dans Broderies.

Evidemment, je ne le regrette pas un seul instant, bien au contraire ! Je crois bien que des trois que j’ai nommé plus haut, Broderies est mon préféré. Parce qu’il est drôle, comme toujours, mais aussi parce que les thématiques abordées, celles de l’amour, du mariage, du couple, de la virginité attendues des femmes avant le mariage sont admirablement traitées. Toutes les générations de femme sont là : de l’adolescente pleine d’interrogations à la grand-mère à qui on ne la fait pas, en passant par une tripotée de tantes, cousines qui content leurs aventures et mésaventures, tout y est.

Blankets, manteau de neige de Craig Thompson

Une bédé visiblement cultissime à côté de laquelle j’étais passée complètement à côté… à tort !

En ce moment, je fais une pause avec Millenium avant d’attaquer le tome 2 et j’ai envie de consommer de la bédé. Ce qui se traduit par une espèce de boulimie à la librairie d’à côté, que j’essaye autant que faire se peut d’éviter pour ne pas y laisser la peau de ma CB. Grande dévoreuse de livres de poche, j’ai un peu de mal à claquer entre 10 euros et 30 euros pour un livre, en l’occurrence, une bédé, dont je vais probablement venir à bout en quelques heures à peine (quand ce n’est pas moins d’une heure).

J’ai pourtant succombé lors de ma dernière virée librairie et ai acheté entre autre ce Blankets, manteau de neige de Craig Thomson. Bien m’en a pris !

Ce roman graphique autobiographique est fabuleux, je regrette de ne pas l’avoir lu en 2004, année de sa sortie en VF.

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