{"id":5397,"date":"2010-04-27T07:18:36","date_gmt":"2010-04-27T06:18:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.deedeeparis.com\/blog\/?p=5397"},"modified":"2010-04-27T09:10:25","modified_gmt":"2010-04-27T08:10:25","slug":"les-heures-souterraines-de-delphine-de-vigan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.deedeeparis.com\/blog\/les-heures-souterraines-de-delphine-de-vigan","title":{"rendered":"Les heures souterraines de Delphine de Vigan"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" title=\"Les heures souterraines Delphine de Vigan\" src=\"http:\/\/publikart.net\/wp-content\/uploads\/2009\/11\/de-vigan.jpg\" alt=\"\" width=\"299\" height=\"473\" \/>Paris. Deux personnes qui ne se connaissent pas.<\/p>\n<p>Un m\u00e9decin, c\u00e9libataire, happ\u00e9 par un quotidien d\u00e9mentiel. Une charg\u00e9e de marketing, m\u00e8re de trois enfants, veuve.<\/p>\n<p>Depuis 8 ans, Mathilde est cadre dans une grande soci\u00e9t\u00e9. Un travail qui lui a redonn\u00e9 go\u00fbt \u00e0 la vie apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de son \u00e9poux. Et puis, un jour, son sup\u00e9rieur et bin\u00f4me la d\u00e9nigre. Lentement, mais s\u00fbrement, elle se laisse grignoter par un harc\u00e8lement moral aussi insidieux que profond\u00e9ment destructeur.<\/p>\n<p>Thibault est m\u00e9decin aux urgences m\u00e9dicales de Paris. Une profession qu&rsquo;il a endoss\u00e9e apr\u00e8s une carri\u00e8re toute trac\u00e9e de m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste de campagne. Thibault se consume d&rsquo;amour pour Lila, mais Lila ne l&rsquo;aime pas. \u00c9perdu d&rsquo;amour et de douleur, Thibault n&rsquo;a pas d&rsquo;autre alternative que de la quitter.<\/p>\n<p>L&rsquo;un et l&rsquo;autre se sentent incroyablement seuls, oppress\u00e9s, dans un Paris oppressant. Pourtant entour\u00e9s qui, par ses enfants, qui, par ses patients. Et puis, ils sont \u00e0 Paris, Paris !<\/p>\n<p>Bon, je ne veux pas avoir l&rsquo;air de plomber l&rsquo;ambiance car <em>in fine<\/em>, ce livre ne m&rsquo;est pas apparu si noir que j&rsquo;ai l&rsquo;air de le d\u00e9crire, mais il se trouve qu&rsquo;il fait \u00e9cho \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement. (arr\u00eatez de lire ici si vous \u00eates une \u00e2me sensible !).<\/p>\n<p>Il y a quelques ann\u00e9es, en rentrant chez moi, cordon de police et interrogatoire muscl\u00e9 devant l&rsquo;entr\u00e9e de mon immeuble. Apr\u00e8s avoir montr\u00e9 patte blanche, un flic me donne l&rsquo;autorisation d&rsquo;entrer dans l&rsquo;immeuble, non sans m&rsquo;avoir intim\u00e9 l&rsquo;ordre de ne pas regarder dans la cours, en passant.<\/p>\n<p>Bien-s\u00fbr, je n&rsquo;ai pas pu m&#8217;emp\u00eacher de ne pas suivre son injonction. Et, sans rentrer dans les d\u00e9tails gores, globalement, j&rsquo;ai vu un corps, sous une couverture. Un type, un voisin, s&rsquo;\u00e9tait jet\u00e9 de sa fen\u00eatre. Bon, je vous avais pr\u00e9venu, c&rsquo;est un peu gore. Toujours est-il que depuis, cette question me hante : comment, en \u00e9tant entour\u00e9 d&rsquo;autant de personnes, peut-on se sentir seul au point de se tuer ?<\/p>\n<p>Bon, maintenant que j&rsquo;ai bien plomb\u00e9 l&rsquo;ambiance&#8230; je continue !<\/p>\n<p>Je ne saurais dire si cet \u00e9pisode est la raison qui m&rsquo;a fait autant appr\u00e9cier le livre. Une chose est certaine : le destin de Mathilde et celui de Thibault, si seuls face \u00e0 leur d\u00e9tresse, \u00e0 leur d\u00e9sespoir alors m\u00eame qu&rsquo;ils sont entour\u00e9s de tant de gens m&rsquo;a interpel\u00e9.