Quand j’ai eu vent du fait qu’un manuscrit d’une nouvelle inédite de Stefan Zweig avait été trouvé, j’ai eu peur. Peur de le lire, peur d’être déçue moi qui adule quasiment cet auteur. Peur que le coup de ce manuscrit inédit et miraculeusement retrouvé ne soit qu’un coup marketing.
Et puis… La curiosité à une fois de plus été la plus forte et une fois de plus, je ne l’ai pas regretté une seule seconde.
Car, à l’instar des autres nouvelles de Zweig, celle-ci est aussi fine que puissante. Anodine en apparence, elle nous transporte dans les affres de la passion, mâtinée d’amours adolescentes, d’éloignement, voire, d’exil. Le tout sur fond de guerres mondiales.
Louis, un jeune homme issu d’un milieu social très pauvre, est envoyé en mission chez riche industriel. Il tombe irrémédiablement amoureux, presqu’à son insu !, de son épouse. Au moment même où ses sentiments éclatent, il est envoyé pour une mission de deux ans au Mexique.
Pendant deux ans, il n’aura de cesse de penser au retour… Lequel sera remis sept longues années plus tard à cause de la première guerre mondiale.



















