Tag : mariage frères paris

Toutes les photos sont de Marie.

Êtes-vous prêts à baver devant votre écran, à saliver sévèrement à quelques minutes à peine du déjeuner, à avoir la pupille qui chatouille vos papilles  ?

Bon, c’est bon alors, on peut y aller !

Samedi dernier, j’organisais un goûter à la maison avec quelques amies. Je sais, c’est moche de vieillir. Avant, on organisait des soirées et on trinquait jusqu’au petit jour. Maintenant, on s’adonne à des goûters avec du thé et des petits sablés. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise…!

Or donc, j’organisais un goûter. Et v’là-t-y pas que Marie se pointe avec un panier remplit de petites boites ma foi fort alléchantes.

De son panier magique, Marie sortit, devant nos yeux ébahis, moult petites choses à croquer parmi lesquelles des sablés, des petits cakes et des cookies.

Après les « aaaah » et les « oooh » de rigueur devant tant de mignonneries induites par l’emballage, nous craquâmes et déballâmes fissa ces douceurs.

Bien nous en prit. Les cookies frisent la perfection (laquelle, en la matière, est toujours détenue à ce jour par Laura Todd). Les sablés fourrés au chocolat fondent divinement en bouche. Les petits cakes au chocolat recèlent une surprise que je ne dévoilerais pas ici, au risque de me faire cordialement détester ad vitam eternam par vos estomacs qui je l’entends, crient maintenant famine.

En un mot comme en cent, vous l’aurez compris : je suis séduite par les pâtisseries de Lili Joe. Surtout depuis que je sais qu’aux manettes de ces douceurs se cache une toute jeune femme. Gourmande, talentueuse et créative, Lili Joe s’est lancée il y a très peu de temps dans l’aventure. Toutes ses pâtisseries sont réalisées de ses blanches mains et avec des ingrédients de première qualité. En outre, Lili Joe n’utilise ni colorant, ni conservateur.

Last but not least, ses biscuits, gâteaux et autres douceurs sont livrés partout en France sous 48h. Le macaron peut aller se rhabiller…

Merci Marie pour la découverte !

Post Scriptum : vous avez vu ? J’ai un joli bouton « J’aime » à la fin des billets. Et l’onglet City Guide renvoie désormais sur le carnet des p’tites adresses parisiennes (et plus sur le Google Maps qui n’était pas franchement facile à mettre à jour, finalement). Voilà des semaines, que dis-je, des mois que j’avais besoin d’un pro pour se charger de mettre les mains dans le cambouis à ma place. Pas que je m’estime au-dessus de la tâche, hein. Juste, je ne sais pas faire. Grâce à Louise, ma bonne fée, c’est chose faite ! N’hésitez si vous avez besoin de quelqu’un de bien. Louise intervient rapidement et ses tarifs sont intéressants.

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(Attention, si vous n’aimez pas le thé, oubliez ce billet !)

Ceux qui me lisent depuis un moment le savent : je suis dingue de thé. Matin, midi, soir… je ne jure que par le thé, hiver comme été, jour après jour. Oh, ça va hein, chacun sa drogue après tout !

En la matière, je commence à avoir mes petites habitudes. J’aime le thé bien noir le matin, plutôt un Earl Grey (ma préférence du moment va au « Earl Grey French Blue » de Mariage Frères). Dans la journée, j’enchaîne avec des thés noirs parfumés, des thés verts parfumés voire, un petit Detox pour les jours de grande forme où je pense naïvement qu’un grand mug de ce brevage va forcément compenser la tablette de chocolat que je viens de m’enfiler. Ne m’ôtez pas mes illusions, je vous en prie.

En toute logique, plus je progresse dans mon addiction, plus je suis exigeante.

Mon fournisseur number one est et reste Mariage Frères. Même si la maison est vieillissante (pour ne pas dire croupissante !), même si le service de presse est nul, même si les salons de thé sont le repère des nantis de plus de 50 ans only. C’est comme ça : les thés de cette enseigne sont fabuleux, incomparables, incroyables.

Et puis, depuis peu, j’ai ouvert mes chakras et je suis partie à la découverte d’autres maisons. Rapport que c’est moche, quand même, de faire sa vilaine snob et d’avoir les idées aussi arrêtées.

J’ai donc franchi la porte d’un Palais des Thés. Bonne pioche, bien apprécié le hit de la maison, le « Thé du Hammam », et puis le « Thé des Moines » et l’équivalent du « Sakura » de mon chouchou, le thé « Fleur de Geisha ». Je suis moins dingue de l’ambiance bobo-baba cool post hippie retardé qui se dégage des boutiques… Mais bon, vous savez ce qu’on dit sur la crémière.

Et puis, enfin, en matière d’aventures théinées, je ne pouvais évidement pas omettre de découvrir Kusmi Tea. Ou plutôt, de le REdécouvrir.

Kusmi Tea… J’y avais mis un premier pied quelque part en 2006, attirée par l’image très séduisante de la boîte moi, la névrosée du thé. Repartie avec l’immanquable « Prince Vladimir », séduite par cette odeur enivrante qui me rappelait les bonbons de mon enfance (un en particulier : la petite poudre rose qui se trouvait dans une sorte de mini-boîte en plastique rouge, vous voyez de quoi je veux parler ? J’étais littéralement dingue de ces trucs là).

Ravie par cette promesse olfactive, je rentre fébrilement infuser la chose. Et là, c’est le drame : la déception est au moins aussi grande que les espoirs que j’ai placés dans cette dégustation, le goût du thé se révélant fadasse. Loin, bien loin de la promesse induite par l’odeur, donc (je sais, j’insiste, mais j’étais VRAIMENT déçue).

A l’époque, j’en avais donc conclu que Kusmi excellait largement plus dans le marketing (jolies boutiques, très jolies boîtes, identité visuelle pêchue et oh combien plus dynamique que celle de Mariage Frères, accueil en boutique irréprochable) que dans le thé. Voire, que la marque avait crée de toute pièce une identité toute belle, toute neuve, à partir de rien.

Et puis, un samedi matin… Je découvre la boutique historique de la marque au 75 de l’avenue Niel dans le 17ème.

Je découvre les boîtes qui datent du début du 20ème, quand la famille Kousmichoff, fondatrice de Kusmi Tea en 1867 (!) arrivèrent à Paris. Je découvre que la marque a une véritable histoire, un vrai passé. Un passé qui plus est drôlement cohérent avec son présent. La preuve :

Alors ? Alors, vous savez aussi ce qu’on dit sur les imbéciles…

Je suis repartie de la boutique avec quelques échantillons, prête à donner une seconde chance à cette maison séculaire.

La suite au prochain numéro… !

Si vous avez l’occasion de passer par là, allez faire un tour dans cette boutique : tout, ou presque, y est d’origine. La tapisserie, les boîtes de thé, la balance… et même, l’atelier dans lequel trois ouvrières œuvraient encore il y a peu, cousant les mousselines de thé, collant les étiquettes des boîtes au stick Uhu (véridique) et réalisant les mélanges devant les clients !

Dernière chose / bon à savoir : sachez que cette boutique propose en permanence 10% de réduction sur la plupart des thés Kusmi (seules les nouveautés et le thé Detox sont exempts de cette ristourne). La raison ? De nombreux habitués du quartier viennent régulièrement chercher leur thé préféré, année après année, génération après génération… C’est pour rester fidèle à l’image séculaire de la marque que cette politique de prix a été mise en place. Je salue le geste !

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