Tag : David Foenkinos

Voilà bien longtemps que je n’avais pas parlé livre ici… il faut dire que ma moisson de la rentrée s’est finalement révélée TRES décevante… exception faite de ces souvenirs !

Une fois n’est pas coutume, lisez ici ce que dit la 4ème de couv’ : le narrateur, apprenti romancier, prend conscience à l’occasion du décès de son grand-père de tout ce qu’il n’a pas su vivre avec lui. Il comprend que le seul moyen de garder l’amour vivant est de cultiver la mémoire des instants heureux. Dans le même temps, frappée par le deuil, sa grand-mère semble perdre la tête. Il assiste aux manœuvres des proches pour la placer en maison de retraite et vendre à son insu son appartement. Ce qu’il n’a pas su vivre avec son grand-père, il décide alors de le vivre avec elle. Il va la voir souvent, parvient à égayer sa solitude, à la faire rire de tout. Mais elle finit par apprendre que son appartement a été vendu, et fait une fugue…

Le narrateur va partir à sa recherche, et la retrouver pour lui offrir ses derniers moments de bonheur. Le hasard lui fait en même temps rencontrer Louise, qu’il va aimer, et qui le quittera. Les souvenirs, nourris de joies, de douleurs et de mélancolie, lui offrent désormais la possibilité d’écrire son roman – et peut-être son avenir.

David Foenkinos nous offre ici une méditation sensible sur le rapport au temps et sur la mémoire. Les rapports entre générations, les sentiments enfouis, les déceptions de l’amour, le désir de créer, la tristesse du vieillissement et de la solitude, tout cela est exprimé avec une grande délicatesse, un humour léger et un art maîtrisé des formules singulières et poétiques.

Voilà. Ce livre est une petite pépite, que dis-je, une bombe ! Oh bien sûr, il n’est pas exempt de maladresses : je lui ai trouvé parfois quelques longueurs, notamment lorsque les souvenirs de telle ou telle personne coupent, à intervalle régulier, le récit du narrateur.

Mais… WOW, ce livre est une pépite, j’insiste. Une de celles qui vous chauffe le cœur, vous tire des larmes d’émotion au beau milieu de votre trajet dans le métro (la honte) et continue à vous trotter dans la tête des jours après que vous l’ayez refermé.

David Foenkinos exprime si bien ce qu’on peut ressentir sans savoir toujours comment le formuler… Lisez-le !

Lire la suite »

Lorsque j’ai refermé La Délicatesse et que je vous ai fait part de mon coup de cœur pour cette lecture, vous avez été très très très nombreux à me recommander chaleureusement Le potentiel érotique de ma femme du même auteur. Je vous dois des remerciements !

Je crois bien que je suis en train de tomber amoureuse de la plume de David Foenkinos. J’aime ses personnages déjantés, sensibles, en marge de ce que l’on a coutume de décrire et de considérer comme étant « normal ». J’aime ses histoires complètement abscons. J’aime les situations délirantes que l’auteur met en scène.

En l’occurrence, j’avais envie de « léger-intelligent », comme dirait mon libraire d’amour. Bonne pioche !

Si La Délicatesse est de l’ordre du tragi-comique, Le potentiel amoureux de ma femme relève du burlesque absolu. Hector est un collectionneur compulsif : badges, diplômes, tickets de métro, peintures de bateaux à quai, jouets Kinder, dictons croates… Pourtant, le jour où il perd en finale du concours national du meilleur détenteur de badge de campagne électorale, il décide de mettre un terme à sa collectionnite aigüe.

Il s’isole alors pendant quelques mois, et pour ce faire, fait croire qu’il est parti aux Etats-Unis. Perdu dans les rayonnages d’une bibliothèque qu’il fréquente assidument pour donner corps à son mensonge, il va rencontrer Brigitte. Une femme qu’il va collectionner…

Lire la suite »

Voilà bien longtemps que je n’avais pas été autant séduite par un livre ! J’ai littéralement adoré cette Délicatesse, 8ème roman de David Foenkinos.

Le sujet, d’abord : celle d’une rencontre amoureuse improbable. Elle marche dans la rue, il l’aborde. Elle qui abhorre ce genre d’approche accepte pourtant d’aller boire un verre avec lui… Ils se marièrent, mais n’eurent pas les nombreux enfants escomptés. Car la mort fauche cette amour aussi inattendu qu’indicible qui lie Nathalie à François.

La plume, ensuite : oui, la plume de David Foenkinos est bel et bien empreinte de cette délicatesse qui lui est chère. Pour autant, l’auteur évite le gnangnan et le larmoyant qui aurait pu gâcher l’histoire grâce à un humour décapant. Les touches de second degré et autres boutades permettent d’insuffler une certaine fraîcheur à un sujet par ailleurs des plus sérieux. On en redemande, autant que son acuité à dresser les portraits de ses personnages… Pour tout vous dire, j’ai eu envie de relever une phrase sur deux tant l’écriture est juste et bien sentie.

Et que dire des petits instants « culture confiture » dont l’auteur truffe son roman ? Non, décidément, La Délicatesse est une excellente lecture. Mon premier roman de David Foenkinos… et sûrement pas le dernier !

Lire la suite »