Faut-il manger les animaux ?, de Jonathan Safran Foer

Pfiou. Voilà. Je termine à peine cette lecture, initiée un peu à reculons il est vrai. Outre le côté gore que je redoutais un peu, j’avais peur que cet essai se résume à un plaidoyer vibrant d’un végétarien en faveur d’un végétarisme absolu. Ce qu’il n’est pas, ou pas intentionnellement, disons.

Mais je parle peut-être chinois, là !

Pour ceux qui auraient raté le battage médiatique qui a entouré la sortie du livre début 2011, Faut-il manger les animaux ? est donc un essai commis par Jonathan Safran Foer, un écrivain plus connu jusqu’à présent pour ses romans.

Dans ce livre, l’auteur fait part des conclusions de l’enquête qu’il a menée pendant plus de 3 ans sur le sort des animaux que nous mangeons. Veaux, vaches, cochons, poulets et poissons : comment sont-ils élevés, comment sont-ils tués  Quel impact le développement drastique de l’élevage industriel au détriment de l’élevage dit traditionnel a-t-il sur nos assiettes et sur notre santé, d’une part, mais aussi sur l’environnement ?

Bien-sûr, vous avez (et nous avons !) la réponse. Avant même de lire ce livre, je savais que l’abattage des animaux, par exemple, n’étais sûrement pas une partie de plaisir (oh le bel euphémisme). Ni un modèle d’humanité. Je savais que les poules pondeuses disposaient de si peu de places qu’elles ne tenaient que péniblement debout. Je savais que bons nombres d’animaux issus de l’élevage industriels étaient gavés d’antibiotiques, proximité entre les animaux oblige. Je savais que la pêche générait un nombre de dommages collatéraux impressionnants.

En revanche, je ne savais pas que 99% des volailles issues de l’élevage industriel (et donc 99% des volailles que nous mangeons) n’étaient pas en mesure de se reproduire : elles sont issues de tant de manipulations génétiques pour grossir plus vite / produire plus de chair etc. qu’elles n’ont plus de dinde que le nom. Que 32% des abattoirs audités (et prévenus de ces audits) pratiquent des « actes de cruauté délibérés et réguliers » sur les bêtes mises à mort. Que les labels « bio » et autres mentions du type « élevé en plein air » ou « naturel » étaient nuls et non avenus : plein air peut signifier qu’un poulet est entassé MAIS qu’il y a une fenêtre dans l’entrepôt où il se trouve. Oh great. Que plus de 95% des poulets sont contaminés au E.coli, un indicateur de contamination fécale, et qu’entre 39% et 75% de ceux vendus dans le commerce sont toujours infectés (oui oui, vous avez bien lu : quand on mange un poulet, on mange littéralement de la merde, du moins en partie). Que 10% à 30% du poids des poulets (y compris sont qui sont labellisés « naturels ») est constitué de bouillons, d’agents de saveur et d’eau. Que 200 000 vaches s’effondrent dans les élevages industriels chaque année aux Etats-Unis faute de bons traitements mais qu’au lieu de les achever, on les laisse agoniser de faim et de soif pendant des jours au milieu des autres bêtes avant de les jeter dans des bennes à ordures. Que le secteur de l’élevage industriel est le plus gros générateur de gaz à effet de serre et la première cause du changement climatique : il participe au réchauffement planétaire pour 40% de plus que l’ensemble des transports dans le monde.

Et encore… je ne cite que les chiffres qui m’ont le plus marquée.

Gore ? Le livre ne l’est pas. Pas outre mesure, disons. L’auteur donne parfois quelques détails, mais aucun n’est gratuit et lancé dans le seul but de choquer. En revanche, j’ai tenté de regarder quelques reportages réalisés par PETA, notamment Meet your Meat… J’ai tenu 1 minute et quelques.

Alors ?

Alors, en renfermant ce livre, je comprends donc que l’élevage industriel, qui constitue 99% de l’offre en terme de viande et de poisson à laquelle nous avons accès est nocif pour l’environnement, mais aussi pour nous. Je n’ai pas développé ici la corrélation que Jonathan Safran Foer fait entre l’élevage industriel et le H1N1 (and co !), mais il est avéré.

En résumé, on mange de littéralement de la merde, on pollue comme jamais et on fait subir des tortures inimaginables aux animaux d’élevage. Et on cautionne le tout puisqu’on choisit de fermer les yeux sur l’intégralité des process qui amènent la viande à notre assiette.

La vraie question est donc : maintenant que je SAIS, que vais-je faire de toutes ces informations ?

Je vais peut-être vous choquer, mais j’ai encore envie de manger de la viande (et du poisson). Mais de la viande issue de l’élevage traditionnel, un de ceux que l’auteur met en lumière également dans son essai. Et pour ce faire, je suis prête à en manger moins, beaucoup moins. Aujourd’hui, je mange de la viande et du poisson (je compte aussi le jambon par exemple) tous les jours ou presque. Je suis prête à passer un à ratio d’une fois par semaine, par exemple (même si ma tranche de jambon avec mon toast de Saint-Morêt du soir va me manquer !).

Mais, et c’est bien là tout le problème : où est-ce que je trouve cette viande / ce poisson, puisque je le sais, les labels ne veulent absolument rien dire ? Le prix est-il une caution ? J’en doute… La semaine dernière, par exemple, j’ai acheté un poulet (ma vie est décidément trépidante) : je voulais un poulet issu de l’élevage traditionnel. Bien-sûr, cela n’est pas mentionné sur les étiquettes. J’ai donc traqué la moindre info avant de choisir un poulet « élevé en plein air » (mouais) et autres mentions du genre. Quasiment 20€ la blague, quand les poulets que l’on trouve le plus fréquemment dans les rayons de nos supermarchés sont vendus autour de 9€. Etait-il meilleur ? Franchement, non. Et surtout, quelle garantie ai-je que ce poulet là n’est pas rempli de miasmes en tout genre et qu’il n’a pas souffert durant son existence ? Aucune.

C’est bien là où le bât blesse.

En attendant, je ne peux nier que si je ne suis pas devenue végétarienne, je mange moins de viande, c’est certain. Mais je refuse de tomber dans l’excès inverse. Je refuse de croire que nous sommes condamnés à ne plus manger de viande. Il existe forcément une alternative. Reste à la trouver…

Ce que dit la 4ème de couv’ : Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons? Convoquant souvenirs d’enfance, données statistiques et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer interroge les croyances, les mythes familiaux et les traditions nationales avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête.

Entre une expédition clandestine dans un abattoir, une recherche sur les dangers du lisier de porc et la visite d’une ferme où l’on élève les dindes en pleine nature, J.S. Foer explore tous les degrés de l’abomination contemporaine et se penche sur les derniers vestiges d’une civilisation qui respectait encore l’animal. Choquant, drôle, inattendu, ce livre d’un des jeunes écrivains américains les plus doués de sa génération a déjà suscité passions et polémiques aux Etats-Unis et en Europe.

Une vidéo pour qui veut en savoir un peu plus :

(Bon appétit bien-sûr…!)

Commentaires

Je trouve que c’est courageux de t’être lancée dans une pareille lecture, sachant plus ou moins ce qui t’attendait. Et je trouve ça chouette que tu aies envie, à ton échelle, d’y porter attention ! (bon courage d’ailleurs, pour ces efforts !)

