Ah, je suis presque contente d’avoir un compte-rendu de lecture moins enthousiaste à faire ! Après mes derniers avis ultra-positifs à la chaîne, vous auriez légitimement pu vous dire que j’étais une bénie oui-oui en matière de lecture alors qu’en fait, tssss, pas du tout.
En l’occurrence, j’ai été déçue par cette lecture. Car si l’intrigue est intéressante, j’ai trouvé que le style était d’une lourdeur… mais d’une lourdeur !
C’est l’histoire de la lune qui va se décrocher du ciel. En Grande-Bretagne, seule une petite poignée d’élus est au courant de cette apocalypse imminente, parmi laquelle un éleveur de poulet.
Ca, c’est pour l’intrigue, donc.
Etant une inconditionnelle de fable visionnaire à tendance science-fiction (ne faites pas cette tête ! Je pense à des classiques comme le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley, 1984 de George Orwell, La Nuit des Temps, de Barjavel,mais aussi à des romans comme Globalia de Jean-Christophe Rufin, La Route, de Cormac Mc Carthy… pour ne citer que ceux-ci) , j’ai évidemment été immédiatement séduite.
Et puis… Nan, vraiment. C’est long, parsemé de détails complètement inutiles et qui freinent le rythme de lecture. On se noie dans une myriade de saynètes qui n’apportent, à mon sens, pas grand chose au récit. Peut-être est-ce du au fait que Robert Cedric Sherriff est initialement un auteur de théâtre ?
Toujours est-il que groumpf, j’ai lutté pour le terminer. Même à Bali, les pieds dans l’eau… !
Ce que dit la 4ème de couv’ : La lune va se décrocher du ciel britannique et personne ne le sait qu’une poignée d’hommes bien décidés à garder le secret jusqu’au bout. Parmi eux un éleveur de poules qui appartient à la race de ceux qui survivent aux catastrophes?: c’est ce survivant sans grandeur qui va nous raconter la plus terrible histoire vécue par le monde occidental et la consigner dans un manuscrit fantastique que les hommes du futur baptiseront Hopkins.
Dans la lignée d’un Wells, ce maître dans l’art d’inventer des fables pour faire réfléchir ses contemporains, mais avec une ironie, un sens du comique qui ne sont qu’à lui, R.C. Sherriff a composé le plus saisissant et le plus original des romans apocalyptiques. Ce chef-d’œuvre de la science-fiction anglaise, qui a influencé Aldiss ou Wyndham, a été salué par les maîtres du genre, dont Michael Moorcock qui en signe la préface inédite.
Un livre qui vous fera regarder la lune bien différemment…






















Moi vivant, vous n’aurez jamais de pauses, de Leslie Plée
Depuis quelques semaines, les éditions Pocket ont lancé leur collection de BD, offrant ainsi aux lecteurs l’opportunité de découvrir de jeunes talents ainsi que des grands noms de la bédé à petit prix.
Grande lectrice de bédés, j’avoue aimer l’objet autant que le contenu. Et donc, préférer l’originale, la vraie, grand format, papier épais et toussa. Mais… à 5,90€ la bédé, je l’avoue… pas de quoi bouder son plaisir !
En l’occurrence, j’ai beaucoup aimé découvrir Moi vivant, vous n’aurez jamais de pauses, de Leslié Plée, le premier travail d’une blogueuse.
C’est drôle, frais, pas prétentieux. J’aime bien les dessins. Et l’expérience qu’elle décrit/décrie est tout bonnement incroyable.
Ce que dit la 4ème de couv’ : « Moi vivant, vous n’aurez jamais de pauses », voici la phrase inouïe qu’osa un jour prononcer le chef de Leslie, vendeuse dans une « grande surface de produits culturels ».
Leslie Plée a utilisé son blog et ses dessins pour dépeindre ce quotidien surréaliste : les chefs décomplexés comparent les livres à des bouteilles de bière, managent leurs équipes avec cynisme, il y a de quoi rire… jaune.
Son expérience dans la grande distribution va la traumatiser et l’inspirer pour son blog. Repérée par Pénélope Bagieu, auteur de Ma vie est tout à fait fascinante et devenue directrice de la collection BD chez Jean-Claude Gawsewitch, Leslie Plée peut enfin toucher le grand public et raconter les dessous inavouables d’un monde bien à part…
Au même prix et dans la même collection, vous pourrez lire ou relire l’excellent Mon Gras et moi, de Gally. Et dans quelques semaines, d’après ce que j’ai compris, Fraise et Chocolat, qu’on ne présente plus.
Post scriptum : en allant fureter sur le blog de Leslie, j’ai cru comprendre qu’elle serait au salon du livre le samedi 27 et le dimanche 28 mars de 14h à 16h sur le stand pocket. A bon entendeur…
Post Post Scriptum : vous avez vu ? J’ai ajouté quelques rubriques en images dans la colonne pour faciliter la lecture et la recherche.
Notamment, un petit « vite, un livre ! » pour ceusses et celles qui veulent une piste de lecture vite fait.
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