Tag : Cachemire et Soie

Il y a quasiment quatre ans de cela, je découvrais qu’ outre une amie de blog, Anne-Solange était une auteur de talent. A cette époque, Anne-So commettait son premier écrit, La Double Vie de Pénélope B. Je n’ai jamais été une grande aficionada de chick Lit et pourtant, j’avais sincèrement et en toute objectivité, sisi !, beaucoup aimé ce roman.

Quatre ans après, Anne-Solange n’en est plus à son galop d’essai. Et c’est avec un plaisir non dissimulé que j’ai pu découvrir son dernier né, le it-book de Cachemire et Soie. Lequel est peu ou prou une sorte de best of de son blog : billets, photos, carnet d’adresses : on y découvre (ou redécouvre !) sa plume jubilatoire et ses photos que j’affectionne tant.

Oh bien-sûr, les rabats-joie ne manqueront pas de dire que l’intérêt de compiler un blog dans un livre est limité. Eh bien je peux vous dire, je ne suis pas DU TOUT d’accord ! J’ai adoré tenir entre mes mains le livre de ce blog que je lis chaque jour, j’ai adoré redécouvrir des billets et des photos que j’avais beaucoup aimé mais qui, blog oblige, étaient promis à l’oubli.

Au-delà du blog, j’ai aimé l’idée qu’un lecteur qui viendrait aux écrits d’Anne-So via ce it-book puisse apprécier sa plume, tout simplement.

Un livre à lire, vous l’aurez compris !

Ce que dit la 4ème de couv’ : «Cachemire & Soie, c’est mon carnet de bord. J’y consigne le récit ininterrompu de ce qui m’interpelle, m’amuse, m’émeut. C’est pour moi le moyen d’observer le quotidien avec distance et de me forcer à garder les yeux grands ouverts. Il attise ma curiosité naturelle pour les choses, me mène là où je ne serais sans doute pas allée seule. Il est mon espace de liberté, mon laboratoire et mon terrain de jeu. Inspirations, idées curieuses, récits, souvenirs, lectures, photographies, collections de bonnes adresses et de belles images… J’ai voulu que vous retrouviez tout cela dans mon It-Book et quelquefois aussi, j’espère, un peu d’émotion. Bienvenue chez moi.»

Auteure remarquée de La double vie de Pénélope B. et de Very important Pénélope B., Anne-Solange Tardy consacre une grande partie de sa vie à écrire et à faire des photos, ses deux passions. Elle intervient régulièrement dans les médias et collabore avec des marques prestigieuses à de nombreux projets. Son blog rassemble plusieurs milliers de visiteurs chaque jour.

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Glamour ?

©Photo Anne-So

En passant (je rentre de Madrid, je n’ai pas eu le temps de mettre en ligne l’interview prévue pour ce matin ni de finaliser les autres billets de la semaine, on a pas des vies faciles, quoi !) et parce que le sujet m’interpelle, qu’il faut battre le fer lorsqu’il est encore chaud etcétéra : vous avez sûrement suivi, lu, vu passer les réactions des uns et des autres à propos de l’édito du dernier Glamour, signé par sa rédactrice en chef, Marie Lannelongue, ainsi que le papier intitulé « le vrai business des blogueuses« , lequel est mis en avant sur la couverture.

Comme beaucoup, j’ai trouvé ces articles d’une facilité confondante. On n’y apprend rien : les articles préfèrent faire la part belle au racoleur, voire, au diffamatoire. Le facile fait vendre, ça n’est pas nouveau. Et puis, c’est bien connu : les blogueuses sont des êtres dépourvus de cervelle et vénales à souhait, prêtes à tout pour gagner 100 balles et un Mars. A l’ouest du 2.0, rien de bien nouveau, donc.

Là où je suis perplexe, c’est quand on vient nous faire la leçon en décriant des pratiques (billets sponsorisés en tête) que l’on applique soi-même. S’il est sain de s’interroger sur la place des marques sur les blogs et sur les relations entre les marques et les blogueurs, je ne pense pas que Glamour soit le mieux placé pour nous donner notre petit coup de règle sur le bout des doigts.

Je ne parle même pas du fait que Glamour reproche aux blogueuses de ne plus être « inspirantes ». Là encore, c’est sûrement vrai, du moins en partie. Mais venant de la part d’un magazine qui nous parle de sexe, de glamour à la plage, de sports de plage sexy et autres marronniers de ce beau mois de juin, j’ai comme une histoire d’hôpital et de charité qui me vient spontanément à l’esprit, si vous voyez ce que je veux dire.

Je le vois d’ici, d’aucuns vont m’opposer à juste titre qu’on n’achète pas Glamour pour se culturer mais pour se divertir, et qu’attendre d’un féminin qu’il nous livre une enquête poussée sur un sujet comme celui-ci était sûrement très naïf de ma part. Certes.

Mais quand même.