Pour ma part, je suis très sensibilisée/sensible à ces questions depuis de nombreuses années. J’ai la chance d’avoir vécu en milieu rural et de bien connaître le monde agricole si bien que, même si je vis en ville aujourd’hui, je n’ai aucune difficulté à trouver de la viande de qualité, issue d’élevages traditionnels !

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Et alors, sans être trop indiscrète, tu la trouves où, en ville, ta viande issue d’élevages traditionnels ?

(et je vais voir s’ils l’ont à la bibliothèque, ça me donne envie de le lire !)

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Perso j’achète ma viande que chez un très bon boucher (Desnoyer) et j’en mange peu vu le prix mais la qualité est au rendez-vous, ce n’est pas de l’élevage industriel ! Et les poulets fermiers qui courent dans les près ça existe..

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Je ne connais pas. C’est une chaine ?

Intéressant article… je suis moi aussi à la recherche de produits sains et de qualité, issus de l’agriculture traditionnelle… Si tu trouves des bonnes idées quand on habite à Paris, ça serait chouette de partager. Sinon, dégoutée d’apprendre que en « plein air peut signifier qu’un poulet est entassé MAIS qu’il y a une fenêtre dans l’entrepôt où il se trouve. » … moi qui pensais faire un bon choix…

« l’alternative » me parle vraiment, car je suis loin d’avoir envie de ne plus consommer de viande (et charcuterie surtout!) …
à suivre, donc, et merci pour ces informations.

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Promis, si je trouve des pistes valables, je vous en ferais part ici 🙂

Voilà un billet qui résume parfaitement ce que j’en ai pensé.
En tant que consommatrice quotidienne de viande/poisson/volaille, je regrette presque d’avoir lu cet essai. Mes habitudes de consommation changent petit à petit sans pour autant faire un trait sur la viande.

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Je pense qu’il est difficile, sans parler du coût, de changer ses habitudes de consommation.

Au quotidien, je dispose de peu de temps pour faire mes courses. Spontanément, je vais donc vers ce qui est simple : le supermarché du coin. En l’occurrence, que ce soit Monoprix, Franprix ou Simply Market, je doute pouvoir trouver de la viande issue de l’élevage traditionnel dans ces enseignes…

Pour ceux qui voudraient compléter le tableau avec un bouquin qui se penche sur la situation en France et en Europe, je recommande Bidoche, de Fabrice Nicolino, paru en poche chez Babel il y a peu. Sans vouloir gâcher le suspense, et même si c’est ça qu’on aimerait bien penser, on n’est pas mieux loti ici que de l’autre côté de l’Atlantique.

Je crois que finalement, ce qui me choque peut-être le plus, dans les deux livres, ce sont les multiples trafics d’influence, complaisances et complicités entre les pouvoirs publics et les intérêts privés de l’industrie. C’est proprement désespérant.

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Tu m’as donné envie de lire Bidoche quand on a évoqué le sujet ensemble, la dernière fois. Même si j’avais peu de doutes (ou peu d’espoir ?!) quant au versant européen, hélas…

Pas facile d’arrêter la viande… on doit être « légèrement » conditionnés. Je me suis fait cette réflexion le mois dernier au Cambodge où même les étals de boucher des marchés n’ont pas réussis à me dissuader (et pourtant, l’odeur et le visuel sont assez efficaces pour cela).

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Idem à Bali. Fort heureusement (ou pas ?!), je n’avais pas encore lu ce livre…

Merci pour ce compte-rendu complet !
J’ai commandé le livre et j’ai hâte de m’y plonger même si comme tu le dis, on sait déjà pas mal de choses à l’avance… Je suis très très sensible à la cause animale, je ne porte pas de fourrure par exemple mais mais… je mange de la viande, enfin j’en mange très peu et ça se limite à un peu de jambon par-ci par-là et surtout du poulet/dinde (et de temps en temps pour certaines occasions canard, boeuf bourguignon par exemple) mais c’est vrai que je ne mange pas de la viande tous les jours loin de là ! Du poisson encore moins et je banni totalement agneau, chevreuil, cheval et autre animaux « exotiques » à mon goût. Mais je réfléchi sérieusement à ne plus en manger du tout pour arrêter de manger de la merde tout simplement et puis ne plus « collaborer » à la souffrance animale. J’avoue c’est dur et j’ai du mal parce que j’aime un bon poulet roti alors du coup avec l’homme on essayer comme toi de trouver le truc qui parait le plus « naturel » avec label et tutti quanti, idem pour les oeufs, ça soulage un peu la conscience mais j’avoue ça me rend malade tout ce que je lis ou voit en vidéo sur les soufrances animales, je n’ose même pas aller voir ton lien PETA sinon je vais en rêver la nuit… Dur dur tout ça…

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Ah non, n’y vas pas, je confirme. Lis d’abord le livre… Bon courage !

et les trucs du type label rouge, ça veut genre, rien dire du tout du tout? Alors que le prix lui, est particulièrement significatif.

Par contre, les parents du meilleur ami de mon petit frère (oui, moi aussi je raconte ma vie) élèvent des poulets bio. Du poulet musclé donc, a la viande très ferme. Il y a une très nette différence entre le poulet d’un discount et celui là. Par contre, encore une fois, le prix s’en ressent. (oui, j’ai pu visiter leur ferme un jour ou j’allais récupérer mon frangin chez son pote, là, le poulet s’éclate).

Mais un peu comme toi, je mange de moins en moins de viande. Mais j’ai du mal à trouver une alternative convaincante à l’absence totale de viande tout simplement parce que j’aime ça… Un peu comme toi, je me retrouve face à euh… rien? Parce que le bio n’est pas non plus la solution à tout (impossible de nourrir l’humanité tout en bio pour des questions de rendements, un très bon article à ce sujet ici http://www.courrierinternational.com/article/2010/01/21/les-limites-de-l-agriculture-biologique)
Bref, j’ai pas la solution 🙁

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Aux Etats-Unis, ça ne veut rien dire. J’aimerais lire Bidoche, maintenant (cf. le commentaire de Clotilde un peu plus haut) pour en apprendre davantage sur le versant européen de la chose. Même si je crains avoir la réponse… hélas !

Merci pour le lien 🙂

Et pour tout le reste, non, moi non plus je n’ai pas la solution… Pas encore ?

Delphine, merci pour cet article. Je voulais lire le livre de cet auteur genial ( les deux précdents livres etaient top) mais je n’avais pas eu le courage de commencer… ton article est top!

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Merci Olivia ! Et bon courage pour la lecture, alors 🙂

alors moi je mettrais un petit bémol: les américains n’ont aucune limite quand il s’agit de rentabilité, à une époque (et c’est peut être encore le cas aujourd’hui) certains bovins étaient nourris avec leurs propres excréments….
ces études sont elles exclusivements américaines?
Car pour les poulets par exemple, j’ai déjà vu de vrais élevages de poules en plein air, dans un champ et tout et tout. Donc faudrait peut être avoir une étude concernant ce que nous avons réellement dans nos assiette?

Bon j’ai en partie réglé le pb, je vais à la ferme (un des avantages de la province) pour les légumes, les volailles, les oeufs. Sinon y’a pas mal de sites qui se sont développés pour commander sa viande directement à des agriculteurs. Seul souci, faut souvent un gros congel ou s’arranger avec des amis pour partager le colis

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Ce livre ne concerne que les pratiques aux US, et j’aimerais maintenant lire « Bidoche » pour creuser version Europe.

