Tag : pile de livres à lire

Quelque part en 2007, je poussais un grand cri contre les bobos… ou plutôt contre ceux qui en parlent à tout va. Et puis, bon an, mal an, il faut bien reconnaître que le phénomène s’est un peu tassé… à moins que j’y prête moins attention ?

Toujours est-il que la semaine dernière, surpriiiiiise, j’ai reçu le livre des Bobos de merde, commis par les tenanciers du blog éponyme.

Au départ, j’ai cru qu’il s’agissait ni plus ni moins d’une compilation des billets de leur (très bon) blog. Las ! Ce livre est une vraie petite pépite.

D’un côté, Benoît. Journaliste, parisien, Benoît incarne justement ce bobo parisien qui fait tant couler d’encre.

De l’autre, Bixente, fraîchement débarqué de son Pays Basque et désireux de croquer cette capitale dans laquelle il débarque.

Inlassablement, les deux compères vont de parcours initiatiques en vernissages et autres soirées si chères aux parisiens qui aiment être vus. Le lecteur se délecte des tableaux extrêmement bien croqués que lui servent les deux auteurs.

Bien sûr, le livre n’est pas exempt de clichés. Mais in fine, il très bien écrit, drôle et fin… que l’on soit parisien ou non ! L’essentiel étant d’avoir un sens de l’humour bien affûté et de savoir faire, parfois, preuve de second degré. Car après tout… ne sommes nous pas toujours le bobo de quelqu’un ?

Ce que dit la 4ème de couv’ : Certains sont nés bobos, d’autres le sont devenus… Benoît, cliché sur pattes, est abonné aux Inrocks, à Technikart et à Libé, qu’il lit en écoutant Benjamin Biolay, Vanessa Paradis ou Gainsbourg, père et fille, sur son iPod. Quand il ne part pas en vacances à l’étranger, il investit les maisons de ses amis sur la côte basque.

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Ou comment j’ai cru devenir libraire.

Depuis quelques semaines, les éditions Pocket ont lancé leur collection de BD, offrant ainsi aux lecteurs l’opportunité de découvrir de jeunes talents ainsi que des grands noms de la bédé à petit prix.

Grande lectrice de bédés, j’avoue aimer l’objet autant que le contenu. Et donc, préférer l’originale, la vraie, grand format, papier épais et toussa. Mais… à 5,90€ la bédé, je l’avoue… pas de quoi bouder son plaisir !

En l’occurrence, j’ai beaucoup aimé découvrir Moi vivant, vous n’aurez jamais de pauses, de Leslié Plée, le premier travail d’une blogueuse.

C’est drôle, frais, pas prétentieux. J’aime bien les dessins. Et l’expérience qu’elle décrit/décrie est tout bonnement incroyable.

Ce que dit la 4ème de couv’ : « Moi vivant, vous n’aurez jamais de pauses », voici la phrase inouïe qu’osa un jour prononcer le chef de Leslie, vendeuse dans une « grande surface de produits culturels ».

Leslie Plée a utilisé son blog et ses dessins pour dépeindre ce quotidien surréaliste : les chefs décomplexés comparent les livres à des bouteilles de bière, managent leurs équipes avec cynisme, il y a de quoi rire… jaune.

Son expérience dans la grande distribution va la traumatiser et l’inspirer pour son blog. Repérée par Pénélope Bagieu, auteur de Ma vie est tout à fait fascinante et devenue directrice de la collection BD chez Jean-Claude Gawsewitch, Leslie Plée peut enfin toucher le grand public et raconter les dessous inavouables d’un monde bien à part…

Au même prix et dans la même collection, vous pourrez lire ou relire l’excellent Mon Gras et moi, de Gally. Et dans quelques semaines, d’après ce que j’ai compris, Fraise et Chocolat, qu’on ne présente plus.

Post scriptum : en allant fureter sur le blog de Leslie, j’ai cru comprendre qu’elle serait au salon du livre le samedi 27 et le dimanche 28 mars de 14h à 16h sur le stand pocket. A bon entendeur…

Post Post Scriptum : vous avez vu ? J’ai ajouté quelques rubriques en images dans la colonne pour faciliter la lecture et la recherche.

Notamment, un petit « vite, un livre ! » pour ceusses et celles qui veulent une piste de lecture vite fait.

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Voilà bien longtemps que je n’avais pas été autant séduite par un livre ! J’ai littéralement adoré cette Délicatesse, 8ème roman de David Foenkinos.

Le sujet, d’abord : celle d’une rencontre amoureuse improbable. Elle marche dans la rue, il l’aborde. Elle qui abhorre ce genre d’approche accepte pourtant d’aller boire un verre avec lui… Ils se marièrent, mais n’eurent pas les nombreux enfants escomptés. Car la mort fauche cette amour aussi inattendu qu’indicible qui lie Nathalie à François.

La plume, ensuite : oui, la plume de David Foenkinos est bel et bien empreinte de cette délicatesse qui lui est chère. Pour autant, l’auteur évite le gnangnan et le larmoyant qui aurait pu gâcher l’histoire grâce à un humour décapant. Les touches de second degré et autres boutades permettent d’insuffler une certaine fraîcheur à un sujet par ailleurs des plus sérieux. On en redemande, autant que son acuité à dresser les portraits de ses personnages… Pour tout vous dire, j’ai eu envie de relever une phrase sur deux tant l’écriture est juste et bien sentie.

Et que dire des petits instants « culture confiture » dont l’auteur truffe son roman ? Non, décidément, La Délicatesse est une excellente lecture. Mon premier roman de David Foenkinos… et sûrement pas le dernier !

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