Tag : pistes de lectures

freud bédéOr donc, dans ma fièvre acheteuse de bédés de la semaine dernière, je me suis procuré entre autres Freud, une biographie dessinée.

Comme le titre l’indique, Anne Simon (qui officie notamment pour Okapi, Astrapi et J’aime Lire) et Corinne Maier (oui, l’auteure, entre autres, de No Kid !) proposent une biographie de Freud. Ce qui aurait pu me faire fuir, de prime abord. Sauf que.

D’abord, la couverture est extrêmement séduisante (oui, je fais partie des pauvre erres sensibles aux sirènes les plus grossières du marketing de masse. Je plaide coupable !).

Ensuite, les illustrations d’Anne Simon m’ont plu, beaucoup beaucoup. Et puis, je dois dire que j’attendais un peu Corinne Maier au tournant, tant l’écart entre un No Kid ou un Bonjour Paresse peut être grand avec une biographie, qui plus est dessinée !

Pourtant, force est de constater qu’en la matière, le résultat est bon. Voire, très bon.

J’ai aimé ces saynètes de la vie du célèbre psychanalyste qui se succèdent par thèmes, contrairement à de nombreuses biographies qui préfèrent adopter le récit linéaire d’une vie. J’ai aimé en apprendre un peu plus sur Freud et sur la psychanalyse, même si l’ensemble reste assez léger pour ne pas être indigeste. J’ai aimé découvrir Corinne Maier dans ce registre, et plus encore découvrir son propos servi par d’aussi belles illustrations.

Au fond, je n’aurais qu’un reproche : que la biographie soit si courte. Je suis restée un peu sur ma faim…

Ce que dit la 4ème de couv’ : « Je m’appelle Sigmund Freud. Je suis né dans une petite ville d’Autriche-Hongrie, j’ai vécu à Vienne et je suis mort en 1939 à Londres. Mais je ne suis pas vraiment mort… ». Qui était Sigmund Freud ? Il a inventé la psuchanalyse, il a voulu libérer l’humanité. Voici l’histoire d’un des hommes les plus importants du XXe siècle…

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Ce livre fait partie des deux lectures poussives que j’évoquais la semaine dernière.

J’ai commencé par le trouver ultra mal écrit. Et pour être tout a fait honnête, j’ai été profondément agacée de savoir que tant de plumes talentueuses n’attendent que le bon vouloir d’un éditeur, alors qu’il suffit d’être « fille de » pour commettre un écrit médiocre.

Et puis, je me suis accrochée. Parce que j’ai horreur d’abandonner une lecture en cours de route, mue par cet instinct qui me dit que peut être, ça va être mieux après. Peut être, on va découvrir quelque chose de dingue. Peut être, c’est quand même tellement de boulot, d’écrire un livre, que ce simple fait mérite que l’on aille jusqu’à la dernière ligne.

En l’occurrence, j’ai bien fait de m’accrocher. Non pas que cela m’ait permis de réviser totalement mon jugement sur la question, loin s’en faut !, mais parce qu’à mesure que j’avançais dans ces mémoires, Nathalie Rykiel m’est apparue de plus en plus… humaine. Son écriture, que j’apparentais initialement à une écriture médiocre, n’est que sensibilité, pudeur à demi dévoilée, douceur, mélancolie.

Les thèmes qu’elle aborde en apparence sans aucune logique, sont des bouts d’elle, de sa vie, se sa sensibilité de femme et de fille qui composent la symphonie de sa vie.

Une symphonie qui a fini par m’adoucir et me séduire, à défaut de m’envoûter totalement.

Et puis, c’est agréable de lever le voile, ne serait-ce qu’en partie, sur la marque. Etre accompagnée dans les coulisses de Sonia Rykiel par Nathalie Rykiel herself, avouez qu’il y a pire… !

Lisez également l’avis d’Anne-So sur la question : j’ai été surprise de voir à quel point son avis concordait avec le mien. Vous pourrez admirer au passage son blog tout nouveau, tout beau :)

(après avoir longuement tergiversé entre le moyen et le bon).

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En matière de livre, j’ai mes indics. Ma libraire préférée, comme vous le savez, mes collègues, mes proches, vous ! Et mes amis, parmi lesquels elle, et puis elle, aussi.

C’est cette dernière qui m’a recommandé Le mec de la tombe d’à côté, un jour que nous discutions autour d’un thé, mollement avachies dans un canapé (what else).

De ce livre, elle disait qu’il « rebooste les périodes without (vous savez, quand on tournicote autour de ses livres, qu’on en commence plusieurs, un peu à chaque fois, et puis qu’on est pas accroché, faut voir…)« .

Et, c’est drôle, parce que je ne m’en suis souvenue qu’après coup, de ce truc de la période without, alors même que je lis péniblement deux livres en ce moment vraiment pas dingues, poussifs, longs, voire un poil pénibles. Lectures auxquelles je m’accroche nonobstant parce que je n’aime pas laisser tomber mes lectures.

Bref, comme disait Pépin. J’en viens au propos : j’ai littéralement adoré Le mec de la tome d’à côté. Ce livre est triste et gai à la foi, sombre et incroyablement optimiste, drôle. Je l’ai refermé sans pouvoir réprimer une larmichette, pfff, quelle mauviette.

Blague à part, voilà bien longtemps que je ne m’étais pas fait surprendre aussi agréablement par une lecture.

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