Même si je doute que nous ayons plus de limites en matière de rentabilité…

Oui, j’avais vu ces sites où on peut acheter de la viande (entre autres !) directement auprès des producteurs. Je n’ai pas encore franchi le cap mais tu as raison, c’est peut-être une bonne alternative. Rapport qu’en effet, la ferme à Paris, ya pas… Hélas 🙂

Tiens je me sens chanceuse pour une fois…
J’explique : mes parents sont agriculteurs-éleveurs bio…et effectivement quasiment la seule viande que je mange vient de chez eux. Mais même moi je me rends compte que du coup je n’en mange pas souvent…! Il y a au moins un avantage de la province : les marchés sont remplis de petits agriculteurs!

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Ah oui, doublement chanceuse, sur ce coup là 🙂

en province je trouve des plans d’achats en communs d’une vache bio… des éleveurs fermiers
sinon AMAP…

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AMAP, c’est un site ?

Tu m’as donné envie de le lire ! Moi qui mange déjà peu de viande, j’ai bien peur que lecture de ce livre me fasse revenir au stade où j’étais végétarienne !

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C’est probable, je ne te le cache pas !

Moi je dis, vivent les grandes salades et les veloutés de petits pois 😉 Pardon pour la private joke, c’était trop tentant ! Bizzz Deedee !

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Héhé, SURTOUT quand le velouté de petits pois est aussi bon ! 😉

Très bon article. Merci. Effectivement je suis attristée de voir que même la mention « élevé en plein air » est une supercherie.
Je ne mange pas beaucoup de viande mais je suis prête à mettre le prix, pas tant pour la merde que ça contient mais plus pour le traitement infligé aux animaux. Je sais, ce ne sont « que  » des vaches et des poulets mais je trouve ça dégueulasse…

En effet, je crois que si tu trouves la solution pour une parisienne d’acheter de la bonne viande élevée de manière traditionnelle, nous serions toutes très intéressées!

Merci encore.

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Non non, tu as raison : je n’ai pas réussi à visionner « meet your meat » notamment pour ces raisons là.
Jonathan Safran Foer ne s’étend pas des heures sur ce sujet. Mais il y a un ou deux passages qui sont assez hard…

Pour une bonne viande à Paris, il y a évidemment la boucherie Hugo Desnoyer dans le 14ème, fournisseur officiel de l’Elysée et de nombreux restaurants étoilés à Paris. Le boucher choisit lui même les bêtes, la façon dont elles sont élevées, et la qualité et le goût sont au RDV assurément !

Sinon dans chaque quartier il y a forcément LA boucherie : celle où les bouchers sont des passionnés et sont très attentifs à la qualité du produit fourni. Rue Oberkampf par exemple, j’ai un petit fournisseur extra.

Evidemment le prix n’est pas le même, mais depuis quelques mois j’ai opté pour ton alternative : manger moins de viande (beaucoup moins!), mais ne déguster que des morceaux délicieux ! On gagne au change, c’est sûr !

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Merci Aubine pour ces pistes. Et oui, je suis d’accord avec toi : je préfère moins, mais mieux. Et ça ne s’applique pas qu’à la viande, d’ailleurs 🙂

Bientôt on va devoir acheter une ferme et élever nos poulets nous-mêmes si on veut manger correctement :/
Je ne suis pas végétarienne non plus, mais j’ai un peu changé mes habitudes (l’âge aidant…) et je mange moins de viande. J’essaie de prendre ce qu’il y a de plus sain et respectueux envers nos amis les animaux et notre environnement, mais même avec plein de bonne volonté, il faut reconnaître que c’est dur, surtout quand on vit en ville et qu’on ne peut pas s’approvisionner à la ferme bio du coin :/ Ou alors, comme tu l’as souligné, il faut avoir un sacré budget alimentaire !!

J’essaierai de lire ce bouquin à l’occasion, en tout cas ton article (et celui d’Anne-So) font particulièrement réfléchir. On connaît les questions et les réponses, mais une piqure de rappel ça ne fait pas de mal.

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Je n’avais pas lu celui d’Anne-So, merci 🙂

AMAP c’est des associations pour une agriculture paysanne : http://reseau-amap.org/amap-ile-de-france.htm
pour faire court : des abonnements de produits qui font « lien » entre l’agriculteur et ses consommateurs, ce sont souvent (me semble-t-il) des paniers de légumes bio mais je crois qu’il en existe de viande (ou avec de la viande).

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Merci !

MON DIEU c’est horrible!! J’ai tenu les 12 minutes, je n’ai pas lu le livre et c’est un gros choc tout le long du reportage…

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Tout à fait d’accord avec ton analyse!
On n’est plus sur de rien aujourd’hui.
Ce que je sais c’est que ce sont les consommateurs à la source qui changeront les choses et ça prendra du temps!
Manger moins pour manger mieux, les animaux aussi ont droit à leur dignité. (Je ne suis pas végétarienne hein).

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Mais tu pourrais l’être, ça n’ôterait pas l’intérêt de ton commentaire 🙂

Ce débat est toujours trèèès intéressant. Je n’ai pas lu le livre et j’avais peur qu’il soit effectivement un plaidoyer de végétarien aigri comme j’en connais beaucoup. Moi j’aime la viande, et le poisson, et je considère que nous sommes homnivore donc nous devons manger de tout.

Cela dit, et c’est très égoïste, j’ai fait le choix de ne manger que très rarement de la viande, non pas à cause de la souffrance des animaux (shame on me) mais pour ma santé ! Quand je mange de la viande, je la prends Bio (mon parrain est éleveur Bio et j’ose espérer que tous les éleveurs respectent les même consignes que lui).

Evidemment, il m’arrive de faire des écarts au resto par exemple, puisque je n’ai aucun moyen de savoir d’où vient la viande…

Et en fait, c’est pareil pour les légumes (la souffrance de l’abbatage en moins mais les pesticides en plus)…

Désolée pour mon commentaire à rallonge et merci pour ton article 🙂

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Pas de souci pour la longueur du commentaire, au contraire, j’aime bien toutes ces idées qui fusent 🙂

Pour les éleveurs, je doute que tous respectent les mêmes consignes que ton parrain… Hélas !

Non, ce n’est pas un secret du tout. 😉

Ma première source d’approvisionnement ce sont les commandes groupées au boulot, directement auprès des agriculteurs. (Certes, je travaille dans le milieu agricole, donc c’est plus facile pour avoir des contacts, mais ça peut tout à fait se développer ailleurs.) Je peux commander ainsi régulièrement : du porc (au détail), des lapins, des poulets, du boeuf ou du veau (en colis), du foie gras/magrets…

Certes, cela suppose d’avoir au minimum un peu de place au frigo (la viande sous vide peut se conserver jusqu’à 3 semaines), l’idéal étant évidemment un congélateur.

Cela demande aussi un peu d’organisation, et c’est sans doute là le plus gros changement. Mais au final je trouve ça beaucoup plus simple que de devoir aller faire le marché chaque weekend ou traverser la ville pour aller chez un bon boucher (car il n’y a pas de commerces de proximité dans mon quartier)

Si tu as la chance d’avoir un bon artisan boucher près de chez toi, c’est très bien aussi. Mais ce sera plus coûteux. Par exemple, le colis de viande de boeuf bio est à 15 € le kg, ce qui est vraiment très raisonnable pour la qualité du produit.

