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Parisienne !

Je ne saurais même pas vous dire ce qui m’a conduit à courir hier les 6 kilomètres de la Parisienne. Pire, à apprécier courir ces 6 kilomètres. Je dois être un peu folle, au fond…

Il faut que vous sachiez que j’ai toujours exécré le sport, surtout lorsqu’il s’agissait de courir. Je garde de mes séances d’endurance un souvenir particulièrement pénible, à base de points de côté, d’air cinglant brûlant la gorge, de souffle roque, de prof qui gueule et autres réjouissances. S’en sont suivies des années entières sans que je lève le moindre bout de gras. Jusqu’à cet amer constat : « on a rien sans rien ». Bon.

Après des mois à courir -hélas virtuellement !- après le sport idéal et contre toute attente, je me suis mise à la course. Au moins, me disais-je, ça ne coûte presque rien. Et puisque j’ai la chance d’habiter près d’un parc, pourquoi pas.

Et… je me suis prise au jeu. Modérément, hein, tout doux ma p’tite chatte, je ne me suis pas muée en Marie-Jo Pérec non plus ! Faut pas rêver. Et ma sœur, cette fourbe, de me dire que pour rester motiver, rien ne valait un objectif, un vrai. Voilà comment je me suis retrouvée à participer à une course d’endurance, un dimanche matin à 8h au Champs de Mars.

C’est incroyable l’ambiance qu’il peut régner sur une course. Le bruit, la foule, la musique qui écrase tout. Le stress de la ligne de départ, noyée au milieu des 4000 premières à partir. Les GO qui improvisent une choré du haut d’un bus en guise d’échauffement collectif. Ces femmes, de tout âge, courant avant tout pour « la bonne cause » côte à côte avec celles -dont je fais partie- qui se sont retrouvées là sur un malentendu. Les « allez maman », les « pour Isabelle » & co qui jalonnent le parcours. Les quidam, un peu intrigués de se retrouver au milieu de ce joyeux tohu-bohu. Celles qui courent, celles qui marchent, celles qui dansent sur les routes d’ordinaires empruntées par les voitures. Les encouragements, les applaudissements, les cris de joie. Et le bitume qu’on avale lentement, mais avec cette détermination farouche de ne pas s’arrêter avant la ligne d’arrivée.

« C’est peut-être difficile à croire mais tu seras fière de toi à l’arrivée » : c’est vrai frérot, tu ne m’avais pas menti !

On se donne rendez-vous l’année prochaine au Champs de Mars ?

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Précédemment, sur deedeeparis.com :

un ami bien attentionné a proposé a Deedee de tester une séance de sport avec un coach sportif et pour ce faire, l’envoie se faire relooker chez Go Sport. Sur place, Deedee retrouve par hasard Caro. Elles décident alors d’affronter cette séance de torture ensemble.

Le « problème », quand vous êtes mince, c’est que vous n’avez jamais le droit de vous plaindre. Et ça, je vous assure, c’est un vrai problème.

Tenez, par exemple, quand vous râlez contre votre cellulite qui a le mauvais goût de s’incruster chaque jour un peu plus, on vous jauge d’un œil narquois en réprimant une réflexion désagréable. Quand vous avez l’outrecuidance de jurer vos grands dieux que si, SI, vous avez un paquet de cellulite, raison pour laquelle vous entreprenez de vous bouger le popotin (why else ?!), on vous demande si vous voulez perdre un os. Ah ça pour sûr, on a pas des vies faciles.

Tout ça pour dire que lorsque j’ai proposé à Caro une séance collective avec le coach plutôt que deux séances d’humiliation en cours particuliers, j’ai cru qu’elle allait me mordre. Genre « attends, on me la fait pas à moi, je suis sûre que tu es trop sportive« .

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Non, vous ne rêvez pas… Il s’agit bien d’une tenue de sport… Moi qui en fait à peu près allez quoi, 3 fois par an ?!

Tout a commencé il y a quelques semaines. Un ami bien intentionné (enfin ça, c’est ce qu’il dit…) me propose de tester une séance de coaching sportif. Genre ma cellulite se voit même à travers les mails… Même pas mal.

Assez tout de même pour traîner mes guêtres fissa dans l’antre du sport par excellence : Go Sport. Genre. Genre moi, je vais dans un magasin de sport. Allez, va, vous pouvez rire de cette double intro cocasse, je suis la première à rire de cette situation inédite, ou presque. Presque, parce qu’une fois, je suis allez chez Decathlon pour m’acheter une tenue de fitness. C’était en 2003, et mon équipement a tenu jusque là. Super qualité, donc (le fait qu’il ait passé la majorité de son temps dans ma penderie n’est certainement PAS la raison de sa pérennité, bande de mauvaises langues).

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