Parfois, j’ai envie de tout plaquer pour aller élever des chèvres dans le Larzac. Acheter des fringues, sortir, m’étourdir, tout cela me paraît être à la limite du soutenable.
Et puis, je vois une amie qui porte au bout de ses doigts le dernier it-truc à la mords-moi le nœud et hop, je le veux, moi aussi. Pfff quoi. Et le fait d’avoir acheté un vernis quasi similaire quelques jours avant ne m’empêche absolument PAS de vouloir succomber.
C’est ainsi que j’ai commencé par dénigrer totalement le phénomène 505. Moui, la couleur est certes sympa mais cette chronique très largement annoncée d’un succès me gonflait. Et pas qu’un peu. Et vas-y que je te le colle à toutes les sauces sur la blogosphérie mondialement française (oui, j’aime bien cette expression, elle est assez éloquente, je trouve), dans les magazines, dans les linéaires. Ah ça pour sûr, impossible de passer à côté de ce phénomène organisé. Et moi, qu’on se le dise, je ne fais pas comme tout le monde. C’est bien connu.
Et puis voilà : sur les doigts de cette amie, c’est rudement chouette, ce truc là. Alors finalement, pourquoi pas : je vais me faire un petit cadeau pour m’encourager dans ces semaines de malades que j’encaisse ces derniers temps. Après tout, c’est aussi pour ça que je bosse : pour m’offrir des petits bouts de plaisirs futiles pas plus inconséquents finalement qu’une bonne bouteille de vin, quand on y pense.



