Evidemment c’est plus cher qu’en grande surface, mais je mange peu de viande alors je préfère en manger qui soit d’excellente qualité. (et je sens la différence !)

Si tu n’as pas la possibilité de grouper suffisamment de commandes sur ton lieu de travail, tu peux te pencher du côté des AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne – qui réunissent un agriculteur (souvent bio) et des consommateurs souvent un peu « militants » qui vont s’engager à lui acheter sa production). Il y a beaucoup d’AMAP légumes, mais on peut aussi y trouver de la viande, du fromage…

N’hésite pas à faire marcher le bouche à oreille, car des éleveurs qui vont eux-mêmes livrer leurs colis de viande à des particulier sur Paris ça n’est pas rare. Il existe aussi certainement des sites marchands de vente de « paniers » ou de produits fermiers, mais je suis sûre qu’il est possible de se passer de ces intermédiaires.

Si je vois passer quelque chose qui peut t’intéresser, je te ferai suivre ! Tiens nous au courant de ton côté !

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Merci pour ces pistes précieuses ! Comme toi (et comme beaucoup, j’imagine), je n’ai que peu de temps à consacrer aux courses. Je ne connais pas encore parfaitement mon nouveau quartier (j’ai déménagé il y a deux mois), mais je ne suis pas sûre d’être bien lotie à ce niveau là.

Seul gros bémol pour la livraison de viande qui me semble être une piste plus que valable pour les parisiens, le congel… il faudrait que je change de frigo, lequel n’a qu’une mini partie congel. Mais ça se tente, après tout.

je vous dirais, oui, si je trouve d’autres pistes valables !

J’ai long ton article, très riche mais je n’ai même pas eu le courage de regarder la vidéo :s

La chance de ma petite province (et de l’asso de locavores dont je suis membre) c’est qu’on sélectionne bien nos producteurs bio, qu’on les connait, on voit leur exploitation et qu’au final çà nous revient moins cher que les grandes surfaces 🙂

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Oui, sans conteste !

Je suis douée aujourd’hui : « j’ai lu ton long article » bien évidemment 😉

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(j’avais compris, pas de souci 😉

Merci pour ce post génial !
Mon mec me demandait justement hier soir (c’était la Saint Valentin !) pourquoi j’avais décidé d’arrêter la viande.
Et je lui ai répondu qu’il y avait 4 raisons pour arrêter la viande :
– la plus évidente : pour ne pas cautionner la cruauté envers les animaux (si encore ils étaient élevés et abattus respectueusement !)
– pour la santé du corps. Le jour où on démontre par a+b que manger de la viande accélère le vieillissement de la peau et que la carotte l’endigue, ça devrait aider la cause (Go Ariel Dombasle !)…
– pour la santé de l’âme. Si les grands spirituels étaient végétariens (merci mister Gandhi), ça doit valoir dire quelque chose.
– et oui, pour la santé de la terre : un bovin consomme un poids énorme en maïs ou autre substitut herbacé, alors que ce même maïs pourrait nourrir directement plein de monde (même avec OGM !). L’eau c’est le grand souci de demain, et on sait ce qu’en pompe un maïs : qui n’a pas encore vu la photo des koalas australiens téter la gourde des cyclistes du coin ?
En face de toutes ces raisons, qu’est ce qui reste ?
– la viande contient du fer (les lentilles aussi) et c’est meilleur pour les petits enfants : les miens vont donc continuer à en manger avec modération. Tiens, c’est une idée, ça, à mettre sur les emballages de steak : « la viande bousille la planète, à consommer avec modération ».
– la viande c’est BON. Oui, mais une girolle, c’est bon aussi. Et une asperge ! Et le roblochon !! Rhaaaaaaaa, le roblochon !
Bref, il y a des alternatives.
En tout cas, cette année, j’arrête le bovin (et j’habite l’Argentine, je vous dis pas le challenge) et dans deux ans, j’arrête le poulet et le foie gras (ça, ça va vraiment être dur !).
Merci encore pour cet excellent post !

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Merci à toi pour ton enthousiasme sur le sujet 🙂

Je pense de mon côté que l’homme est omnivore et que nous avons besoin de viande, au moins un peu. Mais après tout, l’auteur du livre ne valide pas ce postulat…

Raison de plus pour reconsidéder nos choix, que l’on soit végétarien ou non. Si manger de la viande n’apporte en réalité rien de plus en terme de santé, alors oui, il est plus qu’urgent de trouver d’autres manières d’en consommer.

Un article très intéressant. Ce livre doit révéler des choses que nous savons déjà mais par contre, pour les poulets je n’étais pas du tout au courant. Je pensais manger de la viande saine.
Je viens de voir la vidéo de Péta que tu as mis en lien, c’est atroce. Maintenant je suis informé.
Et je pense qu’il est toujours préférable de savoir.
Merci à toi pour toutes ces informations.

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Je t’en prie, Dimitri.

Info pratique qu’un pote juif m’a donnée : la viande Casher, pour l’être doit être produite dans certaines conditions. L’animal ne doit pas avoir souffert, sinon elle est impropre à la consommation. C’est une piste… A toi les boucheries de la rue des rosiers !

Moi aussi je ne sais plus quoi manger ça me déprime, je regarde les œufs, le lait, la viande de travers, et pourtant j’adore ça…

Heureusement, j’ai vu que dans mon furut quartier (le 11e) l’influence bobo a fait ouvrir un tas de petits commerces vraiment équitables/dvp durable. J’y crois à mort !

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En effet, good to know ! (et gros fail pour le quartier de non bobos dans lequel je vis.. la vieille en vison n’en a cure, du bien être des vache qu’elle mange 🙁

pour info, en province, … juste a coté de chez moi, il y a des agriculteurs, qui vendent leur viande bio, en barquette de 10 ou 20 kg. Ils pré-vendent leurs animaux qui grandissent dans les prés, à coté, avant de les passer a l’abbatoir . Résultat : toute la production a été réservée avant, il n’y a pas de gachis, la viande est « bio » sans le label, on a un peu de tout, partie noble et moins noble … résultat, on paye 100€ pour 10 kg, ca fait 3 mois … on congele le pot au feu, ou le bourguignon … on fait des steacks hachés, …
Bref, on achete mieux, pour manger mieux.
amitiés

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Le livre n’aborde pas le sujet du gâchis, tiens, c’est vrai. Même si visiblement, il n’y en a pas.

Mais oui, la province offre il me semble plus d’opportunités de consommer plus sain… même si je ne renonce pas à trouver des pistes viables à Paris !

Très intéressant !
En tout cas pour le label « élevés en plein air » c’est vrai que ça n’est pas claire. Mais je crois qu’il existe une mention « élevés en liberté » qui là exige que les poulets ne soient pas en batterie. Et on en trouve au Monoprix.

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Bon. Si ça se trouve, le poulet que j’ai acheté à 20€ n’a pas souffert. Je vais creuser la question 🙂

RES-PECT Gaston !! Je ne sais pas si j’aurais eu assez de courage pour me lancer dans une lecture comme celle-ci, moi qui surkiffe la « carnivore attitude »…

Pourtant et comme j’aime vivre dangereusement, j’ai lu ton post jusqu’au bout et visionné la vidéo (pendant quasi 2 minutes – record battu ;)).

