Tag : Paris insolite

©photo Roman Jehanno

Nouvelle semaine… nouvelle interview parisienne !

J’espère que vous aimez toujours le genre. Je m’inquiète devant le peu de réactions suscitées par les éditions précédentes.

Vous noterez que je tente désespérément d’appâter le chaland en collant du beau gosse à tout va. D’abord Guillaume et cette semaine Sébastien.

Sébastien est le blogueur aux manettes de dandies.fr. Un des rares blog d’homme que je suis avec assiduité. Et même si Sébastien n’est pas entièrement parisien (un suresnois, en d’autres termes…. un banlieusard, diantre !), il a accepté de répondre à l’interview parisienne.

Voilà ses réponses :

? Qui es-tu ?
Bonjour Deedee.
Qui suis-je ? Sébastien Claudet, 30 ans, suresnois, brun, 1m78, 75 kilos, Média Planner digital et créateur d’un blog sur la mode Homme, dandies.fr.

? Te définirais-tu comme un parisien de naissance, un parisien de cœur ou un parisien de passage ?
Difficile de te répondre. Définitivement pas un parisien de passage. J’hésiterai plus entre les deux premiers choix.
Bien que la distinction entre la banlieue et Paris est quasi inexistante pour moi, je dirai que je suis Parisien de naissance mais Suresnois de cœur.

Pourquoi ?
Habitant depuis une trentaine d’années dans un petit village aux portes de Paris (Non, il serait trop simple de me catégoriser de banlieusard), j’aime habiter Suresnes qui me fait bénéficier tous les bons côtés de la vie Parisienne sans les inconvénients que je lui reproche. Quoi de mieux que d’être dans un petit village où il fait bon vivre avec la proximité de Paris à sa portée.
Pour les banlieuso- sceptiques, en scooter, nous sommes rapidement dans Paris, 5 min pour les champs, 15 pour Chatelet, 25 pour République, que demander de plus. Ainsi découvrir les bars et restaurants ou même se balader dans Paris est un jeu d’enfants. A côté de ça, on peut bénéficier de la tranquillité du bas de Suresnes, de son petit pub, de son petit café et de ses petits restaurants mais aussi de sa proximité du bois pour aller se promener, faire du vélo, ou autre. Plus personnellement, Suresnes me permet d’être près de ses proches et de ma famille. C’est définitivement un combo que j’aurai dû mal à quitter.

? Si tu devais définir Paris en quelques mots…
Antinomique, beau, culturel, terrasse, travail, bon vivre, stress et gris. En gros, ce que j’aime en Paris, c’est Paris au mois d’Août.

? Si Paris était une chanson ?
Mmmm… Ardu. Je dirais I Love Paris de Frank Sinatra (la version d’Ella Fitzgerald se laisse aussi très bien écouter)

? Si Paris était un parfum ?
Chanel n°5. Tout simplement car ma grand-mère est la première à m’avoir fait visiter Paris. Je me souviens de longues marches à ses côtés et Chanel n°5 était tout simplement son parfum.

? Si tu devais quitter Paris, tu serais…
…perdu. Il faudrait que cela soit une grande ville ou qu’il y ait des atouts comme la mer ou la montagne à proximité. J’abandonnerai Paris pour des villes à l’étranger comme Santa Monica, Londres ou une île paradisiaque.

? Ton restaurant préféré ?
Pour un ventre sur pattes tel que moi difficile à dire, il y en a tant. Mon préféré Chez Denise autrement appelé La Tour de Montlhéry près de l’Eglise Saint Eustache dans le 1er – 5, rue des Prouvaires, un endroit où faire bonne chère. (Les habitués comprendront l’allusion)
Il y a aussi le Coupe Chou dans le 5ème, près des grandes écoles (9-11, rue de Lanneau). Poutres et pierres apparentes, l’endroit est parfait pour oublier le temps et la cuisine trad. nous transporte.

