7 pistes pour vivre un peu mieux en phase avec soi-même

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Ahah oui, je vous vois venir : rassurez-vous, je suis loin, très loin des prêts-à-penser des gourous modernes qui énoncent à grand coup de best sellers simplistes comment vivre sa vie en mieux. Bien-sûr, le postulat est intéressant… Mais j’ai toujours eu un peu de mal avec les « y’à qu’à faut qu’on », autant qu’avec les idées et pensées toutes faites.

En revanche, à mesure que je vieillis (#mamiedeedee), je me rends compte à quel point certaines petites choses en apparence anodines et insignifiantes peuvent changer la donne au quotidien. Mais aussi à quel point c’est important d’être en phase avec soi-même.  

Je prends mon temps le matin

Je ne suis pas du matin, c’est un fait. Longtemps, j’ai lutté contre moi-même : j’ai essayé de me lever très tôt pour pouvoir prendre mon temps. J’étais défoncée de fatigue. J’ai mis le réveil plus tard en réduisant le temps alloué au démarrage comme peau de chagrin. J’étais tout le temps en retard.

Aujourd’hui, j’ai compris :  le matin, j’ai besoin de temps pour émerger, à vue de nez, 1 heure, 1h30. Alors oui, évidemment, j’ai conscience que le fait d’être freelance est un vrai luxe (sur ce point là du moins !), que je peux commencer à bosser tranquillement en peignoir de chez moi en buvant mon thé… Mais même avant d’avoir largué les amarres, j’avais réussi à trouver un juste en milieu. Juste parce que j’ai admis qu’1h30 pour me préparer, oui, c’était beaucoup. Mais oui, c’était comme ça que j’étais bien.

Je suis égoïste. Un peu.  

Je déteste les chouineurs et les nombrilistes, ceux pour qui le moindre souci est une montagne à gravir et qui passent leur temps à se noyer dans le moindre verre d’eau. Je suis du genre bon petit soldat, toujours prête, chef oui chef ! J’enquille les journées de 10h, 12h, 15h, j’y vais, je me jette à l’eau. Tous les matins ou presque, j’ai un Everest à gravir. Tous les soirs, je contemple le chemin parcouru et je me dis que j’ai abattu pas mal de boulot, quand même, « bravo moi ! ». On prend les mêmes et on recommence le lendemain…

Ce qui change depuis un ou deux ans ? Je me force moins pour faire plaisir aux autres. La soirée RP à laquelle j’ai répondu présente mais qui m’apparaît insurmontable à la fin d’une journée bien chargée, par exemple, je la zappe. Tant qu’évidemment, ça ne porte préjudice à personne (mais enfin, une blogueuse de plus ou de moins, la plupart du temps, ça ne change pas grand chose à la donne…)

J’apprends à lâcher prise

Ahaha oui, bon, là…. il me reste pas mal de boulot… C’est-à-dire que je suis du genre pittbull quand je m’y mets : je ne lâche rien. Je suis capable de tenir tête à un interlocuteur qui me contrarie jusqu’à qu’il abdique, ou à ruminer une situation qui me contrarie jusqu’à la lie. Non seulement c’est parfaitement inutile mais en plus, ça me ronge deux fois plus que si je laissais pisser dès le départ… Bon. Ça, c’est la théorie. En pratique, j’essaye, mais j’ai encore du boulot, je vous le confesse !

J’essaye de faire la paix avec mon corps

Oui, là aussi il reste du boulot… Mais comme je le disais cet été, j’essaye d’être un peu moins dure avec ma carcasse. Après tout, elle me supporte depuis une trentaine d’année maintenant et globalement, elle est plutôt cool avec moi. Surtout, ça n’est pas comme si j’avais le choix : je suis comme je suis, je peux me pimper un peu, mais je suis comme je suis. Et je refuse de vivre dans la frustration ou la privation. Quand je vois combien j’étais complexée, ado… et le corps que j’avais ! J’essaye de me dire que je ne serai jamais aussi bien qu’à cet instant.  Autant en profiter.

J’apprends à définir mes priorités

Je ne fais pas de sport (je sais, je SAIS). Du coup, entre les desserts, les apéros, les goûters, il y a forcément un moment où le bât blesse. Parce que helloooo, grande nouvelle, le Père Noël n’existe pas !

Définir mes priorités, en l’occurrence, c’est me dire que ok, j’ai choisi de ne pas faire de sport, pour l’instant (j’y arriverai un jour, j’y arriverai…), mais que du coup, je lève le pied sur l’apéro. Ou alors j’assume et j’arrête de chouiner tous les quatre matins que je me trouve molle.