Trop sensible face à la monstruosité de l’être humain, je ne pensais tout de même pas qu’elle pouvait se retrouver jusque dans nos assiettes (bien qu’au courant des pratiques de l’élevage/abattage industriel).

Pourtant, comme toi, je ne deviendrais pas végétarienne pour autant ! J’achète exclusivement des produits issus de l’agriculture française pour les fruits & légumes, alors pourquoi pas tenter une rééducation alimentaire sur les viances & poissons. Le tout c’est de savoir comment s’y prendre, et à cette question, je n’ai pas de réponse…

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Je ne peux pas dépasser la minute sur cette vidéo, moi. Les quelques images que j’ai aperçues en quelques secondes me hantent déjà…

Pour répondre à ta question, que j’ai d’alleurs cru ironique.. Hugo Desnoyer est un boucher qui fournit les plus grandes tables de Paris et le palais de l’Elysée. Tu peux trouver sa boucherie dans le 14ème je te la recommande 🙂

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Pourquoi ironique ? Je ne connais pas tout à Paris, heureusement ! 🙂

Bonjour,
J’aimerais signaler à mon tour que j’ai vu des fermes (en Bourgogne ou je vis) où les poulets sont dehors (ils ont bouffé toute l’herbe mais ils peuvent courir). Il y a aussi, sur le petit marché du village, un producteur de porcs qui m’explique que ses bêtes vivent sur plusieurs hectares et que pour les attraper, des fois… :)) mais je ne sais pas si c’est vrai ou pour plaisanter! Toujours est-il que la viande a beaucoup de goût (parfois trop pour moi!)…
Bref, si les labels sont vraiment pipeau, quelles appellations peuvent honorer et valider des pratiques comme celles ci ???

A la campagne, finalement, on peut connaître ses fournisseurs, c’est déjà ça.
Pour ce qui me concerne, je suis aussi en train de me renseigner sur une alimentation sans viande ou presque, mais je ne suis pas certaine de savoir équilibrer… je mange beaucoup d’œufs que j’espère de plein air (1FR… ou 0FR… quand j’en trouve). J’ai lu que l’impact sur le cholestérol était surestimé comme démontré par des études récentes. 7 oeufs par semaine, sans pb !
Attention, de nombreux commerçants n’hésitent pas à dire « Ah, c’est des œufs fermiers, blabla », et quand on regarde le tampon de l’œuf, on lit « 3FR…. » ce qui veut dire « de batterie ».

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Oui, je regarde toujours sur les oeufs et jusqu’à présent, j’ai toujours trouvé des 0FR ou au pire, des 1FR, même dans le plus petit des supermarchés de mon quartier. Ouf, c’est déjà ça !

Le problème est que si l’on y regarde bien, on ne pourrait plus RIEN manger…
Je suis à la campagne et donc nous pouvons avoir de la viande et de la volaille réellement bien élevées (on peut vérifier). Pour les conditions d’abattage des gros animaux, j’avais vu un livre avec des photos prises, et cela n’avait pas contribué à me faire aimer plus la viande (je ne suis pas spécialement carnivore).
Nous savons que le poulet est bien élevé en plein air, et que les légumes sont vraiment bio.
Mais il y a tout ce qu’il y a dans le sol qui s’est accumulé au cours du siècle précédent, et suivant les vents, il peut toujours arriver qu’avec toute la bonne foi possible, le producteur de Bio ne le soit pas réellement, suivant les cochonneries qui sont déversées dans un champ à 3 km….
Tout finit par être mauvais : le lait, les oeufs avec ce que l’on donne à manger aux poules en batteries, les légumes et les fruits bourrés de pesticides, l’huile, le beurre, la farine…
Un exemple dont on parle peu : les antibiotiques ne sont pas automatiques, ou ils deviendront moins forts…
En effet, nous en absorbons sans le savoir, dans quantité de produits… Donc effectivement certaines bactéries deviennent résistantes, à notre insu, pas forcément parce que l’on se soigne mal…
C’est sans fin, et cela fait peur…

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Assez d’accord. Si tu étends ce raisonnement, d’ailleurs, tu te rends compte que plus ça va, moins tu peux vivre de manière insouciante. Manger tue. Fumer tue. Sortir tue. Conduire tue. Et j’en passe.

Je ne dis pas que c’était mieux avant (sur l’air de Cabrel !), lorsque tout un chacun consommait les yeux fermés et que d’une manière générale, nous étions tous moins bien informés sur tout un tas de choses.

Je dis juste qu’il faut savoir raison garder. Raison pour laquelle je souhaite continuer à manger de la viande. Différemment, certes. Consciemment, oserais-je dire.

Hello Deedee,

Merci d’avoir publié un message à ce sujet. C’est très courageux d’ouvrir ce débat.

Je tenais juste à préciser que je suis végétarienne (pas de viande ni de poisson, donc, mais des oeufs et des produits laitiers) depuis presque 10 ans et que j’ai un petit garçon de 2 ans. Je n’ai mangé aucune viande ni aucun poisson pendant ma grossesse et ça ne m’a pas empêchée de faire un beau bébé de 3,4kg en excellente santé.

Par contre, pour ne pas que mon fils se sente exclu ou stigmatisé, j’ai choisi de lui donner une alimentation omnivore, mais de qualité. Il mange plusieurs fois par semaine de la viande et du poisson, uniquement bio et quand il sera plus grand et à même de faire ses propres choix, il décidera s’il souhaite continuer sur cette voie là ou pas.

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Je ne sais pas si c’est courageux, mais au vu des nombreuses réactions, le sujet nous tient à coeur, que l’on soit végétarien ou non 🙂

Décidément il faut que je lise ce livre ! Je l’ai acheté à mon mari et je vais le lui piquer. Mais moi aussi j’aime la viande et j’ai trois enfants et un mari pas du tout végétarien alors… et bien on mange des oeufs et je cherche des pistes pour me faire livrer à Paris de la viande « bien élevée » mais c’est parfois un peu compliqué à cause du stokage…
Merci pour l’article en tout cas !

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Oui, il est oh combien difficile (voire coûteux) de s’affranchir du réseau de distribution « classique » !

J’avais entendu parler du livre dans les inrocks, ça m’a donné envie de le lire. C’est clair que ça fait réfléchir, mais c’est la réalité.
Les chaînes de grande distribution n’arrangent rien non plus, en proposant des prix d’achat aux producteurs bien trop bas, ils encouragent une production de masse, non respectueuse de l’environnement que ce soit pour la viande ou les fruits et légumes…Il faut court-circuiter la grande distribution pour avoir accès aux producteurs directement. Etre informé, c’est mieux consommer. Personnellement, je ne souhaite pas devenir végétarienne, mais j’ai clairement baissé ma consommation de viande, et je ne mange que rarement de la viande rouge (pas indispensable ). Je suis allée voir le site de la PETA et j’ai aussi vu les vidéo atroces sur le commerce de la fourrure. Je me suis fait la promesse de ne jamais en porter. On ne pourra pas dire qu’on n’était pas prévenus.Le plus difficile, c’est le sentiment d’impuissance qui suit.

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Deux choses fondamentales dans ton commentaire :
« Etre informé, c’est mieux consommer »
et
« Le plus difficile, c’est le sentiment d’impuissance qui suit. »

Voilà. Tout pareil, en fait. Et la vache (sans vilain jeu de mot), combien il est difficile d’adopter une consommation un tant soit peu responsable !

