Moui, bon, bof.
Tout avait pourtant très bien commencé, notamment grâce à cette phrase, assénée dès les premières pages : « Voilà ma tragédie : je suis un homme. Autrement dit, le seul animal de la Création qui a sa queue devant et qui ne cesse de courir après« .
Admirable, vous en conviendrez !
Et pourtant. La plume est belle, mais je n’ai pas du tout adhéré au propos. J’ai eu du mal à comprendre où l’auteur voulait en venir. J’ai trouvé cette lecture longue et poussive, en vrai. Et, si les citations sont plutôt drôles et très à-propos au début, c’est franchement lourd, à mesure qu’on avance, de lire toutes les deux phrases une citation de tel ou tel auteur. A croire que l’auteur manque d’imagination… à moins qu’il n’ait tenté de prouver quelque chose par le truchement de ces innombrables citations ?
Voilà, j’ai l’impression d’être passée à côté du binz, et c’est bien ça, au fond, qui m’ennuie. J’aurais bien aimé comprendre un peu mieux les errances de cet homme qui va de conquête en conquête, qui choppe un cancer de la prostate, conçois des enfants à tour de bras et est finalement on ne peut plus constant dans son inconstance, envers et contre tout.
Pour le reste… non, vraiment, je suis plutôt perplexe.
Ce que dit la 4ème de couv’ : De ce « très grand amour », il faut ici parler au passé, car il n’apparaît qu’au travers de la rupture brutale et définitive d’une longue histoire. Alors que rien ne semblait devoir séparer le couple, il faudra l’irruption de la maladie, et surtout un désaccord fondamental sur le traitement à adopter, pour faire voler l’harmonie en éclats.
Lorsqu’on découvre chez le narrateur un cancer de la prostate à un stade assez avancé, celui-ci décide, pour préserver sa virilité, de refuser l’ablation chirurgicale, préférant les incertitudes et les effets secondaires d’un traitement par curiethérapie. Aux yeux de sa compagne, il fait le mauvais choix – opposition radicale qui provoquera la rupture.
De cette expérience doublement douloureuse, et qui ne lui est pas tout à fait étrangère, l’auteur a tiré ce roman qu’il considère comme « purement imaginaire, sauf l’amour, le cancer et moi-même ». Entre autobiographie et autodérision, alors que pendant le cancer la vie continue, le narrateur s’interroge, et nous interroge, sur les choix cruciaux qui se posent inéluctablement au cours d’une existence, et sur l’incommunicabilité qui peut s’installer entre deux êtres qui se croyaient intimes.























