Tag : Fifty Shades of Grey

Alors alors alors. Il y a quelques semaines et mue par la curiosité, j’ai acheté ce pavé qui fait couler tant d’encre. Fifty Shades par-ci, Fifty Shades par là : à en croire les nombreux articles dédiés à cette « œuvre » littéraire, il s’agissait là d’une lecture immanquable.

Je me la suis donc farcie au début de mes vacances. Farcie, c’est bien le mot… mais ne brûlons pas les étapes.

Fifty shades of Grey est le premier « mumporn », littéralement « littérature érotique pour mères de famille ». Il est le fruit de l’imaginaire d’une britannique, E.L.James. Laquelle a commencé a publier sur son blog une parodie des amours ô combien tourmentées des héros de Twilight. Très vite, le succès est au rendez-vous, à un point tel que sa parodie fini par attirer l’oeil expert d’une maison d’éditions anglaise, Vintage Books. Jusque là, pas de quoi fouetter un chat.

L’histoire, d’ailleurs, est plutôt basique : dans ce premier opus de la trilogie, une étudiante (Anastasia) tombe entre les griffes d’un industriel et chef d’entreprise richissime (Christian Grey) dont le passe temps favori est de s’adonner au sado-masochisme. Pensez, il a carrément une pièce des supplices fully equiped pour donner du plaisir à ses dominées, qui doivent signer rien de moins qu’un contrat régissant leurs rapports avec leur dominant. Une histoire un peu tordue mais après tout, pourquoi pas.

Pourtant, très vite, j’ai décroché. D’abord, parce que le style est d’une pauvreté navrante. Même en anglais. L’histoire tourne en boucle et manque cruellement de rythme, à défaut de manquer de scènes qui livrent par le menu les pratiques sexuelles de Christian Grey. Le livre est truffé de répétitions  : Anastasia, l’héroine, se mord la lèvre toutes les deux lignes, ce qui a pour effet d’exciter immédiatement Christian qui n’a de cesse de lui répéter « oh la la Anastasia, tu mords ta lèvres, tu sais bien quel effet cela à sur moi » (quelle tension érotique insoutenable !). L »inner goddess » d’Anastasia, sorte de petite voix interne dédiée uniquement au sexe (!), prend la parole là encore toutes les deux lignes (!!) pour décrire à quel point c’est terriblement le mal d’être attirée par des pratiques sado-maso mais oh la la c’est tellement excitant qu’on ne peut vraiment pas résister. Anastasia toujours ne mange rien, et Christian trouve ça vachement pas cool qu’elle ne mange rien. Alors il la force à manger. Anastasia n’a aucune fringue, elle porte uniquement les robes de sa copine Kate qui sont tellement chouettes. Bref, vous voyez l’idée.

Surtout, ce qui m’a le plus dérangé, c’est cette réputation totalement usurpée de roman à succès. Fifty shades of Grey n’est qu’un prétexte pour parler de cul. Plutôt très mal, de surcroit. Il n’y a là aucune subtilité, de quelque sorte que ce soit. Et, en la matière, m’est avis que la littérature érotique regorge de pépites bien plus valables que cette… chose. Tout est tellement truffé de clichés que c’en est risible… et ça n’est pas Katie Roiphe, journaliste pour Newsweek, qui dira le contraire !

Enfin, je ne vous joue pas le couplet de la féministe engagée, mais quand même… il y a ce je ne sais quoi de totalement dérangeant sur la vision des femmes induite par ce livre. L’étudiante en littérature et par ailleurs niaise comme pas deux et globalement décérébrée, la mère de la cruche remariée 3 fois (mais c’est normal, on est aux US !), la vierge qui découvre l’amour, les clichés, là encore, sur la gente féminine.

Je vais vous dire, en fin de compte, j’ai presque ressenti de la peine pour l’auteur, E.L. James.

Pourquoi un tel succès, alors ? Franchement, je suis perplexe. Et pourtant… non seulement, l’adaptation française sera disponible en librairie le 17 octobre prochain, mais il se murmure également que ce premier opus pourrait être adapté au cinéma par Bret Easton Ellis avec Ryan Gosling dans le rôle de Christian Grey. Une chose est sûre : je passe mon tour pour les deux autres volets de cette saga tout sauf trépidante et truculente… !