? Ton café/bar/salon de thé préféré ?
Salon de thé ? Comment ne pas citer Angelina, c’est quasi obligatoire.

Pour les bars, je dirais plus le Fumoir, l’Andy Wahloo, le P’tit Railleur, le Kitsch. Les bars dépendent de mes humeurs et/ou des rencontres de la soirée. Heureusement, tu ne m’as pas demandé les pubs. Je me tairais donc sur tous mes petits endroits où la bière coule à foison.

? Ta boutique préférée ?
Rien d’exceptionnel. Old England, les galeries Lafayette, le Bon Marché. J’aime voir plein de styles, de marques différentes recentrées dans un même endroit. Mais je trouve plus mon inspiration dans le shopping en ligne. Je suis un aficionado des ecommerçants, on y trouve des pépites. Un en particulier ? Le dernier en date : Johan Lindeberg – http://www.jlindeberg.com/#maincollection

? Pour toi, le métro, c’est…
…une histoire d’amour passée. J’ai quitté, renoncé au métro pour le tromper ouvertement avec mon scooter. Quelle joie de pouvoir se balader aussi rapidement dans les rues de Paris et pouvoir se garer juste devant le bar ou le restaurant que l’on désire. Mais j’avoue que par moment, le métro me manque. J’adorais y aller pour voir les gens, m’imaginer des choses, les critiquer et regarder leur style vestimentaire. (NB. A la relecture de l’interview, je suis revenu au métro dû aux embrassades de mon scooter avec une voiture)

? Ton arrondissement préféré ?
Etant banlieusard, j’aurai dû mal à le dire. Pour y habiter, j’aurai dit le 17ème car proche de ce que je connais. Mais j’avoue avoir un faible pour le 5ème. C’est un quartier et un arrondissement que l’on oublie facilement car loin des hot spots parisiens, mais j’aime bien y trainer mes guêtres.

? Ton lieu préféré ?
Dur de choisir… Il y a toujours un lieu ou l’émotion nous dicte de vouloir sans cesse y retourner… Le parc Monceau et ses saules pleureurs ?

? Le mot de la fin ?
Tout à bord, merci Deedee pour cet interview, un jeu assez ardu malgré soi qui nous replonge dans des songes et des divagations… Enfin pour ma part. Pour un dernier mot sur Paris, je dirais que l’on ne peut qu’aimer Paris car ce qui fait Paris, c’est que chacun peut faire son Paris.

Retrouvez l’intégralité des interviews parisiennes et les chouettes adresses des interviewés ici !

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Toutes les photos sont de Morgane.

C’était un dimanche. Il faisait beau… il faisait frais. Très frais. L’occasion pour Gaston d’enfiler un bon gros pull doudou et de partir en goguette dans Paris avec Morgane pour guide et photographe !

Bon, on va laisser tomber le Gaston-style deux secondes, rapport que j’aime bien parler de moi comme Alain mais bon. Pour parler de ses coups de cœur, le « je » est encore ce qu’il y a de mieux.

Or donc, je suis très sensible à l’univers de Morgane des Composantes…. Vous commencez à le savoir !

A force de jouer les groupies de base, une belle rencontre est née : Morgane m’a demandé il y a quelques mois de poser dans la petite robe noire qu’elle avait créée, j’ai accepté avec un plaisir à peine dissimulé. Et ce jour là, quand elle m’a proposé de partir une journée dans Paris pour réaliser une Gastonade in real life, j’ai sauté de joie !

7 mois plus tard, nous  y sommes arrivées : voilà un des sept looks que nous avons réalisé ce jour-là.

Un pull, donc, pris en taille 3 pour faire un gros long pull ou une mini micro robe bien chaude…

… accessoirisé avec une grosse ceinture parfaite et une pochette prêtées par Morgane…

… et mon indécrottable paire de derby’s que je peine à quitter

Une équation presque parfaite !

