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Facebook appliqué à l’art ? ça existe, et c’est le Louvre qui nous offre ce nouveau service communautaire.

(Je sens que je vais perdre à peu près 90% d’entre vous, mais tant pis, j’ai très, très envie de vous en parler !). Alors voilà, je vous explique. Vite fait, no stress !

Sur communaute.louvre.fr, on s’inscrit. Et on rejoint la communauté des amoureux du Louvre. Je vous rassure tout de suite, pas besoin d’être bac+12 en Léonard de Vinci, Michel Ange & co : il suffit d’aimer certaines œuvres, et d’avoir envie de partager ses opinions, ses appétences et tout le tintouin.

Concrètement, que fait-on sur cette communauté ?

  • On crée et on publie des photos, des vidéos ou bien encore des articles. Pour retracer une visite, la préparer, inventer des parcours de visite au sein du Louvre
  • On enrichit les quelques 1700 notices d’œuvres du Louvre disponibles sur le site en leur associant des mots-clés
  • On crée des Galeries d’œuvres pour retrouver en un clin d’œil toutes les œuvres qui nous plaisent à nous
  • On participe à des discussions : l’exposition qu’on n’oubliera jamais, le mystère des chefs d’œuvre…
  • On découvre de nouvelles œuvres en cliquant de mot clé en mot clé.

Le tout sur une plateforme élaborée par Orange, plutôt fluide et bien faite.

J’ai malgré tout quelques mini regrets :

  • déjà, que cette communauté ne s’accompagne pas de son pendant mobile. Pour moi, le partage sur un réseau social, quel qu’il soit, se fait le plus souvent en live. Si je visite une expo qui me plait, je vais avoir envie de poster tout de suite dans la seconde un tweet ou une photo (quoi, je suis complètement névrosée.. ?!). Pas forcément 2 heures plus tard, lorsque je serai rentrée chez moi et que j’aurais probablement 50 trucs à faire plus urgents.
  • ensuite, s’il ne faut pas être experte ès-œuvres d’art, il faut un minimum de connaissances pour prétendre à les partager. Très concrètement, j’ai voulu uploader hier soir une photo que j’avais prise la veille. Une photo de statue. Dont j’ai oublié l’auteur. Je sais, c’est moche, mais là n’est pas la question. Le problème étant qu’il faut obligatoirement saisir un titre pour partager sa photo. Et bon, je doute que « jolie statue » soit, disons… académique.

N’étaient ces petits détails, je suis friande de cette idée de démocratiser un tant soit peu l’art, le désacraliser. J’aime cette idée que le Louvre tente de rompre avec son image intimidante et de rapprocher ses différents publics.

Une initiative certes perfectible, mais qui mérite d’être saluée !

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Je parle rarement de mon travail ici. Voire, jamais. Boulot, blog… s’ils ont pour fil rouge « l’univers féminin », ces deux activités presqu’entièrement professionnelles sont, par nature, par essence, par obligation et finalement par conviction bien dissociées. On ne mélange pas les choux et les carottes, et puis c’est marre !

Pourtant, je l’avoue : parfois, j’aimerais vous embarquer dans certaines coulisses de mon quotidien. Mon quotidien de jour, s’entend : celui de responsable éditoriale du site de Cosmopolitan. Car après tout, quelle que soit notre activité professionnelle, on a souvent envie de se faire l’écho des espiègleries, turpitudes et autre bons mots qui essaiment notre quotidien : et pour cause ! 8 heures par jour minimum, forcément, l’impact de nos métiers sur nous, notre vie, nos réactions et cætera n’est pas neutre.

Et puis non. Trop compliqué. Tenir un blog, même aujourd’hui, même après 5 ans d’assiduité, même dans un contexte over web 2.0 & co n’est pas toujours évident à appréhender pour un employeur. Pas le mien, du moins !Et d’après ce que je vois régulièrement ça et là, je suis loin d’être la seule.

Evidemment, ça me contrarie. Au moins un peu, et avant tout parce que j’exècre les petites cases normatives étiquetées soigneusement : « blogueuse », « DINK » (enfin dual, j’me comprends, hein), « redac chef web », « trentenaire », « parisienne », « nullipare ». Au secours.