<\/p>\n<p>Je ne connaissais pas Delphine de Vigan dont ces<em> heures souterraines <\/em>sont le cinqui\u00e8me roman. Un roman qui, au-del\u00e0 de la question de la solitude paradoxale des grandes villes aborde celles du harc\u00e8lement en entreprise (tiens, l\u00e0 aussi j&rsquo;aurais des choses \u00e0 raconter ! Mais on me fait signe que j&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 assez bavass\u00e9 comme \u00e7a&#8230;!), de la place que l&rsquo;on occupe dans la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>J&rsquo;aime \u00e9norm\u00e9ment la plume de cet auteur, simple, sans d\u00e9tours, sans chichis et extr\u00eamement efficace.<\/p>\n<p>Et, encore une fois, le roman est bien moins noir que l&rsquo;id\u00e9e que vous pouvez vous en faire apr\u00e8s ce billet&#8230; m\u00eame si je vous recommande, malgr\u00e9 tout, de le lire dans une p\u00e9riode o\u00f9 vous vous sentez bien !<\/p>\n<p><a rel=\"attachment wp-att-5152\" href=\"https:\/\/www.deedeeparis.com\/blog\/fluide-glamour\/monavis-tres-bon\"><img decoding=\"async\" class=\"shadowless\" title=\"monavis-TRES BON\" src=\"https:\/\/www.deedeeparis.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/04\/monavis-TRES-BON.bmp\" alt=\"\" \/><\/a><\/p>\n<p><strong>Ce que dit la 4\u00e8me de couv&rsquo; : <\/strong><em>Chaque jour, Mathilde prend la ligne 9, puis la ligne 1, puis le RER D  jusqu&rsquo;au Vert-de-Maisons. Chaque jour, elle effectue les m\u00eames gestes,  emprunte les m\u00eames couloirs de correspondance, monte dans les m\u00eames  trains. Chaque jour, elle pointe, \u00e0 la m\u00eame heure, dans une entreprise  o\u00f9 on ne l&rsquo;attend plus. Car depuis quelques mois, sans que rien n&rsquo;ait  \u00e9t\u00e9 dit, sans raison objective, Mathilde n&rsquo;a plus rien \u00e0 faire. Alors,  elle laisse couler les heures. Ces heures dont elle ne parle pas,  qu&rsquo;elle cache \u00e0 ses amis, \u00e0 sa famille, ces heures dont elle a honte.<br \/>\nThibault  travaille pour les Urgences M\u00e9dicales de Paris. Chaque jour, il monte  dans sa voiture, se rend aux adresses que le standard lui indique. Dans  cette ville qui ne lui \u00e9pargne rien, il est coinc\u00e9 dans un  embouteillage, attend derri\u00e8re un camion, cherche une place. Ici ou l\u00e0,  chaque jour, des gens l&rsquo;attendent qui parfois ne verront que lui.  Thibault conna\u00eet mieux que quiconque les petites maladies et les grands  d\u00e9sastres, la vitesse de la ville et l&rsquo;immense solitude qu&rsquo;elle abrite.<\/em><\/p>\n<p><em><br \/>\nMathilde  et Thibault ne se connaissent pas. Ils ne sont que deux silhouettes  parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se  percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Autour d&rsquo;eux, la  ville se presse, se tend, jamais ne s&rsquo;arr\u00eate. Autour d&rsquo;eux s&rsquo;agite un  monde priv\u00e9 de douceur.<\/em><\/p>\n<p><em><br \/>\nLes heures souterraines est un roman sur la  violence silencieuse. Au coeur d&rsquo;une ville sans cesse en mouvement,  multipli\u00e9e, o\u00f9 l&rsquo;on risque de se perdre sans aucun bruit.<\/em><\/p>\n<p>Une interview de l&rsquo;auteur, si vous voulez en savoir plus !<em><br \/>\n<\/em><\/p>\n<p><object classid=\"clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000\" width=\"480\" height=\"270\" codebase=\"http:\/\/download.macromedia.com\/pub\/shockwave\/cabs\/flash\/swflash.cab#version=6,0,40,0\"><param name=\"allowFullScreen\" value=\"true\" \/><param name=\"allowScriptAccess\" value=\"always\" \/><param name=\"src\" value=\"http:\/\/www.dailymotion.com\/swf\/video\/xaf6fz\" \/><param name=\"allowfullscreen\" value=\"true\" \/><embed type=\"application\/x-shockwave-flash\" width=\"480\" height=\"270\" src=\"http:\/\/www.dailymotion.com\/swf\/video\/xaf6fz\" allowscriptaccess=\"always\" allowfullscreen=\"true\"><\/embed><\/object><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Paris. Deux personnes qui ne se connaissent pas. 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