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Gaston ? Maje

Une fois n’est pas coutume, j’affiche ma trombine ici. Oui oh, et je ne veux pas entendre que c’est bien mieux qu’un horrible masque derrière lequel je me cache et gnagnagna. J’ai déjà expliqué mille fois pourquoi j’avais entrepris les séries de photos avec un masque, si on pouvait éviter d’y revenir tous les quatre matins, ça m’arrangerait, merci d’avance ! Non mais, j’te jure.

Or donc, j’en viens au fait.

Depuis quelques jours, les afficionadas de Maje l’ont peut-être remarqué : la marque a ouvert son e-shop.

A cette occasion, Maje nous a demandé à moi ainsi qu’à Marie, Noémi, Justine, Stéphanie, Caroline et Virginie de composer un look avec les pièces mises en vente sur le eshop. Le détail a son importance, car l’énorme collection n’est pas mise en ligne dans son intégralité. Comme nous l’expliquait Judith herself (Judith Milgrom, créatrice de la marque), il n’est pas forcément évident d’acheter un pantalon sur Internet, par exemple.

Ne reculant devant aucun défi, j’ai accepté cette mission. Après au bas mot 3 bonnes heures passées à assembler mes choix pour tenter de composer une silhouette cohérente (c’est qu’on a pas des vies faciles…!), voilà le résultat :

Une cape (très belle mais clairement plus compatible avec un manteau dessous, car très fine), un legging bien épais avec empiècements de cuir, parfait, une chemise à carreaux simple mais efficace, un gilet fin et une paire de boots que dis-je, THE paire de boots.

Vous pouvez consulter l’intégralité de nos copies sur la page dédiée aux blogueuses sur l’e-shop. Il se pourrait même qu’une ou deux vidéos trainent à la même adresse…

N’hésitez pas non plus à lire l’interview de Judith Milgrom réalisée par Justine.

Joyeuse journée, oh yeah !

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Glamour ?

©Photo Anne-So

En passant (je rentre de Madrid, je n’ai pas eu le temps de mettre en ligne l’interview prévue pour ce matin ni de finaliser les autres billets de la semaine, on a pas des vies faciles, quoi !) et parce que le sujet m’interpelle, qu’il faut battre le fer lorsqu’il est encore chaud etcétéra : vous avez sûrement suivi, lu, vu passer les réactions des uns et des autres à propos de l’édito du dernier Glamour, signé par sa rédactrice en chef, Marie Lannelongue, ainsi que le papier intitulé « le vrai business des blogueuses« , lequel est mis en avant sur la couverture.

Comme beaucoup, j’ai trouvé ces articles d’une facilité confondante. On n’y apprend rien : les articles préfèrent faire la part belle au racoleur, voire, au diffamatoire. Le facile fait vendre, ça n’est pas nouveau. Et puis, c’est bien connu : les blogueuses sont des êtres dépourvus de cervelle et vénales à souhait, prêtes à tout pour gagner 100 balles et un Mars. A l’ouest du 2.0, rien de bien nouveau, donc.

Là où je suis perplexe, c’est quand on vient nous faire la leçon en décriant des pratiques (billets sponsorisés en tête) que l’on applique soi-même. S’il est sain de s’interroger sur la place des marques sur les blogs et sur les relations entre les marques et les blogueurs, je ne pense pas que Glamour soit le mieux placé pour nous donner notre petit coup de règle sur le bout des doigts.

Je ne parle même pas du fait que Glamour reproche aux blogueuses de ne plus être « inspirantes ». Là encore, c’est sûrement vrai, du moins en partie. Mais venant de la part d’un magazine qui nous parle de sexe, de glamour à la plage, de sports de plage sexy et autres marronniers de ce beau mois de juin, j’ai comme une histoire d’hôpital et de charité qui me vient spontanément à l’esprit, si vous voyez ce que je veux dire.

Je le vois d’ici, d’aucuns vont m’opposer à juste titre qu’on n’achète pas Glamour pour se culturer mais pour se divertir, et qu’attendre d’un féminin qu’il nous livre une enquête poussée sur un sujet comme celui-ci était sûrement très naïf de ma part. Certes.

Mais quand même.

J’ajoute que lorsqu’on flingue une soirée à expliquer en long, en large et en travers le pourquoi du comment – comment ça marche, un blog, combien de temps ça prend par jour, combien ça rapporte et combien ça coûte, aussi -, c’est un peu contrariant de lire l’exact inverse de ce que l’on a dit.

Je n’ai ni le temps, ni l’envie de développer plus avant. Mais je ne peux que vous enjoindre à lire l’excellente réponse d’Anne-So à Marie Lannelongue, ainsi que celle de Violette (pour une fois qu’on est d’accord toutes les deux, j’ai presqu’envie de dire champagne).

Chère Marie, vous voulez donner du pain et des jeux à votre lectorat, j’entends bien. Vous vous interrogez sur la légitimité des blogs, leur contenu et autres sujets au moins trépidants et truculents et c’est tout a votre honneur. Mais par pitié, ne tombez pas dans cette facilité que vous nous reprochez. Après tout et quoi que vous en disiez, les lecteurs – des blogs, mais aussi des magazines ! – sont bien moins naïfs que vous ne semblez le croire.

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