
Oui oui, des espadrilles, celles-là même que je portais il y a des années de cela et dont une seule paire, rose pâle (du moins à l’origine…!), a survécu.
Bon an, mal an, elle est aujourd’hui inutilisable et je cherche à la remplacer. Rapport que l’espadrille, c’est un peu LA chaussure que j’associe aux vacances. A la plage. Au sable trop fin qui s’immisce entre les doigts de pieds mais c’est pas grave. Et si, le rapport c’est qu’in extenso, j’ai adopté l’espadrille toute l’année. En chausson-pas-bidochon et, dès les beaux jours, en chaussures de ville.
Je cherche donc une nouvelle paire d’espadrilles. Easy. Du moins le croyais-je…
Direction le chinois en bas de chez moi. 5€ l’espadrille, du noir, du bleu, du blanc cassé, du kaki. Du 38, du 40, mais plus de 39. Evidemment. Avouez que c’eut été trop simple.
Si j’avais été en province, là, maintenant, tout de suite, je serais allée au marché. Ou chez carrouf. L’un ou l’autre m’aurait certainement donné satisfaction rapido plus-que-presto.
Mais je suis, je vous le rappelle, une connasse de parisienne.
Alors, je cherche en ligne.
Direction le roi de l’espadrille, j’ai nommé Paré Gabia, whoelse ?! Parfaites, bien que certaines portent une petite étiquette aux initiales de la marque qui me déplaît. 19€… Un poil cher pour une telle chaussure (à ce stade, je peux bien mentionner que l’espadrille a le bon goût de faire transpirer le pied plus que de coutume, ce qui n’est pas sans conséquences, on est d’accord !).
Sur Sarenza, je découvre La Maison de l’Espadrille : des rouges, des bleues, des jaunes, … tu veux de l’espadrille ? En voilà ! 20€. Je n’arrive pas à me résoudre à claquer 20€ pour une paire de grolles destinées à trainasser dieu sait où.
Y clique, y clique. Et je découvre qu’American Vintage propose également son modèle d’espadrilles. Toutes simples, doublées avec un joli tissu, j’aime bien. 25€, d’accord, mais la doublure me fait presque craquer. C’est pas d’ma faute à moi si je suis une fashion presque pas victime, c’est la société qui m’a façonnée telle que je suis (pan). Je suis prête à dégainer ma CB lorsque je remarque le contrefort, brodé de la marque. Argh, j’aime pas, je n’ai pas besoin qu’on me marque au fer, comme une vache.
Mellow Yellow ? 29€ et surtout, de la fleufleurs jusqu’à la lie. J’ai veux bien être une fille pas-compliquée-mais-subtile en matière de liberty, faut pas pousser, quand même.
Le roi de la tong s’est aussi lancé dans l’espadrille, mais… comment dire, la semelle 100% plastique à l’intérieur de l’espadrille, ça ne serait pas pire que la semelle en corde, par hasard ?!
Reste l’espadrille Rivieras, mon graal absolu en matière de chaussures à semelle de corde. Je ne sais pas où elles sont distribuées, je sais juste qu’elles coûtent… 49€. Et que je les veuuuuuuuuux !
Franchement, il ne pouvait pas avoir ses espadrilles à 5€, mon vendeur ?























