
Wow. J’avoue ne pas savoir par où commencer. Peut-être par ces mots de mon libraire adoré, qui, à ma question « est-ce un bon livre » m’a répondu « ouh la la oui. Très très dur, mais très très beau. Mais très dur« .
Peut-être aussi par le fait que je n’ai lu aucun autre livre de cet auteur et que de ce fait, je n’ai pas de point de comparaison tangible pour dire si oui ou non son style se retrouve ici, ou pas.
Peut-être enfin par le fait qu’en fin de compte, je crois bien que cette lecture me laisse un brin perplexe.
Oui, cette lecture est belle. Parce que profondément humaine, simple, triste et forte à la fois. Parce qu’elle nous rappelle, à travers la mort d’une petite fille victime du Tsunami et celle d’une jeune mère de famille d’un cancer que nous sommes décidément bien peu de choses, et que le Carpe Diem a beau résonner comme la plus triviale des lapalissades, rien n’est moins vrai que ces quelques mots. J’avoue avoir été également particulièrement touchée par plusieurs scènes qui m’ont rappelé, assez désagréablement, des scènes que j’ai moi-même approché de près. De très près.
Pourtant, il y a ce je ne sais quoi qui m’a empêchée de trouver cette lecture très très belle. Belle, oui, mais pas très très. La manière, peut-être, dont l’auteur rapporte tout à lui, à un point tel que j’en ai été mal à l’aise. Bien-sûr, on comprend que les évènements dont il a été témoin l’aient marqué et aient eu des conséquences sur sa propre vie. Bien-sûr, la réaction de l’auteur permet dans une certaine mesure si ce n’est d’accepter la douleur du récit, poursuivre sa lecture. Mais… à ce point là, j’ai du mal.















