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Voilà voilà. Cannes se rapproche à vitesse grand V et il me reste à peu près tout, à faire. Si je stresse ? Pensez ! Ça n’est pas comme si j’avais un vrai boulot dans la vraie vie, hein.

En attendant :

  • je sais que je dois m’occuper de 5 invités lors de la finale avec les russes. Que des femmes. Aucun autre détail pour le moment (hein ? C’est dans 15 jours ?)
  • le budget, lui aussi, vient de m’être communiqué : j’avais jusqu’à présent 250€ par invité. Je dispose dorénavant de… 250€ pour composer une tenue shebam, une tenu pow, une tenue blop, une tenue wiiiiiiiizzz. « A cœur vaillant rien d’impossible » (le premier qui me contredit sort immédiatement) (NON, je ne suis VRAIMENT PAS stressée).

Je suis donc fin prête, comme vous pouvez aisément vous le représenter.

Fort heureusement, me voilà pourvue depuis quelques jours de deux pièces maîtresses, incontournables, indispensables du Festival : deux maillots de bain. On a le sens des priorités ou on ne l’a pas…!

Ils me faisaient de l’œil depuis les dernières présentations presse. L’un, vert, froufrous volantés et agrémenté de petites breloques. L’autre, ligne sobre rehaussée par un tissu bleu marine à paillettes. Gina et Fabulous, mes deux nouveaux meilleurs amis.

Je les aime déjà d’amour, eux qui vont vivre leur premier bain dans la piscine d’un palace cannois (hein que je le case habillement, que je vais dormir pour la première fois de ma vie dans un palace, hein ?!).

Joyeux lundi !

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Il est de ces pièces tellement mythiques qu’on ose à peine les regarder. Ni même les effleurer. Encore moins franchir la porte de ces univers feutrés qui entourent bien souvent ces petits bouts de luxe.

Alors pensez, quand j’ai reçu il y a quelques semaines une invitation à venir découvrir la collection de maillots-de-bain Eres et… en choisir un, mon cœur n’a fait qu’un bond. Hop, j’ai répondu dans le seconde que j’en serais, évidemment-what-else (comme quoi, j’arrive parfois à gérer mes mails, quand il le faut vraiment) (mais euh). Et j’ai cessé de m’alimenter immédiatement, rapport qu’une copine de copine de copine m’avait dit qu’un jour, elle s’était rendue dans la boutique et que c’était cabines communes imagine-un-peu-l’horreur.

Ah ça pour sûr, essayer un maillot au sortir de l’hiver, quand la menace de la cabine commune plane et alors même que je n’en suis qu’à ma 4ème séance de Cellu M6 même si je n’ai absolument pas l’ombre d’un capiton cela-va-de-soit : blogueuse, c’est pas un métier facile, c’est moi qui vous le dis !

Jour J. Le cœur battant et la fesse aussi ferme que possible, je franchis le seuil du n°2 de la rue Tronchet.

Une poignée de blogueuses s’est déjà abattue sur les maillots comme la misère sur le pauvre monde mais moi, pas folle, je sais qu’il faut endormir le capiton au préalable à grand coup de boisson si possible alcoolisée avant toute velléité d’essayage. Oh eh oh, vous êtes marrants, vous. Vous croyez que c’est facile d’affronter tout ça sans un petit coup de pouce ?

Quelques coupes plus tard, je me sens d’attaque. D’attaque à faire sortir pas moins de 5 maillots tous plus dingues les uns que les autres. D’attaque à encaisser un « ouh la la, je vous conseille de prendre un 40, Eres taille trèèès petit !« . D’attaque à affronter la cabine individuelle, certes, mais quand même.

Des milliers d’heures plus tard, je suis coincée entre un petit itsi bitsi tini ouini, tout petit, petit, bikini rouge poufiasse et un une-pièce bleu électrique. Nadia vote bleu, Elodie et Marie rouge. La vendeuse, adorable au demeurant, me demande sans sourciller si c’est mon premier maillot-de-bain Eres, nan nan, j’en ai une caisse entière à la maison mais j’hésite, quoi. J’te jure. En fonction de quoi elle me suggère le bleu, parce qu’on vient à Eres par le une-pièce, indéniablement.

Soit, je ne suis pas une fille contrariante. J’ai beau n’avoir pas porté de maillot une pièce depuis que mes parents m’offraient encore mes vacances, j’ai beau vouloir bronzer du nombril autant que du cuissot : je suis joueuse, j’opte pour le une-pièce.

Savoir que Fonelle HERSELF, laquelle s’est jointe aux blogueuses pour choisir son maillot (encore un peu et on va vraiment croire que blogueuse, c’est mieux que journaliste), a opté pour un une pièce me conforte dans mon choix de la hype : cet été,  j’aurais la bedaine aussi blanche que mes fesses mais ça pour sûr, je serais la plus chic des congés payés !

Bon, l’air de rien, je l’ai essayé ce week-end et j’ai pu constater in vivo l’effet du maillot Eres : regards en coin des voisines de transats, chuchotements, et pour clore cet après-midi estival, un sublime « excusez-moi, il vient d’où, votre maillot ? » Victoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiire !

(Bon, ok, la bedaine blanchâtre s’en sort un poil moins bien… Vous ne seriez pas un peu rabat-joie, des fois ?!).

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