J’apprends à suivre mes  intuitions

ça aussi, je crois que c’est quelque chose qu’on acquiert avec l’âge. Parce qu’on se connait mieux. Parce qu’on a moins de temps à perdre. Parce que si on a toujours beaucoup de doutes, on a aussi un peu plus de certitudes. Suivre ses intuitions, c’est avoir confiance en soi, au moins un peu… et croyez moi, me concernant, il y a du boulot ! Travailler dans un univers féminin, que ce soit dans ma vie d’avant ou sur le blog, c’est assumer. Assumer les réflexions débiles du type « ah mais tu ne bosses pas vraiment toi, c’est cool ! », par exemple. La confiance, c’est savoir ce que l’on veut, savoir ce que l’on vaut, ne pas se surestimer, mais ne pas se sous-estimer non plus. Tracer son sillon, petit-à-petit et coûte que coûte, en écoutant cette petite voix qui nous encourage et qu’on aurait tôt fait de faire taire (oui, on peut dire que c’est une sorte de teasing pour un joli projet dont je vous parlerai bientôt… !).

Je dédramatise

Un dernier pour la route ? J’essaye de relativiser. J’ai tendance à prendre les choses très à coeur. Trop. Résultat ? Je rumine, je suis malheureuse, je n’avance pas et je perds du temps.

J’ai mis plus de 3 ans à plaquer mon dernier job. Parce que CDI. Parce que belle boîte. Parce que beau job. Parce que chouettes collègues, pour la plupart. ça me semblait insurmontable, débile, complètement fou. Jusqu’à cette phrase, un jour, d’une collègue de bloguerie, très talentueuse et qui avait fait le grand saut avant moi : « tu as peur de quoi, de mourir ? ». C’est bête hein ? Mais ça a été un déclic. Pensez à ça : 99,99% des décisions que l’on prend ne sont pas irréversibles, dramatiques. En revanche… elles risquent bien d’être mortelles !

Voilà. Vous pouvez m’appeler maître Buddha-Deedee, ahahah.

Blague à part, j’espère que cet article vous aura plu et vous aura donné envie à vous aussi de vivre un peu mieux en phase avec vous même… Allez, tenez, on se fait un petit exercice, chiche : vous me dites dans les commentaires ce que vous faites ou aimeriez faire pour être en phase avec vous-même ?

Article en partenariat avec Activia

Commentaires

Bonjour.
Et bien, j’ai commencé par apprendre à me foutre de ce que peuvent penser les autres, ensuite à relativiser. A m’éloigner des personnes qui me bouffent en m’accaparant, en étant négatif, à ne plus me forcer si je n’ai pas envie d’aller à telle soirée ou autre. Me dire que ce n’est pas grave d’être non-productive une fois de temps en temps et comme tu le dis « lâcher prise ».
J’aimerai me faire plaisir sans culpabilisé surtout en fringue (c’est pas gagné) et ensuite, sortir un peu plus : sortir au cinéma, aller voir un ballet, aller à un concert…

Et voilà, voilà. Des bisous et à très vite 🙂

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Bonjour.
Et bien, j’ai commencé par apprendre à me foutre de ce que peuvent penser les autres, ensuite à relativiser. A m’éloigner des personnes qui me bouffent en m’accaparant, en étant négatif, à ne plus me forcer si je n’ai pas envie d’aller à telle soirée ou autre. Me dire que ce n’est pas grave d’être non-productive une fois de temps en temps et comme tu le dis « lâcher prise ».
J’aimerai me faire plaisir sans culpabilisé surtout en fringue (c’est pas gagné) et ensuite, sortir un peu plus : sortir au cinéma, aller voir un ballet, aller à un concert…

Et voilà, voilà. Des bisous et à très vite 🙂

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Très pertinent comme article.
Moi,ce que je révérais de faire c’est de me réconcilier avec mon corps et de l’accepter tel qu’il est et non pas comme je voudrais qu’il soit.
Crois moi Deedee y’a du chemin à faire.
Je t’embrasse amicalement.

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Merci pour cet article, très juste ! 🙂
Pour moi, être en phase avec soi-même, c’est effectivement prendre soin de soi, se chouchouter, faire attention à son alimentation sans pour autant se priver, faire du sport (courage, ça m’a pris du temps avant de m’y mettre, mais si tu veux débuter, fais un truc qui t’AMUSE ! l’essentiel est de prendre du plaisir sans y voir une quelconque performance). C’est ne pas être trop exigeant avec soi-même, accepter de ne pas être au « top » de sa forme, de ne pas vouloir sortir (comme tu le dis : être égoïste), accepter ses échecs pour mieux rebondir. C’est aussi faire un tri dans ses relations, afin de s’entourer d’ondes positives. En somme : tout plein de choses ! J’en parle un peu dans mon article : 5 leçons que la vie m’a apprises (si ça peut aider des gens : http://laviecestmaintenant.blogspot.fr/2016/02/les-5-lecons-que-la-vie-ma-apprises.html).
Bonne journée à toi <3

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Merci pour ces pistes, je ne sais pas si c’est la trentaine qui fait ça mais j’essaie aussi d’être plus à l’écoute de moi-même, me faire un peu plus confiance et surtout oser! (le plus dur je trouve!). Le chose que j’aimerai le plus arriver à faire c’est savoir dire non, s quelqu’un à une solution miracle pour arrêter, je suis preneuse!

