Tag : boire un thé à Paris

Go go go !

Vous le savez : en matière de thé, je ne suis pas franchement une aficionada de Kusmi Tea. Si j’aime les jolies boîtes, les jolies boutiques, la jolie vaisselle et tout le décorum lié à l’univers du thé que la marque déploie, je regrette que ces thés qui au demeurant, ont une si bonne odeur, n’aient pas plus de saveur. Au  goût, je les trouve fades. J’ai eu beau tester et re-tester, rien n’y a fait.

Du moins jusqu’à ce que je fasse la connaissance de deux produits de la marque.

D’abord, il y a le Detox, que je suis capable de boire par litres en quelques heures. Surtout si je viens de m’enfiler une tablette de chocolat. C’est bien connu, buvez, éliminez… eh hop, oubliée, la tablette de chocolat ! (je vous saurais extrêmement gré de nous laisser en paix moi et mes illusions).

Et puis, grâce à Florence, j’ai reçu une petite boîte de Boost. Au début, c’est un peu surprenant : ça picote sur la langue. Une deuxième gorgée permet de se concentrer sur le goût.. Et quel goût ! Là, d’accord, je dis ok. Dans les faits, je ne sais pas si le thé m’a vraiment boostée. Mais il a indéniablement un vrai bon goût qui m’a plu.

Alors, bien sûr, j’ai bien conscience de n’être qu’une petite chose manipulée par le grand méchant marketing. Parce que le concept du « detox », du « boost » et autres références en la matière, ça n’est ni plus, ni moins du thé sur lequel on a collé une jolie étiquette et qu’on a mis dans une jolie boite (on y revient !).

Mais en l’occurrence, je leur trouve du goût. Et je dis banco. Preuve, s’il en fallait, que certains dictons disent vrai… Mais si, vous savez, le truc sur les imbéciles, là.

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(Attention, si vous n’aimez pas le thé, oubliez ce billet !)

Ceux qui me lisent depuis un moment le savent : je suis dingue de thé. Matin, midi, soir… je ne jure que par le thé, hiver comme été, jour après jour. Oh, ça va hein, chacun sa drogue après tout !

En la matière, je commence à avoir mes petites habitudes. J’aime le thé bien noir le matin, plutôt un Earl Grey (ma préférence du moment va au « Earl Grey French Blue » de Mariage Frères). Dans la journée, j’enchaîne avec des thés noirs parfumés, des thés verts parfumés voire, un petit Detox pour les jours de grande forme où je pense naïvement qu’un grand mug de ce brevage va forcément compenser la tablette de chocolat que je viens de m’enfiler. Ne m’ôtez pas mes illusions, je vous en prie.

En toute logique, plus je progresse dans mon addiction, plus je suis exigeante.

Mon fournisseur number one est et reste Mariage Frères. Même si la maison est vieillissante (pour ne pas dire croupissante !), même si le service de presse est nul, même si les salons de thé sont le repère des nantis de plus de 50 ans only. C’est comme ça : les thés de cette enseigne sont fabuleux, incomparables, incroyables.

Et puis, depuis peu, j’ai ouvert mes chakras et je suis partie à la découverte d’autres maisons. Rapport que c’est moche, quand même, de faire sa vilaine snob et d’avoir les idées aussi arrêtées.

J’ai donc franchi la porte d’un Palais des Thés. Bonne pioche, bien apprécié le hit de la maison, le « Thé du Hammam », et puis le « Thé des Moines » et l’équivalent du « Sakura » de mon chouchou, le thé « Fleur de Geisha ». Je suis moins dingue de l’ambiance bobo-baba cool post hippie retardé qui se dégage des boutiques… Mais bon, vous savez ce qu’on dit sur la crémière.

Et puis, enfin, en matière d’aventures théinées, je ne pouvais évidement pas omettre de découvrir Kusmi Tea. Ou plutôt, de le REdécouvrir.

Kusmi Tea… J’y avais mis un premier pied quelque part en 2006, attirée par l’image très séduisante de la boîte moi, la névrosée du thé. Repartie avec l’immanquable « Prince Vladimir », séduite par cette odeur enivrante qui me rappelait les bonbons de mon enfance (un en particulier : la petite poudre rose qui se trouvait dans une sorte de mini-boîte en plastique rouge, vous voyez de quoi je veux parler ? J’étais littéralement dingue de ces trucs là).

Ravie par cette promesse olfactive, je rentre fébrilement infuser la chose. Et là, c’est le drame : la déception est au moins aussi grande que les espoirs que j’ai placés dans cette dégustation, le goût du thé se révélant fadasse. Loin, bien loin de la promesse induite par l’odeur, donc (je sais, j’insiste, mais j’étais VRAIMENT déçue).

A l’époque, j’en avais donc conclu que Kusmi excellait largement plus dans le marketing (jolies boutiques, très jolies boîtes, identité visuelle pêchue et oh combien plus dynamique que celle de Mariage Frères, accueil en boutique irréprochable) que dans le thé. Voire, que la marque avait crée de toute pièce une identité toute belle, toute neuve, à partir de rien.

Et puis, un samedi matin… Je découvre la boutique historique de la marque au 75 de l’avenue Niel dans le 17ème.

Je découvre les boîtes qui datent du début du 20ème, quand la famille Kousmichoff, fondatrice de Kusmi Tea en 1867 (!) arrivèrent à Paris. Je découvre que la marque a une véritable histoire, un vrai passé. Un passé qui plus est drôlement cohérent avec son présent. La preuve :

Alors ? Alors, vous savez aussi ce qu’on dit sur les imbéciles…

Je suis repartie de la boutique avec quelques échantillons, prête à donner une seconde chance à cette maison séculaire.

La suite au prochain numéro… !

Si vous avez l’occasion de passer par là, allez faire un tour dans cette boutique : tout, ou presque, y est d’origine. La tapisserie, les boîtes de thé, la balance… et même, l’atelier dans lequel trois ouvrières œuvraient encore il y a peu, cousant les mousselines de thé, collant les étiquettes des boîtes au stick Uhu (véridique) et réalisant les mélanges devant les clients !

Dernière chose / bon à savoir : sachez que cette boutique propose en permanence 10% de réduction sur la plupart des thés Kusmi (seules les nouveautés et le thé Detox sont exempts de cette ristourne). La raison ? De nombreux habitués du quartier viennent régulièrement chercher leur thé préféré, année après année, génération après génération… C’est pour rester fidèle à l’image séculaire de la marque que cette politique de prix a été mise en place. Je salue le geste !

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Là haut, tout là haut. Une bulle bariolée et colorée, de gros fauteuils accueillants et du bon thé bien chaud. C’est ce que vous propose entre autres la Brasserie située au 6ème étage du Printemps de la mode. Une pause ma foi fort sympathique une fois que vous aurez arpenté dans le bruit, la foule et les odeurs les différents étages de cette institution.

Si je ne suis pas une afficionada du Printemps (comme vous l’aurez aisément compris !), j’aime me rendre dans cette brasserie, traditionnelle et moderne tout à la fois.

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