Je pense qu’il ne faut vraiment pas confondre la situation en France/Europe et celle des Etats-Unis dont parle ce livre.
Je connais l’élevage bovin Label Rouge en France, et je peux vous assurer qu’il respecte les animaux, au moins au niveau de élevage. Le label définit un cahier des charges strict au niveau de l’espace minimum de paturage, de provenance de la nourriture, etc…

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Oui, raison pour laquelle j’aimerais m’atteler à « Bidoche », maintenant.

Au-delà de ça, les similitudes entre US / France (et Europe ?) sont le manque de traçabilité pour le consommateur final. Faire confiance aux labels, c’est une chose (et c’est globalement le seul recours dont dispose le consommateur). Mais de fait, comment s’assurer que l’animal a été bien traité, bien nourri, bien tué etc. ?

Pas le temps de lire tous les commentaires, peut-être à tort.
Sans avoir lu le livre (encore), comme toi je sais déjà que l’élevage industriel est atroce et a des impacts ahurissants.
Ce que je voulais juste te dire c’est que pour ma viande, je la prends au marché bio des Batignolles, chez un boucher qui est aussi éleveur. Pas de garantie non plus (p… mais à quand la transparence sur tout ça?!!), mais j’ai l’impression qu’on est loin de l’industrie et la viande est bonne.

Et une question: il me semble avoir entendu que son étude était essentiellement américaine et que les conditions d’élevage y étaient bien pires que les notres (of course, l’herbe est forcément plus jolie chez nous). Est-ce exact ou a-t-il fait un audit aux US et en Europe?

Merci pour ton billet hyper intéressant (et qui complète bien celui d’Anne-So)

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J’aime bien quand tu partages tes lectures avec nous. Et ce livre là en particulier, car je le lirai aussi très certainement.

Complètement d’accord avec toi, on doit pouvoir trouver un solution pour équilibrer le marché du poisson et de la viande. D’un côté en manger moins, de l’autre produire mieux.

Idéologiquement, je serais végétarienne si je n’aimais pas tant la bidoche, tellement tous ces chiffres me dégoûtent du traitement qu’on inflige à ces pauvres bêtes.
Et comment croire les étiquettes « élevés en plein air »… foutaises !

Mouais… en tout cas je suis toute ouïe pour les plans bouchers/poissonniers soucieux du traitement de leurs matières premières !

PS : « La semaine dernière, par exemple, j’ai acheté un poulet (ma vie est décidément trépidante) ». J’adore, tu me fais trop rire avec ce genre de p’tite phrase bien calée ^^

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Merci pour ce débat plus qu’intéressant. ça fait un petit moment que je ne mange plus beaucoup de viande. 1. Parce qu’il est vrai que pour notre santé et notre équilibre, il est préférable de ne pas manger de la viande tous les jours. (2 fois par semaine, c’est bien assez !). 2. Parce que je cuisine beaucoup et que l’odeur de la viande de supermarché crue me répugne littéralement !
Les élevages, l’abattage, les traitements, l’emballage, le ré-emballage…tout cet ajout de « modernité » n’est qu’une mascarade. On mange mal et surtout on ne sait plus ce qu’on mange. Bref, pas de solutions ici mais un soutien de plus à ta révolte 🙂
Je ne sais pas si tu as lu « Indignez-vous » mais pour j’aime ton blog parce que tu soulèves ce genre de question autant que le reste et c’est appréciable. Alors comment on se révolte tous ensemble contre cette mascarade !!!!!!!???

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Mmmm pourtant, un bon petit tartare…! (pardon 🙂

On ne sait plus ce qu’on mange, non. Et comme beaucoup le résument ici, rien ne vaut le local pour s’assurer de la provenance de nos aliments, au moins dans une certaine mesure…

(Indignez-vous est ma prochaine lecture 😉

Pour moi la meilleure façon de trouver des viandes issues de l’élevage traditionnel, le marché et le bouche à oreille.
Je me considère comme chanceuse. Mon papa est producteur de légumes en province et fait les marchés. Depuis toute petite, j’ai donc mangé de la viande de leurs amis éleveurs de volaille ou éleveurs de bovins. Partie depuis quelques années de la maison familiale, c’est vrai que comme la plupart des gens j’ai tendance à acheter ma viande un peu n’importe où.
Après y avoir réfléchi, je crois que la clé c’est de s’informer. De savoir d’où viens sa viande, par qui la bête a été élevée et dans quelles conditions. Cela est valable autant pour la viande que pour toute notre alimentation (non les tomates de supermarché ne souffrent pas mais ahem ahem sur d’autres points)
Encore une fois, pour avoir un tel dialogue, je ne vois guère que le marché ou un très bon boucher… Et, oui, ça coute plus cher 🙂

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S’informer, oui. Mais concrètement, tu fais comment pour t’informer de la provenance de ton poulet au supermarché ?

Tu as donc raison : nous n’avons pas d’autre alternative que de passer par un mode d’approvisionnement plus local. C’est bien là où le bât blesse… 🙂

> Mais de fait, comment s’assurer que l’animal a été bien traité, bien nourri, bien tué etc. ?

Le problème se pose pour tout ce que l’on consomme: comment s’assurer que les fringues que j’achète ont été fabriquées en respectant les salariés ? que mes jouets n’ont pas été assemblés par des enfants exploités ? etc…

A mon avis, et comme le reste, la meilleure manière est de se pencher sur la provenance du bien consommé : pays / région etc…

Pour la viande on peut savoir si elle a vraiment été produite en France, ou juste transformée. Tous les animaux en France (du moins les bovins) sont tracés de la ferme au supermarché. Une vache est beaucoup plus fichée que nous.

Il ne faut pas se bercer d’illusions : si on veut respecter le producteur d’un bien, être sûr de la qualité, du respect de l’environnement, il faut acheter le plus local possible. Il faut aussi en payer le prix.

Et pour éviter les abus des supermarchés sur les prix : il faut aller au marché, chez le boucher etc…

Mais celà représente un coût important que tout le mon ne peut pas / ne veut pas mettre dans son alimentation. Donc voilà pourquoi, à mon avis, la viande industrielle, de mauvaise qualité et peu chère a encore de beaux jours devant elle…

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Voilà qui est parfaitement résumé. C’est aussi le postulat de l’auteur du livre, d’ailleurs, même si sa conclusion tend évidemment à inciter le lecteur à s’ouvrir à un autre mode de consommation.

J’ajouterai que consommer local à Paris est plus compliqué qu’en province. Bien sûr, il y a les marchés, les halles etc.

Mais je prends l’exemple que je connais : moi. Je bosse tous les jours, toute la journée. Je n’ai que le soir, ou éventuellement le WE pour faire mes courses. Sincèrement, et bien que la question de la provenance de ce que je mange m’importe de plus en plus, je n’ai pas envie de consacrer trop de temps aux courses. Sans parler du coût, en effet.

Cela étant, je vais bien être obligée de changer mes habitudes de consommation et in extenso, d’achat : je ne peux pas critiquer la viande industrielle, militer pour un meilleure traitement des animaux etc. et continuer à faire l’autruche…

Mon père élève de la volaille et je peux te dire que ça court dehors tout ça mais le problème reste la proximité de la route donc des gaz d’échappements, des engrais des agriculteurs avoisinants qui contaminent la terre et des aliments vendus par les industriels pour nourrir toutes ces petites bêtes. Mais c’est meilleur quand même que le poulet de batterie.
et de toute façon, c’est prouvé que manger 3 fois de la viande par semaine, C’est largement suffisant. La nature nous dirait merci mais va expliquer ça à la terre entière.

