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Le parfum

Je suis ultra difficile en matière de parfum. Oh, le bel euphémisme !

J’aime les effluves capiteuses, mais pas trop. Les fragrances qui ont une présence entêtante et subtile à la fois. Qui intriguent par leur parfum peu commun et à la personnalité plutôt marquée.

Longtemps, j’ai cherché le partenaire idéal à qui je voulais confier mon sillage. Après quelques errances à base d’eau de parfum de Lolita Lempicka, du « Classique » de Jean-Paul Gaultier, et même quelqu’obscur parfum d’homme,  j’ai fini par trouver mon bien, mon précieux. Coco Mademoiselle, de Chanel.

Depuis une dizaine d’années, c’est à lieu que je confie ma peau.

Et puis… Je ne sais pas, j’ai eu envie de changer. D’abord parce qu’à force de le porter, je ne le détecte plus. Du tout. Mais aussi et peut-être surtout parce que j’ai envie de m’éloigner des parfums ultra commercialisés partout, partout : Coco, c’est moi et personne d’autres. Et c’est bien là où le bât blesse ! Le parfum est LA vache à lait par définition de toutes les marques de cosmétiques qui, à force de sortir nouveauté sur nouveauté et de noyer le quidam sous un flot d’effluves sans cesse renouvelées tuent toute originalité et toute sensibilité autour de ce petit bout de luxe.

Pour toutes ces raisons là, je me suis donc mise en quête d’une nouvelle identité olfactive.

A ce stade, je dois vous avouer que mon rêve absolu serait de pouvoir me faire composer un parfum sur-mesure chez Guerlain ou chez l’Artisan Parfumeur. Mais vous le devinez, l’ultra luxe a un prix… que je ne peux pas exactement me permettre. Monde cruel.

En attendant de pouvoir me rendre à Grasse, option presqu’aussi luxueuse en terme d’odeur et largement moins coûteuse que les deux sus-mentionnées, j’ai donc recommencé à renifler tout plein de fragrances différentes. Et sans abandonner totalement mon fidèle Coco, j’ai adopté il y a quelques semaines Philosykos, de Diptyque. Un parfum à base de figues, mais pas le fruit : la feuille. Et ça change tout. Il est signé par Olivia Giacobetti, une  parfumeuse à qui l’on doit une cinquantaine de fragrances inimitables et qui privilégie dans ses créations les odeurs fortes de la nature comme le figuier mûr (Philosykos mais aussi Premier Figuier, qu’elle a composé pour l’Artisan Parfumeur en 1994), le cuir mouillé, le caramel, le linge qui sèche, le chocolat, ou bien encore le thé.

Et c’est exactement ça que j’aime dans Philosykos : sa personnalité bien trempée, et son parfum gourmand et enivrant que je renifle à l’envi.

Affaire à suivre… !

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Je sais bien qu’il ne faut jamais dire « fontaine ». Je me connais, hein. Voilà plus de 30 ans que je me pratique au quotidien, j’ai une certaine expérience de moi-même, voyez-vous.

Mais là, comme ça, tout de suite… j’ai envie de dire que bon, voilà, quoi. Ce bleu est… comment dire, curieux ? Un peu too much ?

Si j’ai été la première a pousser des petits cris de joie cet hiver lorsque Chanel a sorti son incontournable Particulière, en l’occurrence, j’ai comme un doute.

J’ai beau aimer l’idée d’une mode qui ne se prend pas au sérieux, qui innove, s’amuse, se rit d’elle-même et se joue des codes et des règles établies par quelques pontes du genre, je m’inscris en faux. Et je m’interroge : à force de vouloir être original coûte que coûte, ne finit-on pas par flirter avec l’absurde ?

Franchement, entre nous, elle ne serait pas un peu bizarre, cette couleur ?

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Photo Daul Kim pour Chanel

Paraît que les années 90 sont de retour. Si.

Parmi les réjouissances modesques annoncées, il faut donc s’attendre au retour :

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