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Chaque dimanche soir, c’est la même chose : j’ai beau avoir passé un bon week-end, ou pas, j’ai beau être reposée, ou pas, j’ai beau être de bon poil, ou pas : le blues du dimanche soir s’empare de moi.
Je traîne comme une âme en peine à partir de la fin de l’après-midi, au fil des heures qui s’égrainent à une vitesse vertigineuse, en me disant que pfff, encore un week-end passé bien trop vite. J’entreprends pour la millième fois de mettre de l’ordre dans ma penderie (ou de faire du ménage // faire la vaisselle // classer des papiers en attente depuis des mois dans le vide poche de l’entrée // ranger le tas de fringues innommable qui encombre la chaise de la chambre etc etc), et puis non : pas le cœur à l’ouvrage. Quand l’aurais-je est évidemment la question que je m’évertue à ne pas me poser. Faudrait voir à pas pousser le bouchon trop loin en pleine bluesite aiguë.




















