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Cette semaine, je vous propose de découvrir les réponses de Florence du blog Babymodeuse. On a plein de poins communs, c’est assez drôle de le découvrir par le truchement des interviews parisiennes (comment ça, ça vous fait une belle jambe ?!).

Son blog est excellent, plein d’esprit et de belles trouvailles. Je l’avais découvert grâce à « l’affaire Sandro« , et je vous invite à le découvrir à votre tour si toutefois vous ne le connaissez pas encore !

Bonne lecture, bonnes découvertes et joyeux lundi (oh oui !).

? Qui es-tu ?
Bonjour d’abord (suis polie quand même), je m’appelle Florence, 1/4 de siècle à mon actif de vie et du haut de mes 1m75, je chausse du 38 (pointure moyenne française quoi) et je bois 1L de thé (vert) par jour. D’ailleurs le jour, je travaille en tant que planneuse stratégique digitale, et la nuit, je blogue.

? Te définirais-tu comme une parisienne de naissance, une parisienne de cœur ou une parisienne de passage ?
Une parisienne de coeur sans hésitation ! Débarquée à la capitale il y a déjà 7 ans, BAC tout frais dans la poche et bien décidée à en prendre plein les mirettes… Ce qui est chose faite après mes années estudiantines au CELSA, mon 1er job de marketeuse et la naissance de mon blog. Beaucoup de superbes rencontres (les parisiens sont malgré les dictons, pas spécialement si cons), de nombreux amis à la clé (parisiens de coeur, de naissance ou de passage, un joyeux melting pot), des expériences extras, et je l’espère, encore plein de découvertes au coeur de quartiers non explorés.

? Si tu devais définir Paris en quelques mots…
Metro / Boulot / Dodo, mais dans une version positive à 90% (Disons que je déprime 10% du temps, les jours de grève RATP, de soldes, et au mois d’août).

? Si Paris était une chanson ?
« Loin de Paname », extrait du film Faubourg 36 interprété par Nora Arnezeder.

? Si Paris était un parfum ?
Le mien, Coco Mademoiselle… Comme le confirme le dernier spot Chanel, avec Keira, sa Ducati et la place de la Concorde.

? Si tu devais quitter Paris, tu serais…
Perdue, car ce serait perdre mes repères et mon « chez moi »… Mais je ne dirais pas non à un duplex en plein coeur de Manhattan

? Ton restaurant préféré ?
Addict au  »Cul de Poule » pour son côté cantine décomplexée et produits extra-frais, aux « Pâtes Vivantes » pour leurs nouilles sautées inimitables (si, si, ça existe l’originalité même chez les nouilles sautées) et au « Baan Boran » pour son curry thaï au lait de coco complétement dinguo.

? Ton café/bar/salon de thé préféré ?
Le « Coffee Parisien » et ses nachos au cheddar à 3000cal la portion, le salon de thé « LaDurée » et ses macarons trop trop bons, l’hôtel « Amour » et son Cosmopolitan.

? Ta boutique préférée ?
Allison (rue des Abbesses) et Biba (rue de Sèvres) pour leurs sélections parmi mes « it » marques : Sandro, American Retro, SeebyChloé, Isabel Marant… Même si je reste une inconditionnelle du shopping en ligne et fréquente quotidiennement une ribambelle de sites US et UK.

? Pour toi, le métro, c’est…
Pratique avant tout, Irrespirable malgré tout.

? Ton arrondissement préféré ?
9ème/18ème, un mix de tout avec de l’Histoire, du neuf, du vieux, des touristes, des primeurs, des grands magasins, des cafés bobos, un Moulin rouge et des friperies de folie.

? Ton lieu préféré ?
Au risque de passer pour la greluche de service, « Le Pont de Arts » reste mon lieu de prédilection. Romantique sans trop de chichis (mais beaucoup de cadenas), une vue imprenable au coucher du soleil, et un cornet de glace au fruit de la passion Berthillon à quelques mètres.

? Le mot de la fin ?
Histoire d’enfoncer le clou romantico-parisien et ajouter ma touche personnelle littéraire comme je le fais à chaque billet, une petite citation de Woody : « Tant que vous n’avez pas été embrassé par un de ces pluvieux après-midi parisiens, vous n’avez jamais été embrassé ».

Retrouvez l’intégralité des interviews parisiennes et les chouettes adresses des interviewés ici !

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Glamour ?

©Photo Anne-So

En passant (je rentre de Madrid, je n’ai pas eu le temps de mettre en ligne l’interview prévue pour ce matin ni de finaliser les autres billets de la semaine, on a pas des vies faciles, quoi !) et parce que le sujet m’interpelle, qu’il faut battre le fer lorsqu’il est encore chaud etcétéra : vous avez sûrement suivi, lu, vu passer les réactions des uns et des autres à propos de l’édito du dernier Glamour, signé par sa rédactrice en chef, Marie Lannelongue, ainsi que le papier intitulé « le vrai business des blogueuses« , lequel est mis en avant sur la couverture.

Comme beaucoup, j’ai trouvé ces articles d’une facilité confondante. On n’y apprend rien : les articles préfèrent faire la part belle au racoleur, voire, au diffamatoire. Le facile fait vendre, ça n’est pas nouveau. Et puis, c’est bien connu : les blogueuses sont des êtres dépourvus de cervelle et vénales à souhait, prêtes à tout pour gagner 100 balles et un Mars. A l’ouest du 2.0, rien de bien nouveau, donc.

Là où je suis perplexe, c’est quand on vient nous faire la leçon en décriant des pratiques (billets sponsorisés en tête) que l’on applique soi-même. S’il est sain de s’interroger sur la place des marques sur les blogs et sur les relations entre les marques et les blogueurs, je ne pense pas que Glamour soit le mieux placé pour nous donner notre petit coup de règle sur le bout des doigts.

Je ne parle même pas du fait que Glamour reproche aux blogueuses de ne plus être « inspirantes ». Là encore, c’est sûrement vrai, du moins en partie. Mais venant de la part d’un magazine qui nous parle de sexe, de glamour à la plage, de sports de plage sexy et autres marronniers de ce beau mois de juin, j’ai comme une histoire d’hôpital et de charité qui me vient spontanément à l’esprit, si vous voyez ce que je veux dire.

Je le vois d’ici, d’aucuns vont m’opposer à juste titre qu’on n’achète pas Glamour pour se culturer mais pour se divertir, et qu’attendre d’un féminin qu’il nous livre une enquête poussée sur un sujet comme celui-ci était sûrement très naïf de ma part. Certes.

Mais quand même.

J’ajoute que lorsqu’on flingue une soirée à expliquer en long, en large et en travers le pourquoi du comment – comment ça marche, un blog, combien de temps ça prend par jour, combien ça rapporte et combien ça coûte, aussi -, c’est un peu contrariant de lire l’exact inverse de ce que l’on a dit.

Je n’ai ni le temps, ni l’envie de développer plus avant. Mais je ne peux que vous enjoindre à lire l’excellente réponse d’Anne-So à Marie Lannelongue, ainsi que celle de Violette (pour une fois qu’on est d’accord toutes les deux, j’ai presqu’envie de dire champagne).

Chère Marie, vous voulez donner du pain et des jeux à votre lectorat, j’entends bien. Vous vous interrogez sur la légitimité des blogs, leur contenu et autres sujets au moins trépidants et truculents et c’est tout a votre honneur. Mais par pitié, ne tombez pas dans cette facilité que vous nous reprochez. Après tout et quoi que vous en disiez, les lecteurs – des blogs, mais aussi des magazines ! – sont bien moins naïfs que vous ne semblez le croire.

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