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Chère maître Buddha-Deedee (j’adore!), super article ! Je me reconnais beaucoup dans ce que tu dis avec surtout la partie « Je suis égoïste, un peu »
J’aime aussi aller de l’avant, foncer …et je fonce par contre tellement vite que j’ai parfois tendance à m’oublier ! Je me suis mise donc il n’y a pas si longtemps à la méditation qui me permet de penser qu’à moi pendant quelques minutes (10-15 min). Quel pied ! Alors certes, moi (non plus) je ne fais pas de sport, mais au moins j’essaie de lâcher prise à ma manière
Merci pour cet article que j’ai adoré lire et Merci de nous avoir donné à ta manière les moyens pour vivre mieux. Maintenant, y a plus qu’à ! A bientôt !

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Un très bon article! Je change de job ds 4 mois, je me lance. J’aime aujourd’hui dire non, ne pas me sentir obligée, j’ai trop vu des personnes très proches se bouffer la vie. Je me dit que je dois me remettre au sport quasi tous les jours (le yoga me manque, et l’hiver je fais de la marche forcée: appelle moi Foresti), j’ai 6-8 kg en trop, mais bon tant pis, j’ai dépassé la quarantaine, et même si en maillot peut mieux faire, tant pis je me sens quand même bien, et mon chéri me trouve tjrs belle et sexy. Et puis j’aime trop bien manger et les apéros et fêtes entre amis tout l’été! On mangera de la soupe cet hiver!
Ton article fait du bien car je pense que ns devons être nombreuses à trouver un peu de nous dedans!

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C’est marrant, ton article fait écho à celui d’Anne-Solange que je lisais ce matin (sur son dernier livre) 🙂
Faut croire que j’étais vieille avant l’heure, car j’ai pas attendu la trentaine pour mettre tout cela en oeuvre, mais avec des mantras un peu différents en tête : l’idée d’être bienveillant avec soi même (son corps et son esprit : « je fais ce que je peux, je suis pas non plus superwoman ») ; l’envie de ne pas attendre avant de mettre en place les projets que je veux voir éclore un jour (ça t’étonne hein !) ; le besoin d’être égoïste ; etc… et effectivement la dédramatisation. Car à un moment donné tu as le choix entre prendre du recul, ou n’être plus qu’une boule d’angoisse.
Bisous !

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C’est la sagesse de l’âge !!!! Et tu verras, une fois passé le cap des 40 ans (oui, tu as encore le temps hein !), ben je trouve que la vie est drôlement plus chouette, plus légère, plus vivante, plus posée … tout un programme

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Alors moi j’arrive à suivre mon intuition, dédramatiser mais pas toujours ! Je dois travailler sur le lâcher prise (le plus dur pour moi) et mon impatience, sinon prendre le temps le matin, j’ai un peu de mal car je préfère dormir, donc je dois ensuite me préparer vite ! J’arrive de mieux en mieux à définir mes priorités, j’arrive à être égoïste avec l’âge et à accepter mon corps même si il n’est pas parfait ! 😉

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Totalement en phase avec ces réflexions. Longue vie aux #mamies 😉
Lorsque la tempête souffle vraiment trop fort en en moi, un truc magique pour m’aider à prendre du recul : m’évader physiquement ou en version digitale pour contempler l’innombrable lot de chefs d’œuvres réalisés par l’espèce humaine : les bâtiments qui nous entourent, un tableau d’un peintre vénéré… la liste est infinie. Un délice pour le cœur et la raison. Et une ode à la franque pour la richesse de son patrimoine culturel !

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Bonjour, j’adore ton article et je suis en pleine réflexion en ce moment sur mon travail mais aussi sur le travail en général. Et en fait le plus dur c’est de savoir ce qu’on veut vraiment. Je crois qu’il faut arriver à se poser les bonnes questions et se donner la force d’aller dans cette direction. Est ce que le salaire élevé est vraiment le but de tout mon investissement? De quoi aurais-je besoin pour etre plus epanouie au travail et à la maison?. Donc Tous les jours c’est tout bête mais je prends 5/10 min pour pour souffler fermer les yeux me détendre et me dire que j’ai déjà fait du bon boulot depuis ce matin. C’est tout!!

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Bonjour DeeDee!

Merci pour cet article très enrichissant. Je suis actuellement en pleine réflexion avec moi-même sur le plan professionnel, comme personnelle… J’ai tout quitté pour vivre avec mon amour; et j’ai du mal à accepter cette phase. Je suis bien « mais » (j’ai toujours un « mais » dans mon vocabulaire grrr) être loin de mes repères, de ma famille, mes amis… J’ai comme un vide. Me reconstruire me demandera un énorme travail… Je le sens. Faut-il se changer soi-même pour mieux avancer? Tellement de questions, je suis si compliqué! Je vous ai découverte en me baladant sur le blogue de cachemire & soie et j’en suis très très heureuse. cela me fait un bien fou de vous lire!

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