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Il y a quelques semaines, je poussais un grand cri de fashion absolument pas victime pour les espadrilles. Vous aviez été nombreux, à ce moment là, à me suggérer tout plein de marques que je ne connaissais pas encore. Comme si je n’avais pas assez d’envies à moi toute seule, j’vous jure !

De fil en aiguille et de lien en lien, j’ai ainsi découvert les espadrilles Zespà. Et là, comment vous dire… Le drame. J’aime tout. TOUT. Le principe de l’espadrille revisitée, la philosophie affichée de la marque, les couleurs et les matières…

Tant est si bien que j’ai contacté les créateurs dans le but secret de me faire arroser d’espadrilles ad vitam eternam. Si mon plan diaboliquement génial a échoué, ils se sont adorablement prêté au jeu de l’interview.

Pourquoi se lancer aujourd’hui sur le marché de l’espadrille ? Jérémy Amar, Jonathan Agrifoglio et Frédéric Blas. Ils sont trois, trois créateurs, trois passionnés, trois amis qui, vous allez le voir, sont réellement fondus de cette chaussure.

Quant aux espadrilles à proprement parler… Gaston risque fort de bêler une fois de plus. Vous voilà prévenus !

Pourquoi vous lancer aujourd’hui sur le marché de l’espadrille ?

C’est aujourd’hui que le grand public découvre Zespà® mais cela fait déjà presque 2 ans que nous travaillons sur ce projet. Nous avons voulu travailler l’espadrille car c’est un produit tout d’abord que nous aimons beaucoup à son état initial. Et à force de le porter, nous avons voulu l’améliorer. Vraiment l’améliorer.

En même temps, nous avons aussi identi?é 2 caractéristiques fortes que rassemblait l’Espadrille :
- Un savoir faire ancestral et une fabrication artisanale – en voie de disparition -
- Et l’utilisation de matières naturelles

Caractéristiques auxquelles nous sommes sensibles et qui prennent tout leur sens dans l’époque que nous traversons.

D’un point de vue technique et conception, l’espadrille est un produit formidablement efficace dans le sens où en 2 morceaux de tissu, on parvient à  » habiller le pied « . Nous aimons beaucoup cette simplicité, cette efficacité. Et cette faculté que cette chaussure a à mettre en évidence la matière. (La sélection des matières a été une étape importante de notre projet)

Et c’est d’ailleurs cette apparente simplicité qui a fait qu’à un moment, nous nous sommes dits : « On peut y arriver !  » même si nous sommes tous extérieurs au monde de la chaussure et de la mode.
Finalement, cette idée de simplicité – du point de vue de la réalisation – s’est avérée fausse. Mais nous y sommes arrivés…

Aussi, l’espadrille offre une possibilité de déclinaison en termes de matière et de couleur in?nie. C’est un point qui nous a beaucoup intéressés même si toutes les pistes ne sont pas aussi intéressantes à explorer… au risque de s’éparpiller.

En?n, il y a aussi une véritable curiosité que nous avions et l’envie d’entreprendre, qui sont indispensables au moment de se lancer dans tout projet.

Il y a aussi et surtout l’association de 3 potes qui se sont lancés dans un projet un peu fou de lancer une espadrille de luxe pour femme …. Nous nous sommes tant de fois retrouvés dans des galères pas possibles et des situations absolument improbables… Et nous pleurions de rire.

Voilà un petit concentré des raisons pour lesquelles nous avons créé Zespà …

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Oui oui, des espadrilles, celles-là même que je portais il y a des années de cela et dont une seule paire, rose pâle (du moins à l’origine…!), a survécu.

Bon an, mal an, elle est aujourd’hui inutilisable et je cherche à la remplacer. Rapport que l’espadrille, c’est un peu LA chaussure que j’associe aux vacances. A la plage. Au sable trop fin qui s’immisce entre les doigts de pieds mais c’est pas grave. Et si, le rapport c’est qu’in extenso, j’ai adopté l’espadrille toute l’année. En chausson-pas-bidochon et, dès les beaux jours, en chaussures de ville.

Je cherche donc une nouvelle paire d’espadrilles. Easy. Du moins le croyais-je…

Direction le chinois en bas de chez moi. 5€ l’espadrille, du noir, du bleu, du blanc cassé, du kaki. Du 38, du 40, mais plus de 39. Evidemment. Avouez que c’eut été trop simple.

Si j’avais été en province, là, maintenant, tout de suite, je serais allée au marché. Ou chez carrouf. L’un ou l’autre m’aurait certainement donné satisfaction rapido plus-que-presto.

Mais je suis, je vous le rappelle, une connasse de parisienne.

Alors, je cherche en ligne.

Direction le roi de l’espadrille, j’ai nommé Paré Gabia, whoelse ?! Parfaites, bien que certaines portent une petite étiquette aux initiales de la marque qui me déplaît. 19€… Un poil cher pour une telle chaussure (à ce stade, je peux bien mentionner que l’espadrille a le bon goût de faire transpirer le pied plus que de coutume, ce qui n’est pas sans conséquences, on est d’accord !).

Sur Sarenza, je découvre La Maison de l’Espadrille : des rouges, des bleues, des jaunes, … tu veux de l’espadrille ? En voilà ! 20€. Je n’arrive pas à me résoudre à claquer 20€ pour une paire de grolles destinées à trainasser dieu sait où.

Y clique, y clique. Et je découvre qu’American Vintage propose également son modèle d’espadrilles. Toutes simples, doublées avec un joli tissu, j’aime bien. 25€, d’accord, mais la doublure me fait presque craquer. C’est pas d’ma faute à moi si je suis une fashion presque pas victime, c’est la société qui m’a façonnée telle que je suis (pan). Je suis prête à dégainer ma CB lorsque je remarque le contrefort, brodé de la marque. Argh, j’aime pas, je n’ai pas besoin qu’on me marque au fer, comme une vache.

Mellow Yellow ? 29€ et surtout, de la fleufleurs jusqu’à la lie. J’ai veux bien être une fille pas-compliquée-mais-subtile en matière de liberty, faut pas pousser, quand même.

Le roi de la tong s’est aussi lancé dans l’espadrille, mais… comment dire, la semelle 100% plastique à l’intérieur de l’espadrille, ça ne serait pas pire que la semelle en corde, par hasard ?!

Reste l’espadrille Rivieras, mon graal absolu en matière de chaussures à semelle de corde. Je ne sais pas où elles sont distribuées, je sais juste qu’elles coûtent… 49€. Et que je les veuuuuuuuuux !

Franchement, il ne pouvait pas avoir ses espadrilles à 5€, mon vendeur ?

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