J’ajoute que lorsqu’on flingue une soirée à expliquer en long, en large et en travers le pourquoi du comment – comment ça marche, un blog, combien de temps ça prend par jour, combien ça rapporte et combien ça coûte, aussi -, c’est un peu contrariant de lire l’exact inverse de ce que l’on a dit.

Je n’ai ni le temps, ni l’envie de développer plus avant. Mais je ne peux que vous enjoindre à lire l’excellente réponse d’Anne-So à Marie Lannelongue, ainsi que celle de Violette (pour une fois qu’on est d’accord toutes les deux, j’ai presqu’envie de dire champagne).

Chère Marie, vous voulez donner du pain et des jeux à votre lectorat, j’entends bien. Vous vous interrogez sur la légitimité des blogs, leur contenu et autres sujets au moins trépidants et truculents et c’est tout a votre honneur. Mais par pitié, ne tombez pas dans cette facilité que vous nous reprochez. Après tout et quoi que vous en disiez, les lecteurs – des blogs, mais aussi des magazines ! – sont bien moins naïfs que vous ne semblez le croire.

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Bise en ville

Enfin, ENFIN, après plus d’un an de travail et de collaboration, je suis en mesure de lever le voile sur ce mystère… plus vraiment mystérieux pour certains observateurs au regard affuté, mais quand même !

L’année dernière, quasiment à la même époque. Anne-Solange, Nadia, Marie et moi recevons un email. Lequel nous propose de créer un sac pour Lancel… rien de moins !

Je vous passe les « hiiiiii », les « aaaaaah », les « maisattendscesttrodingue » de rigueur. Passée la stupeur, nous avons intégré la nouvelle : oui, nous étions bel et bien conviées à créer un sac pour la marque.

Difficile de résumer un an de travail, un an de réunions, d’échanges, de choix à faire pour la forme du sac, sa couleur, la matière, son nom, la taille des rivets, leur couleur et j’en passe. Créer un sac est un vrai métier, vous pouvez me croire !

Nous avons eu la chance d’être entourées par les équipes de Lancel, lesquelles n’ont fait que nous guider dans nos choix et répondre à nos questions trépidantes et truculentes (« cette taille là, ça sera vraiment portable ? Et les rivets, là, vous cautionnez notre choix ? »).

Et voilà : un an après, notre bébé est près !

Et parce que quelques images valent parfois mieux qu’un long discours, voilà quelques photos prises à Florence, dans les ateliers de Lancel, les ateliers Feruzzi (la marque partage ces ateliers entre autres avec Gucci ou Escada… nan, l’idée de voler un des 500 sacs mis sous notre nez ne m’a JAMAIS effleurée, bande de mauvaises langues !).

Nous y avons été en novembre pour suivre pas-à-pas l’assemblage du prototype de notre sac, étape oh combien excitante / stressante / dingue :

Je vous en montre plus très vite…

Avant dernier point (et mains moites…!) : notre bébé va être vendu.

Initialement, il n’était pas question de faire une exploitation commerciale de notre sac. Et puis… les équipes de Lancel ont finalement décidé d’en produire et d’en vendre une édition très limitée de 300 exemplaires, numérotés et fabriqués dans les ateliers Feruzzi.

Ils sont mis en vente à partir d’aujourd’hui dans certaines boutiques Lancel et dans deux coloris : bleu (doublure fushia) et noir (doublure beige) et au prix de 980 euros (oui, on est d’accord…!).

Parce que nous voulions que cette collaboration ait un sens, nous avons décidé de reverser l’intégralité des royalties que nous toucherons via la vente de ce sac à une association qui œuvre contre le cancer du sein (je vous donnerai le nom de l’assoc dès que l’accord sera tout a fait acté. Il y a un milliard de démarches aussi fabuleuses qu’inattendues lorsque l’on veut faire don d’une somme d’argent à une association via un deal commercial, c’est un bonheur que vous ne soupçonnez pas !).

En attendant, Anne-Solange, Nadia, Marie et moi vous proposons de vous faire gagner quatre sacs : un sur chacun de nos blogs.

Pour ce faire (attention, hein, lisez, c’est fatiguant de se fendre d’un mode d’emploi qui n’est pas lu !) :

  • Répondez dans les commentaires à cette question : « quel est le restaurant florentin où l’on peut déguster les meilleures ravioles à la poire du monde ? » (un indice ? Vous le trouverez sur le blog de Nadia ou celui d’Anne-Solange)
  • N’oubliez pas de renseigner votre mail dans le champs prévu à cet effet dans les commentaires
  • Vous avez jusqu’à samedi 29, 23h59, pour participer

Il ne me reste plus qu’à remercier chaleureusement l’équipe mobilisée autour de ce projet de longue haleine, particulièrement Juliette, Ceecee et Dorothée… sans elles, cette aventure n’aurait probablement jamais vu le jour.

Je suis totalement ultra excitée et un poil stressée, je vous l’avoue : rien n’est pire que de soumettre sa création à la face du monde entier (quoi, je m’emballe ?!). Je croise les doigts pour que ce sac vous plaise… !

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