(Pont du Carrousel, je crois. Et sur la photo plus haut, il s’agit du Pont des Arts)

Pull Marilyn pour Gérard Darel // Collants H&M (ils sont par-faits) // Chaussures Claudie Pierlot // Ceinture vintage // Pochette Les Composantes // Gaston Emmanuelle Esther

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Je parle rarement de mon travail ici. Voire, jamais. Boulot, blog… s’ils ont pour fil rouge « l’univers féminin », ces deux activités presqu’entièrement professionnelles sont, par nature, par essence, par obligation et finalement par conviction bien dissociées. On ne mélange pas les choux et les carottes, et puis c’est marre !

Pourtant, je l’avoue : parfois, j’aimerais vous embarquer dans certaines coulisses de mon quotidien. Mon quotidien de jour, s’entend : celui de responsable éditoriale du site de Cosmopolitan. Car après tout, quelle que soit notre activité professionnelle, on a souvent envie de se faire l’écho des espiègleries, turpitudes et autre bons mots qui essaiment notre quotidien : et pour cause ! 8 heures par jour minimum, forcément, l’impact de nos métiers sur nous, notre vie, nos réactions et cætera n’est pas neutre.

Et puis non. Trop compliqué. Tenir un blog, même aujourd’hui, même après 5 ans d’assiduité, même dans un contexte over web 2.0 & co n’est pas toujours évident à appréhender pour un employeur. Pas le mien, du moins !Et d’après ce que je vois régulièrement ça et là, je suis loin d’être la seule.

Evidemment, ça me contrarie. Au moins un peu, et avant tout parce que j’exècre les petites cases normatives étiquetées soigneusement : « blogueuse », « DINK » (enfin dual, j’me comprends, hein), « redac chef web », « trentenaire », « parisienne », « nullipare ». Au secours.

Du coup (tadaaaa) j’enfreins très exceptionnellement les règles que je me suis imposées pour vous parler de ce déjeuner, mardi dernier. Un déjeuner dans une chapelle, donc (pour ceux qui suivent !) (comment ça, c’est compliqué ?!). Un déjeuner organisé par une « grande marque de cosmétique » pour présenter sa collection de maquillage été 2011.

Bon, je dois vous l’avouer : déjeuner dans une chapelle m’a refroidie. Du moins de prime abord, quand j’ai constaté que ma table était située pile sous le nez de deux gisants. Bon appétit bien sûr.

Déjeuner dans un lieu de culte, euuuh, joker, non ?

Eh bien… Non ! Petit instant culture confiture dont je suis friande et qui m’a poussée à partager ce déjeuner avec vous : La Chapelle des Arts, d’après ce que j’ai compris après quelques recherches (en live from l’iPhone, s’agissait de me détendre et d’apprécier ce déjeuner, je vous rappelle), n’a été que bien peu de temps un lieu de culte. Construite au 17ème siècle pour le couvent des Petits Augustins, elle a rapidement été utilisée pour entreposer des œuvres d’art. Dans une optique de collection, d’abord, avec les œuvres réunies par Catherine de Médicis et la Reine Margot. Puis, pendant la Révolution, dans une optique de protection : Alexandre Lenoir fit aménager le lieu pour y entreposer des œuvres menacées de destruction, comme les tombeaux des rois de France de Saint-Denis.

La suite est simple : la Chapelle fut convertie en musée au début du Premier Empire (1804 bande de petits incultes !) (évidemment que je le savais et que je n’ai pas eu à googler pour checker, pffff), pour, enfin, être rattachée en 1816 à l’École des beaux-arts, the one and only.

Du coup, j’avais limite envie de faire risette avec mes voisins les gisants. Limite, j’ai dit, s’agissait pas de pousser mémé dans les orties, non plus !

La photo que l’on voit sur ma photo (!) est signée Ricardo Mira (gros doute sur l’orthographe, pardon d’avance), le nouveau photographe de Givenchy. Je suis dingue de son travail, simple, épuré, et tellement fort à la fois… Cf. cette Liv Tyler… époustouflante, non ?!

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