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J’ai acheté ce livre il y a quelques mois. Pas parce que c’était une nouveauté de la rentrée littéraire (j’abhorre les « nouveautés » qu’il « faut lire » pour en être), mais parce que le titre du livre ainsi que sa jaquette !, m’interpellaient.

Grandir. Ce mot résonne en moi plus que je ne l’aurais pensé à l’heure où je referme ce livre.

Grandir, c’est pour Sophie Fontanel accompagner sa mère dans cette vieillesse dégradante et avilissante. Celle qui efface les souvenirs juste ce qu’il faut pour souffrir. Et faire souffrir.

Grandir. C’est réaliser que ses parents ne sont pas infaillibles. Et le leur pardonner.

Grandir. Profiter de chaque instant comme si c’était le dernier. Rire de l’absurde, accompagner la souffrance, continuer à rêver.

Il y a beaucoup d’émotions dans ce Grandir de Sophie Fontanel. Et si l’écriture ne m’a pas toujours mmmm séduite, j’ai été touchée par les propos de l’enfant qu’elle n’est plus pour cette maman qui le restera envers et contre tout.

Un livre touchant, vous l’aurez compris !, et pourtant loin d’être larmoyant. Même si je l’ai trouvé peut être un peu trop personnel peut-être pour adhérer pleinement au propos.

Ce que dit la 4ème de couv’ : La longue histoire d’amour d’une fille pour sa mère. A 8 heures du matin, ça y est, j’avais accepté. Je me levai, je filai chez ma mère. je m’assis sur une chaise près du lit: « Maman, je lui disais pour la première fois depuis l’enfance: je t’aime. Tu es ma vie. Et comment, si je t’aime. toi qui es ma vie. je pourrais te laisser là dans ce lit, à l’abandon? Je ne le pourrais pas. Ecoute, je veux que tu me donnes l’autorisation d’appeler le docteur. qui appellera l’ambulance, et tu seras dans un hôpital mais tu seras soignée, et je t’aime. Et je te donnerai du courage, je le pourrai. Tu veux bien ? » La seconde inoubliable où je fus suspendue à sa réponse. « Oui à tout », elle avait annoncé. Et plus tard, dans l’ambulance, le sublime sourire retrouvé malgré les souffrances qu’elle endurait: « Sophie. tu me surprends. » Grandir, c’est bien après la croissance, on dirait.

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« Alors, il est comment, le dernier Houellebecq ? »

Voilà précisément la raison pour laquelle j’évite de lire les « nouveautés ». Trop de battage autour de ces livres là, trop d’articles, d’avis, de critiques plus ou moins avisées. Quand de surcroît ils sont en plus primés, là, on frôle carrément l’overdose dans les dîners de Georgette-qui-se-la-pète (tiens, ça faisait longtemps !).

Et puis… pan, dans les dents ! J’ai résisté plutôt vaillamment à l’appel de la « nouveauté ». Et quelques semaines plus tard, au hasard des rayons de ma librairie préférée, La carte et le territoire s’est rappelé à moi. Et je l’ai acheté.

Car voyez-vous, malgré tout, j’aime les écrits de Houellebecq. Ma seule grande déception en la matière est la Possibilité d’une Ile que j’ai trouvé profondément… je ne sais pas, ennuyant ? Mais là n’est pas le sujet.

J’ai globalement été surprise par ce livre. Plutôt dans le bon sens.

La carte et le territoire compte (et conte !) deux histoires totalement différentes… enfin presque. Les personnages sont, comme souvent dans les romans de Houellebecq, totalement barrés. Un peu tête à claque, un peu, voire beaucoup, en marge de la société. Mais finalement assez attachants.

En l’occurrence, j’ai aimé cette façon qu’à l’auteur de se mettre en scène et de parler de lui. Totalement cocasse, voire un poil touchant (je sens que cet adjectif ne remportera pas l’adhésion de la majorité des lecteurs de Houellebecq !).

Et puis, je crois que j’aime Houellebecq pour cette capacité qu’il a de mettre en scène le sordide, qu’il soit factuel ou qu’il ait trait à une situation en particulier.

Je ne dirais rien de plus, je n’ai pas envie de gâcher la surprise du final.

Je dirais simplement que je ne regrette pas d’avoir succombé à l’appel de la nouveauté !

Ce que dit la 4ème de couv’ :
Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman, devait vous en raconter l’histoire, il commencerait peut-être par vous parler d’une panne de chauffe-eau, un certain 15 décembre. Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passa seul de nombreux réveillons de Noël.
Il évoquerait certainement Olga, une très jolie Russe rencontrée au début de sa carrière, lors d’une première exposition de son travail photographique à partir de cartes routières Michelin. C’était avant que le succès mondial n’arrive avec la série des « métiers », ces portraits de personnalités de tous milieux (dont l’écrivain Michel Houellebecq), saisis dans l’exercice de leur profession.
Il devrait dire aussi comment il aida le commissaire Jasselin à élucider une atroce affaire criminelle, dont la terrifiante mise en scène marqua durablement les équipes de police.
Sur la fin de sa vie il accédera à une certaine sérénité, et n’émettra plus que des murmures.
L’art, l’argent, l’amour, le rapport au père, la mort, le travail, la France devenue un paradis touristique sont quelques-uns des thèmes de ce roman, résolument classique et ouvertement moderne.

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Au rayon de mes dernières lectures, une bédé très très courte, mais très très bien.

A la première lecture, j’ai été je l’avoue un peu désarçonnée par le récit ultra court. Princesse Suplex, c’est l’histoire de Gabi, une jeune femme qui se mue le week-end en Princesse Suplex, une catcheuse amatrice accro au ring. Une histoire plutôt alléchante, donc, qui tient en 32 pages ! C’est … oui, désarçonnant, je ne vois pas d’autre terme.

A vrai dire, j’ai même refermé le livre un peu furieuse, avec ce sentiment aussi confus que fugace d’avoir été un peu arnaquée. Ça m’a agacée, de lire une histoire aussi courte. Parce que j’accrochais bien avec les dessins de Léonie, parce que la trame narrative était drôlement captivante, et parce que bon, voilà quoi : 32 pages, mince quoi, en 5 minutes l’affaire est pliée  !

Et pourtant. Parce que j’avais plutôt apprécié le genre, je l’ai relu, tout de suite, dans la foulée. Histoire de me mettre vraiment les nerfs en pelote. Ou pas.

Bien m’en a pris : oui, je regrette que Princesse Suplex soit si court. Mais de toute évidence, c’est une vraie bonne bédé. La première de Léonie, publiée aux éditions Manolosanctis, une maison d’édition communautaire. Une première bédé qui je l’espère, sera suivie de plein d’autres loooongsues autres !

Ce que dit la 4ème de couv ‘ : Piledriver, cordes à linge, suplex… Bienvenue dans l’univers haut en couleurs du catch ! Sueur, corps gras, prises botchées et ambiance de kermesse sont au rendez-vous. Mais derrière les costumes à paillettes se cachent des êtres passionnés, des hommes, mais aussi des femmes avec leurs rêves, leur quotidien et leur sensibilité. Très loin des lumières aveuglantes du monde des professionnels, Léonie préfère se focaliser sur le catch amateur en nous narrant les aventures quotidiennes de Princesse Suplex, entre catch et vie de famille, RKO et gratin dauphinois, Powerslam et journal de 20 heures.

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