
© photo William Beaucardet. Jai pris des dizaines de photos mais aucune n'égale celle-ci... En même temps, c'est son métier, hein !
Comme vous le savez, il m’est arrivé un truc de dingue il y a quelques jours : j’ai rencontré Invader, l’artiste à l’origine du mouvement d’invasion des Spaces Invaders. Arborant casque, lunettes noires et masque, il posait une fresque de 15m² sur le mur du OHLALA, un futur restaurant qui se veut loin des lieux fashion bobo lounge à deux balles qui ont pris d’assaut la capitale… J’aurai l’occasion d’y revenir !
Pour vous résumer la situation, Invader a donc posé un Space Invader juste devant nos yeux, comme ça, là. Moi qui suis littéralement fan de Street Art, autant vous dire que j’étais au bord de la crise d’apoplexie. Mais je sais me tenir, moi, madââââme. Aussi me suis-je contenté de répéter quinze fois au monsieur que j’étais raide dingue du mouvement qu’il avait lancé en poussant des petits cris d’hystérique et en le regardant avec des yeux de merlan frit. Rudement bien élevée, quoi.
Nonobstant et comme il n’avait pas l’air le moins du monde effrayé par mon comportement de post ado attardée, j’en ai profité pour lui poser quelques questions… rapport qu’on ne rencontre pas une telle personnalité tous les jours !
Peux-tu nous dire quand tu as commencé, et dans quel but ?
L’invasion de la planète a commencé en 1998, à Paris. Au départ, je cherchais surtout à donner corps à un projet artistique, être vu, sans passer par le circuit ultra élitiste et fermé du monde de l’art contemporain.
Et puis, petit à petit, j’ai voulu user de cette visibilité pour faire évoluer le projet initial. Je suis donc parti barouder un peu partout pour « envahir l’espace » en partant à l’autre bout du monde.





