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Bon, en même temps, je ne suis pas sûre que la terre entière mange 3 fois de la viande par semaine 🙂

En revanche, ce qui est certain, c’est que la Chine va doubler, voire tripler sa consommation de viande d’ici 5 à 10 ans… On est mal.

> Cela étant, je vais bien être obligée de changer mes
> habitudes de consommation et in extenso, d’achat

C’est quelque chose de nécessaire pour beaucoup d’entre nous. Mais je ne pense pas que c’est plus compliqué en ville. Il faut qu’on perde cette sale habitude du tout super-marché. C’est sans doute un bon créneau pour de nouveaux services (Livreur/acheteur dans des commerçants/marchés ?) ou encore pour les AMAP qui se développent un peu partout…

Mais ce livre, ton post, toutes ces préoccupations, ces questions vont dans le bon sens. Petit à petit, personne après personne, nos consommations vont évoluer vers plus de local, plus d’écologie, plus de recyclage, moins de superflu.

Il est juste important de ne pas tomber dans l’extremisme primaire, dans un sens comme dans l’autre. Rien n’est blanc et noir, tout est gris.

Il faut essayer de protéger notre agriculture qui va mal, et ce même si elle est loin d’être parfaite. C’est la seule garantie d’avoir un tout petit peu de maîtrise sur ce qu’on mange. Pour ça, il faut continuer à manger de la viande, et essayer de privilégier celle de qualité, quitte à en manger moins. Idem pour les légumes. Il faut aussi que l’on ré-apprenne à cuisiner, peut être même à commencer à produire des choses soi-même.

Que se passera t’il si un jour nous sommes obligé d’acheter tout ce qu’on mange à l’étranger ? Si il n’y a plus de producteurs locaux ? Comme c’est déjà le cas dans beaucoup de secteurs industriels…

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Je suis bien d’accord pour le tout supermarché à bannir, même si j’insiste, en pratique, c’est compliqué !

Mais pas impossible, je te l’accorde.

Voire, indispensable si en effet, nous voulons redonner un sens à ce que nous mangeons, autant qu’encourager la production locale.

Pour ma part, je pense que le local ne disparaîtra pas. Comme tu le soulignes très justement, la « tendance » est au retour aux sources.

Luttons, donc 🙂

Je suis tout a fait d’accord avec toi pour ce qui est de manger moins de viande, mais mieux. Je suis d’autant plus frustrée que je vis a Montreal en ce moment et que trouver de la viande bio ou même sans antibiotiques relève du miracle. Et je suis un peu frustrée d’apprendre que le fait que j’achète toujours des oeufs bio ne change pas grand chose a l’affaire.

A Paris, mes parents achètent leur viande a la Boucherie Charcellay dans le 5e rue St Jacques. C’est un peu cher mais la viande est excellente, le boucher et passionné et peut vous dire d’ou elle vient, et a beaucoup de viande type bio, fermier, élevé sous la mère etc. Evidemment, pas sur de ce que ça signifie, mais c’est mieux que rien.

Il y a des boucheries de ce type un peu partout, et je trouve ça rassurant si le boucher a au moins l’air de vaguement savoir ce qu’il fait. Ici, il n’y a pratiquement pas de boucheries, et la viande de supermarché, bof. Du coup j’ai beaucoup diminué ma consommation de viande, mais chéri n’est pas trop d’accord 🙂

En tout vraiment intéressant ce post, ça me donne envie de lire le bouquin. Et si tu trouves des solutions pour manger de manière plus responsable, n’hésite pas a nous en faire part!

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Oui, c’est mieux que rien.

Il faut que je me mette en quête d’une telle boucherie dans mon nouveau quartier. La tâche n’est pas aisée.. je me vois bien agonir le boucher de questions sur la provenance de sa viande… je vais me faire appeler Martine !

C’est le problème de beaucoup de gens: nous sommes conscients que ce que nous consommons n’est pas bon mais quelle autre solution? Dés que l’on se trouve dans une région très urbanisée (Paris bien sur mais également la majorité des villes), le choix est restreint (inexistant? très cher? sans garantie?).
C’est uniquement quand je suis en vacances dans ma cambrousse en Lozère et en Haute-Loire que je sais pouvoir trouver des produits de qualité à des prix plutôt intéressants, issus de filières que je connais (un oncle éleveur ça aide).
Mais ça tend à disparaitre petit à petit, du fait du moyens, du manque de visibilité…
Je n’ai pas de solution mais toujours plus de questions… 🙂

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Voilà, c’est exactement ça : « pas de solution mais toujours plus de questions… » !

J’ai adore ton article et le debat qu’il a suscite. J’ai l’impression qu’on se sent tous de plus en plus concerne par la question (ou alors, et la je me fais l’avocat du diable, ton lectorat est tres bobo ?).
Moi aussi, je mange beaucoup moins de viande, mais je ne me suis pas encore penche sur le sujet de son origine… Pourtant, moi ce qui m’a fait tres mal a la conscience, c’est la campagne d’affichage sur l’abattage qu’on a pu voir il y a quelques semaines.
Je suis allee voir cet apres midi ce livre de plus pres, mais j’avoue que je n’ai pas eu le courage (de savoir…).
J’ai deja regarde aussi les amap, je pense que c’est une bonne alternative (et en plus, si ca peut aider les agriculteurs a vivre mieux, c’est pas plus mal), il y a aussi pas mal de sites de cooperatives bio interessants, et franchement, ca te simplifie la corvee course.
Bref, merci Deedee une fois encore de parler de sujets si passionnants (du liner a la consommation de viande, le lien n’est pas facile a faire, pourtant t’y arrive, chapeau !)

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Alors, j’y ai pensé aussi, à cette histoire de bobo. Mais pour une fois, ça ne me dérangerait pas : si ça peut faire avancer les choses, « peu importe le flacon » ! (quoi, elle est moisie ma métaphore ?!).

Je n’ai pas vu cette campagne sur l’abattage que tu évoques… mais elle prouve que le question concerne de plus en plus de monde.

Merci pour ton commentaire 🙂

Très bon article, merci! Justement je m’interrogeais sur ce livre… Je ne pense pas non plus arrêter de manger de la viande, mais c’est bien de savoir qu’on ne peut pas se fier aux labels par exemple.

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D’une manière générale (ça marche aussi en beauté), les labels ne sont pas toujours fiables à 100%.

En beauté, par exemple, le bio garantit un certain nombre d’éléments naturels & co, certes. Sauf que la proportion de ces ingrédients peut être très faible, d’une part. Et d’autre part, quid de la politique de pérennisation de la matière première ? Quand tu t’appelles L’Oréal et que tu pilles un champs d’Edelweiss, par exemple, c’est super, ton produit est bio. Mais quelles conséquences sur l’environnement ?

Bon, enfin je m’égare, là 🙂

Je suis très sensible à la cause animale et j’hésite à lire ce livre depuis un moment, car d’un côté j’ai envie de m’informer sur la réalité de ce qu’on fait subir aux animaux, et de l’autre, mon côté sensible craint de pleurer tout le long du livre.
Comme toi j’habite à Paris et je travaille à temps plein, et j’ai mis du temps à trouver une solution pour mon alimentation pour consommer « mieux » sans trop de contraintes.
La solution que j’ai trouvé c’est de commander des paniers paysans (tu as des sites internet très bien comme paysans.fr qui indique la provenance de chaque produit et comment ils ont été élevés/cultivés). Rien à voir avec les produits de supermarchés, et même si il faut y mettre (un peu) plus cher, je ne regrette pas mon choix.

