Tag : maillot Eres

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J’ai longuement hésité à parler de cette expérience au moins trépidante et truculente. D’abord, parce qu’il est entendu que je n’ai absolument pas le moindre gramme de cellulite, évidemment. Ensuite – et surtout ! – car je sais qu’une vague de billets sponsorisés basés sur des tests en instituts tourne en ce moment sur les blogs.

Alors que moi, je ne suis sponsorisée que par mon envie de faire disparaître cette ignominie. Enfin.

Et je précise, oui, on peut être mince ET capitonnée. Il faut vraiment tout justifier ici, ça devient fatiguant, j’te jure.

Tout a commencé un jour d’avril. Nue comme un ver et d’une blancheur fluo à faire pâlir un réverbère, je m’attelle courageusement à l’essayage d’un maillot. Avril. Même pas entrevu la possibilité des vacances, même pas réactivé en catastrophe mon abonnement au club de gym, même pas stoppé le cheese cake qui met le plus délicieux des points finals à mon dîner. N’importe quoi, quoi.

Or donc, je suis là, dans cette cabine, pleine d’un courage insoupçonné à défaut d’être pleine de grâce. La lumière est crue. Trop crue. Je me tourne, me retourne et scrute le moindre défaut. Et là, c’est le drame. C’EST QUOI CETTE CELLULITE INFAME QUE MÊME PAS J’AI BESOIN DE PINCER LE CUISSOT POUR QU’ELLE SE VOIT hein, c’est quoi ?!!

J’aurais pu accuser la cabine, l’éclairage, mais je fais courageusement face à la réalité. J’ai un paquet de cellulite. Bordel.

En moins de deux, j’étais chez ma copine Insaf, l’implorant de sauver mon cuissot de cette infamie entre deux sanglots. « Cellu M6 ma belle », qu’elle a répondu, Insaf. « Tu vas avoir les fesses des danseuses du Crazy en deux-deux » (oui, Insaf compte parmi sa clientèle des danseuses du Crazy. Faut pas que j’en croise une, je vais défaillir).

Voilà comment, depuis un mois, je souffre en silence deux fois par semaine pendant 40 minutes. Je peux vous dire, c’est sport, rapport qu’Insaf s’est formée au Cellu M6 pendant trois mois chez un kiné. Je ne suis pas peu fière d’être arrivé à la puissance 7 (celles qui savent comprendront).

Si la cellulite a disparu ? Nan mais vous croyez encore au Père Noël, vous ?! Bien-sûr que non, elle n’a pas complètement disparu (la saloooope). Mais indéniablement, je sens qu’elle perd du terrain.

J’ai pris un abonnement. Il faut ce qu’il faut. 200€ les 5 séances (ce qui revient à 40€ la séance. Pas trouvé moins cher à Paris) + 20€ pour le collant-combi-sexy indispensable.

Et comme Insaf c’est ma ceupine et qu’elle est super chic, si vous l’appelez à l’institut en donnant le mot magique « Bikini », elle vous offrira le tarif des Happy Hours toute la journée.

Je vous laisse, je vais gober mon arnica pour limiter la casse (arnica montana 5ch, ça vous évitera de vous faire afficher auprès de ce si beau pharmacien qui vous demandera « quel dosage pour l’arnica, vous en avez besoin pour quoi ? »…… Comme si je n’avais pas assez honte avec moi-même, déjà !).

Institut Le Shyraz
18 rue de l’Etoile
75017 Paris
01 55 37 98 29

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Il est de ces pièces tellement mythiques qu’on ose à peine les regarder. Ni même les effleurer. Encore moins franchir la porte de ces univers feutrés qui entourent bien souvent ces petits bouts de luxe.

Alors pensez, quand j’ai reçu il y a quelques semaines une invitation à venir découvrir la collection de maillots-de-bain Eres et… en choisir un, mon cœur n’a fait qu’un bond. Hop, j’ai répondu dans le seconde que j’en serais, évidemment-what-else (comme quoi, j’arrive parfois à gérer mes mails, quand il le faut vraiment) (mais euh). Et j’ai cessé de m’alimenter immédiatement, rapport qu’une copine de copine de copine m’avait dit qu’un jour, elle s’était rendue dans la boutique et que c’était cabines communes imagine-un-peu-l’horreur.

Ah ça pour sûr, essayer un maillot au sortir de l’hiver, quand la menace de la cabine commune plane et alors même que je n’en suis qu’à ma 4ème séance de Cellu M6 même si je n’ai absolument pas l’ombre d’un capiton cela-va-de-soit : blogueuse, c’est pas un métier facile, c’est moi qui vous le dis !

Jour J. Le cœur battant et la fesse aussi ferme que possible, je franchis le seuil du n°2 de la rue Tronchet.

Une poignée de blogueuses s’est déjà abattue sur les maillots comme la misère sur le pauvre monde mais moi, pas folle, je sais qu’il faut endormir le capiton au préalable à grand coup de boisson si possible alcoolisée avant toute velléité d’essayage. Oh eh oh, vous êtes marrants, vous. Vous croyez que c’est facile d’affronter tout ça sans un petit coup de pouce ?

Quelques coupes plus tard, je me sens d’attaque. D’attaque à faire sortir pas moins de 5 maillots tous plus dingues les uns que les autres. D’attaque à encaisser un « ouh la la, je vous conseille de prendre un 40, Eres taille trèèès petit !« . D’attaque à affronter la cabine individuelle, certes, mais quand même.

Des milliers d’heures plus tard, je suis coincée entre un petit itsi bitsi tini ouini, tout petit, petit, bikini rouge poufiasse et un une-pièce bleu électrique. Nadia vote bleu, Elodie et Marie rouge. La vendeuse, adorable au demeurant, me demande sans sourciller si c’est mon premier maillot-de-bain Eres, nan nan, j’en ai une caisse entière à la maison mais j’hésite, quoi. J’te jure. En fonction de quoi elle me suggère le bleu, parce qu’on vient à Eres par le une-pièce, indéniablement.

Soit, je ne suis pas une fille contrariante. J’ai beau n’avoir pas porté de maillot une pièce depuis que mes parents m’offraient encore mes vacances, j’ai beau vouloir bronzer du nombril autant que du cuissot : je suis joueuse, j’opte pour le une-pièce.

Savoir que Fonelle HERSELF, laquelle s’est jointe aux blogueuses pour choisir son maillot (encore un peu et on va vraiment croire que blogueuse, c’est mieux que journaliste), a opté pour un une pièce me conforte dans mon choix de la hype : cet été,  j’aurais la bedaine aussi blanche que mes fesses mais ça pour sûr, je serais la plus chic des congés payés !

Bon, l’air de rien, je l’ai essayé ce week-end et j’ai pu constater in vivo l’effet du maillot Eres : regards en coin des voisines de transats, chuchotements, et pour clore cet après-midi estival, un sublime « excusez-moi, il vient d’où, votre maillot ? » Victoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiire !

(Bon, ok, la bedaine blanchâtre s’en sort un poil moins bien… Vous ne seriez pas un peu rabat-joie, des fois ?!).

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