Du coup (tadaaaa) j’enfreins très exceptionnellement les règles que je me suis imposées pour vous parler de ce déjeuner, mardi dernier. Un déjeuner dans une chapelle, donc (pour ceux qui suivent !) (comment ça, c’est compliqué ?!). Un déjeuner organisé par une « grande marque de cosmétique » pour présenter sa collection de maquillage été 2011.

Bon, je dois vous l’avouer : déjeuner dans une chapelle m’a refroidie. Du moins de prime abord, quand j’ai constaté que ma table était située pile sous le nez de deux gisants. Bon appétit bien sûr.

Déjeuner dans un lieu de culte, euuuh, joker, non ?

Eh bien… Non ! Petit instant culture confiture dont je suis friande et qui m’a poussée à partager ce déjeuner avec vous : La Chapelle des Arts, d’après ce que j’ai compris après quelques recherches (en live from l’iPhone, s’agissait de me détendre et d’apprécier ce déjeuner, je vous rappelle), n’a été que bien peu de temps un lieu de culte. Construite au 17ème siècle pour le couvent des Petits Augustins, elle a rapidement été utilisée pour entreposer des œuvres d’art. Dans une optique de collection, d’abord, avec les œuvres réunies par Catherine de Médicis et la Reine Margot. Puis, pendant la Révolution, dans une optique de protection : Alexandre Lenoir fit aménager le lieu pour y entreposer des œuvres menacées de destruction, comme les tombeaux des rois de France de Saint-Denis.

La suite est simple : la Chapelle fut convertie en musée au début du Premier Empire (1804 bande de petits incultes !) (évidemment que je le savais et que je n’ai pas eu à googler pour checker, pffff), pour, enfin, être rattachée en 1816 à l’École des beaux-arts, the one and only.

Du coup, j’avais limite envie de faire risette avec mes voisins les gisants. Limite, j’ai dit, s’agissait pas de pousser mémé dans les orties, non plus !

La photo que l’on voit sur ma photo (!) est signée Ricardo Mira (gros doute sur l’orthographe, pardon d’avance), le nouveau photographe de Givenchy. Je suis dingue de son travail, simple, épuré, et tellement fort à la fois… Cf. cette Liv Tyler… époustouflante, non ?!

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Oui bon, je vous l’accorde : voilà un moment que j’ai délaissé ces brèves.

En même temps, je tente depuis quelques semaines un sevrage du web pendant le week-end. Trop de Facebook, trop de Twitter, trop de blog, mail, Netvibes et j’en passe. J’arrive à saturation.

Du coup, je peux vous dire que la coupure est drôlement agréable, voire, salvatrice !

Nonobstant et puisque nous voilà pourvu d’un loooong week-end de trois jours (gniiii), voilà quelques brèves à vous mettre sous la dent en ce week-end pascal. Avec, s’il-vous-plaît, une nouvelle illustration d’Adéjie qu’on applaudit bien fort !

// A lire : le très bon papier de Fiona Schmidt, ancienne collègue de chez Cosmo et nouvellement redac chef de Be.

J’achète ce magazine pour le moment, même si je doute pouvoir tenir la cadence de 4 hebdos par semaine… !

Mais en l’occurrence, son papier, intitulé « De la chance d’être une pouffe » est brillant. Et pas uniquement parce qu’elle synthétise à la perfection mon opinion sur la non dichotomie entre contenu féminin vs cerveau…

Car oui, c’est un fait : que ce soit côté blog (de fiiiiille) ou côté pro, force est de constater que l’amalgame est vite fait. Sous prétexte que vous parlez vernis, robe et shampoing, on vous prend systématiquement, ou presque, pour une dinde décérébrée. Ce qui est aussi ridicule que fatiguant, à la longue.

Bref, comme disait Pépin : lisez ce papier, vous le trouverez p 15. J’en ferai peut-être même un billet, tiens.

// Autre raison de lire le Be de cette semaine, la très belle série photo beauté signée James Bort.

En feuilletant le magazine, je me suis arrêtée sur cette série en me disant que pour une fois, les photos étaient vraiment trèèès belles. Curieuse, je regarde qui l’a signée. Dingue ! C’est James.

Voilà, j’arrête de parler de Be, on va croire que je ne suis pas une fille loyale, sinon.

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