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Que l’on prenne la tangente ou non, se munir d’un cahier de vacances, c’est déjà s’évader… au moins un peu !

Le cahier de vacances, c’est une de mes nombreuses Madeleine. Il porte en lui l’odeur de la crème solaire, du chlore de la piscine qui piquait les yeux, de la salade de tomate / basilic frais, du kss kss kss des cigales qui ont bercé une partie de mes étés, enfant. (J’aurais pu citer le Tour de France aussi, mais j’assume moins. Curieusement). Pour autant que je me souvienne, c’est toujours moi qui bassinais ma mère pour avoir mon Passeport. Evidemment, je m’amusais trente secondes avec et j’avais tôt fait de l’oublier dans quelque recoin inatteignable. Vinrent ensuite les cours du CNED, quand mes notes de collégiennes commencèrent à baisser dangereusement parce que j’avais un peu trop tendance à me croire en colonie de vacances et non en cours… Mais ça, c’est une autre histoire.

Comme l’année dernière, c’est le cahier de vacances made by Etsy qui a rejoint la valise que je prépare cette année depuis 3 semaines au moins. Oui, bon, pardonnez-moi, hein. J’ai TELLEMENT besoin de vacances que j’en suis à les fantasmer et à les préparer un max. Je fais des piles de shorts et de robettes de plage, de tongs, d’espadrilles et de crèmes solaires dans les moindres recoins de l’appart. On a les évasions qu’on peut, vrai ?!

Toujours est-il que cette année encore, que ce soit dans mon deux-pièces parisien ou sur quelque plage où je compte bien poser mes fesses dans quelques jours (hiiiiiiiii), c’est ce cahier de vacances qui m’accompagnera. Parce que, cette année encore, il regorge de petites pépites : des tutos pour réaliser un collier, un headband de la mort, de la limonade, un masque de nuit, des cartes postales funky (je VEUX les mêmes), des « bons pour vacances »… entres autres. De chouettes projets proposés par la team Etsy et quelques blogueuses, pour vous occuper à la maison comme à la plage.

Drelin, c’est la surprise du mardi matin !

Comme l’année dernière, j’ai un cahier à vous offrir. Si vous voulez tenter votre chance, laissez un commentaire ici avant vendredi, 22 heures. Tirage au sort dans la foulée eh hop, à vous le cahier de vacances Etsy !

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Les vacances ont beau n’être encore qu’une vague chimère, j’ai succombé à mon rituel annuel : le détour par l’excellente librairie qui jouxte mon bureau pour faire le plein de lectures de vacances. On a beau dire… Acheter ses lectures d’été, c’est déjà être en vacances, au moins un peu !

Au menu de cet été et sûrement en compte rendu dans les semaines à venir :

  • La pitié dangereuse ou l’Impatience au coeur, de Stefan Zweig
  • La vie est brève et le désir sans fin, de Patrick Lapeyre
  • Cosmopolis, de Don Delillo
  • Les témoins de la mariée, de Didier van Cauwelaert
  • Helena Rubinstein, la femme qui inventa la beauté, de Michèle Fitoussi
  • Les dix enfants que madame Ming n’a jamais eus, d’Eric Emmanuel Schmitt
  • Mon cher fils, de Leïla Sebbar
  • Les trois saisons de la rage, de Victor Cohen Hadria
  • Le grand coeur, de Jean-Chrisophe Rufin
  • A nous deux Paris, de J.P. Nishi
  • Nous n’irons pas voir Auschwitz, de Jérémie Dres
  • D’autres larmes, de Jean-Philippe Peyraud

Ah, et histoire de mourir moins bête, j’ai également commandé directement aux Amériques « la saga fleur bleue SM qui enflamme Hollywood », dixit Grazia. J’ai nommé Fifty Shades of Grey, de Erika Leonard, aka E.L.James.

Une liste complètement ecléctique et sans queue ni tête, donc ! Si vous avez des conseils en matière de lecture, comme d’habitude, n’hésitez pas !

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