Alors, quel est le problème avec ce sac Balenciaga, me direz-vous ?
Si je vitupère à qui mieux-mieux sur Facebook ou sur Twitter, j’ai longuement hésité avant de publier ce billet.
Rapport que je n’ai pas envie de transformer ce blog en support de râleries, critiques et autres grincheries.
Rapport aussi qu’après le cas des bottines Sandro, je ne voudrais pas qu’on puisse croire que je râle pour avoir du cadal ou pour me faire remarquer.
Pourtant, je suis déçue. Très déçue. Et je publie ce billet en me disant que si je peux éviter une déception égale à la mienne à une seule d’entre vous, ce sera déjà une sacré victoire.
Voilà les faits.
A votre avis, quel âge à ce sac ?
Je vais vous le dire, moi. Je l’ai acheté fin avril. Ehhhh oui.
Je ne le porte pas tous les jours, loin s’en faut (j’ai d’autres sacs de prédilection… !). Et pourtant.
Au bout de trois petits mois, donc, ce sac, dont je tairais le prix (j’ai honte), est affreusement usé. Elimé, rayé.
Et encore : je trouve que les photos ne sont pas aussi révélatrices de l’état de délabrement de la chose que je le voudrais.
Bon. Voilà.
Je veux bien qu’un sac se patine. Après tout, rien n’est plus affreux qu’un sac tout beau, tout neuf, au clinquant arrogant et un brin pathétique.
Certes.
Je veux bien que la couleur des Balenciaga passe au fil des jours. Ça ne m’ennuie pas, cf. plus haut.
Mais franchement… Avoir un sac complètement usé à tous les angles et griffé de toutes parts alors que j’en prends un soin quasi religieux, pardon, mais ça me contrarie. Grandement même. Encore plus lorsque je passe au corner où je l’ai acheté et où la vendeuse me répond, tout sourire et d’une politesse arrogante, voire, un poil méprisante « c’est normal ».
Ah. OK.
J’eusse toutefois apprécié qu’on me prévienne, au moment où j’effectuais mon achat, que j’allais jeter une somme indécente par les fenêtres sans autre forme de procès. Rapport que je ne suis pas Paris Hilton, moi. Et que lorsque je m’autorise une telle folie, je le paye. Cher. Trop cher, en l’occurrence.
Et qu’au registre du bestiaire, si j’aime jouer les moutons, j’ai horreur qu’on m’attribue, de fait, celui de dindon de la farce.
























