Tag : vacances à Paris

Parce que c’est lundi et qu’on a tous besoin de se mettre un peu de baume au cœur, quelques photos, probablement les dernières !, de vacances…

C’était la semaine dernière, quelque part dans le Var. Il faisait beau, comme d’habitude, et la chaleur du soleil était agréablement temporisée par un petit vent à la fois doux et perséverant. Les kite surfeurs (?), véliplanchistes & co glissaient au fil de l’eau sous l’oeil amusé des touristes.

Et moi, et moi et moi, je songeais déjà que la fin des vacances approchaient et qu’il me faudrait déjà reprendre le chemin de l’école…

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Bon bon bon, je crois que je ne peux plus reculer, là. Depuis plus d’un mois, j’ai fini de lire Tous ces jours sans toi, de William Réjault. Depuis plus d’un mois, cette lecture résonne en moi. Depuis plus d’un mois, je peine à en faire une chronique…

Comme il est DUR de parler sans avoir l’air de juger les écrits d’une personne que l’on connait personnellement ! (oui, je me la pète en mode je connais des auteurs, bis repetitae en plus, ahah).

William Réjault est écrivain, journaliste, intervieweur de personnalités culturelles et accessoirement aussi rédacteur du blog de Zazie. Tout ça, depuis qu’il a tourné la page de son premier métier : infirmier.

J’ai beaucoup aimé les récits de vie croisés de Tous ces jours sans toi. Les tranches de vie anarchiques, du moins en apparence, de Marion, Victoire, Pierre.

Et plus encore, cette progression dans le récit : je me suis perdue dans une trame narrative que je n’ai pas reconnue, et ça m’a plu. Oui, ça m’a plus, cette impression que rien n’a ni queue, ni tête, et que le récit se construit de manière totalement anarchique. Pour découvrir à la fin que tout ça a un sens.

J’ai aimé aussi les situations complètement improbables à force d’être rocambolesques, et, a contrario, ces scènes entières où il ne se passe rien. Du moins en apparence.

Je suis aussi, je le confesse, épatée par le renouvellement des genres dont William fait preuve. Je l’ai quitté avec Quel beau métier vous faites! et  Maman, est-ce que ta chambre te plaît ?.

Je le retrouve avec bonheur dans un tout autre genre.

Bon, je ne sais pas si vous avez tout suivi (je me suis perdue moi même, je crois), mais en gros : lisez ce livre (il sort le 26 août prochain). William a une plume, une vraie, une de celle que l’on jalouse secrètement avant d’admirer sans conditions.

(nan mais oublie la chronique pourrie, AU SECOURS)

(Si, je la publie quand même, vu qu’elle mûrie depuis quasiment un mois pour ce résultat, franchement, hein, voilà quoi).

Ce que dit la 4ème de couv’ : Je suis Marion. J’avais vingt ans en 1992 et j’écoutais sur mon vieux lecteur CD du Jeff Buckley, du Nirvana. Je traînais à la fac en Bensimon et jeans Cimarron. J’ai joué aux cartes jusqu’au petit matin, fait des photocopies à la BU et rêvé de grands voyages en attendant les partiels. J’avais un ami un peu boulet qui n’a cessé d’attirer les ennuis, qui a accumulé les rencontres catastrophiques et les amours malheureuses. Une bande de potes un peu atypiques dont j’ai perdu de vue la plupart des membres. Je voulais partir à New York mais ce ne fut pas pour moi. Je voulais réussir mes exams mais, ça non plus, ce ne fut pas pour moi. je voulais trouver le grand amour, ce fut dur. Et puis un jour…

William Réjault a déjà publié plusieurs ouvrages: La Chambre d’Albert Camus, Quel beau métier vous faites!, Maman, est-ce que ta chambre te plaît? Il est aussi le premier auteur français a avoir écrit un roman feuilleton sur iPhone.

Post Scriptum : et dans mes lectures de futures vacances ? Ah ben je ne sais pas, tiens. Vu que ma librairie est fermée, je suis complètement paumée. Si vous avez des recos… faites vous plaisir !

En vous remerkiant.

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J’ai toujours détesté Paris au mois d’août.

Pour certain, cette période est synonyme de calme, de détente, de stress moins prégnant.

Pour moi, cette ville qui se vide de sa substantifique moelle me rend toute chose, voire, un brin déprimée. D’abord, il n’y a pas forcément moins de monde à Paris, l’été.

Il y a moins de copains, lesquels ont pris la poudre d’escampette pour une contrée moins goudronnée.

Il y a moins de collègues, pour la raison sus-citée.

Certes.

Mais dans le même temps, il y a plus de touristes, plus de chemisettes, plus d’aisselles malodorantes dans le métro. Et ça, croyez-moi, c’est encore pire qu’un parisien le reste de l’année.

Et puis, il y a aussi tous ces commerces qui ont le bon goût de nous abandonner, nous, les fidèles au poste, les jusqu’au-boutistes, les fieffés vacanciers de la toute dernière chance.

Un bon bouquin à lire dans le métro ? Il faudra repasser plus tard.

Des nus-pieds à qui l’on voudrait offrir un lifting avant la plage ? Idem.

Des médocs à passer prendre en bas de chez soi ? Essaie encore une fois.

Et c’est valable aussi pour le p’tit jap du déjeuner, le kiosquier en bas du boulot, la boutique à merdes où on trouve tout un tas de trucs totalement inutiles à 2€ pour combler ses envies de dépenses impulsives, la boutique de déco qu’on se promet d’aller voir depuis des lustres faute de temps et que dès lors qu’on a un peu de temps, paf, fermée.

Et Caetera.

Oui, bon, vous allez me dire que tous ces gens là ont le droit, eux aussi, de relâcher la pression.

Eh ben NON. Pas tant que je suis là, bordel !

(Je ne râle ni ne suis de mauvaise fois. Je suis juste parisienne. J’ai donc le droit et pis c’est marre).

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