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Merci pour la piste Etincelle.

Pour la lecture, il n’y a pas trop de détails gores. Mais oui, il faut avoir le cœur bien accroché malgré tout.

J’ai regardé Meet your meat ; j’ai tenu jusqu’au veaux, et en me forçant (e là j’ai éteint parce qu’insoutenable).
Même s’il faut garder à l’esprit que cette vidéo est américaine, et relate donc les conditions d’élevage américaines (assez différentes de français, si l’on en croit les gens du métier), il est à craindre que dans bien des cas, ça ne soit pas tellement plus reluisant en France.
Même si les animaux, je m’en fous un peu, je reste fermement opposée à la torture des êtres vivants, et tout ça va sans doute me faire réfléchir à ce que je mange.

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Oui, j’aimerais vraiment lire « Bidoche » pour me faire un avis plus précis sur les pratiques made in France. Mais comme toi, je doute que tout ceci soit plus reluisant que de l’autre côté de l’Atlantique…

Tu as entièrement raison: il faut pouvoir se sentir libre de manger de la viande ou du poisson, mais en toute conscience: privilégier la qualité, et comme cela, on n’en mange moins, on ne culpabilise pas, on protège notre santé, l’environnement et les conditions de vie des animaux.

D’autre part, je pense qu’il est essentiel parfois de lire ce genre de chose, ou de voir des documentaires, pour éviter de faire l’autruche: c’est trop facile de faire semblant de ne pas être concerné. Alors bravo !

Tu m’as aussi donnée envie de lire le livre 😉

A bientôt.

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Oui, c’est vrai que c’est bien plus facile de faire l’autruche… c’est d’ailleurs ce que décrie vertement l’auteur dans le livre !

Pour autant, ça ne sert à rien de lire un tel livre si on ne modifie pas au moins un tant soit peu nos habitudes de consommation par la suite.

Cela étant, les arguments ne manquent pas, qu’ils soient purement « égoïstes » ou nombrilistes (conséquences sur notre santé) ou plus « altruistes » (conséquences sur l’environnement, mauvais traitement des animaux).

Finalement, tout le monde y trouve son compte 🙂

A bientôt !

Pfff… Question budget, suis découragée. Je viens à peine de trouver où enfin me procurer à bas prix des fruits et légumes non traités 70 à 100 fois avant d’arriver dans la boîte à goûter des loulous. On fait comment maintenant pour la viande en famille avec un petit budget ?
La dernière fois que j’ai osé poser les yeux sur un poulet « bien élevé » chez un producteur, il coûtait 25 euros pour à peine 3.5kg…

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Oui, c’est bien là le problème. Consommer « bien » implique un coût non négligeable…

Le problème c’est qu’il n’y a pas que la viande qui est concernée par le problème de la mal bouffe. Les légumes, les fruits et j’en passe (censés nous faire du bien) sont également blindés de « saloperies »…

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Et les produits de beauté, et les fringues… C’est sans fin, je te l’accorde !

J’ai beaucoup vu ce livre en librairie – et me demandais si j’allais le lire. Je ne pense pas… préférant manger ma pièce de viande avec l’esprit (plus ou moins) tranquille. Cela dit, merci pour votre billet, fort intéressant et qui m’a permis de me forger un petit avis!

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C’est un bon début 🙂

Merci pour ce retour 😉
Je mettrais 1 bémol : en effet, son enquête ne concerne que les Etats-Unis, je n’ai aucun doute sur le fait qu’on trouve des pratiques équivalentes en Europe, mais je pense que les pourcentages que tu donnes sont moindres. Il suffit de comparer ce que tu as dans ton assiette ici et aux Etats-Unis, les différences sur la viande de boeuf (tellement tendre et hormonée aux US) sont par ex édifiantes. On ne peut pas totalement mettre en parallèle le pays de la malbouffe et le notre, plus exigeant en goût et qualité malgré tout.
Après, ça ne va pas t’aider, mais habitant en pleine campagne, j’ai sous les yeux (enfin ma fenêtre…) les vaches charolaises que je retrouve dans mon assiette à la coopérative du village, un voisin qui élève les poulets et un peu plus loin pour l’agneau… tout n’est pas perdu 🙂

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Oui, comme je le disais un peu plus haut, il faudrait pondérer avec les chiffres que « Bidoche » avance sûrement. Même si au fond, je ne suis pas certaine que la différence soit si importante… La traçabilité est peut être meilleure en France ? (cf. la vache folle qui a permis d’améliorer les choses également).

Pour le reste, nan, ça m’aide pas 😀

Bonjour,

> Je suis prête à passer un à ratio d’une fois par semaine, par exemple (même si ma tranche de jambon avec mon toast de Saint-Morêt du soir va me manquer !).

Bravo pour votre décision ! Si tous les lecteurs de « Faut-il manger les animaux » prenaient cette résolution, ce serait fantastique. Cela aurait un impact plus important sur les animaux que d’acheter + ou – quotidiennement de la viande issue d’animaux prétendument élevés humainement. (Les animaux qui ne sont pas tout le temps enfermés, sont moins malheureux, mais cela ne veut pas dire qu’ils sont « bien », qu’ils ne sont pas maltraités, qu’ils ne subissent pas de mutilation à vif, et qu’ils ne finissent pas leur vie dans des conditions terribles. Les personnes qui vivent avec un chien ou un chat n’admettraient pas que ses dernières heures ressemblent à celles de ces animaux !)

Je me permets une petite remarque – une phrase de votre article m’ayant fait sursauter. Je comprends tout à fait que passer d’une consommation quotidienne de viande à une fois de la viande par semaine constitue un effort de volonté, puisqu’il faut rompre avec une habitude. Néanmoins, puisque vous décidez de n’en manger qu’une fois par semaine, vous admettez que la viande n’est pas nécessaire à votre santé. Alors, est-ce que ceci n‘est pas un peu outré :
« Je refuse de croire que nous sommes condamnés à ne plus manger de viande. »

Est-ce un sort si épouvantable ? Est-ce qu’il ne serait plus logique de refuser l’idée que :
Des animaux soient condamnés à être tués pour un produit qui donne du plaisir aux humains, mais ne leur est pas nécessaire ?

Par ailleurs, la cuisine végétarienne – et végétalienne, est savoureuse et créative et elle est appelée à se développer, à innover, à inventer de nouvelles saveurs – à en reproduire d’autres (produits carnés ou laitiers) et on peut s’attendre à ce que de plus en plus de cuisiniers créatifs s’y intéressent. Alors, vraiment, l’aventure est tout sauf épouvantable ! 😉

Bonne journée

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Merci pour ce compte-rendu de lecture, vraiment passionant! J’ai très envie de lire ce livre mais ne trouve pas le courage de me lancer…
Juste un bémol: je ne suis pas sure que ce que tu dis sur les labels s’applique au bio, qui correspond à un vrai cahier des charges, et qui m’inspire confiance. Je suis d’ailleurs passée au bio pour le lait, les oeufs et les légumes. Reste la viande!
En revanche la plupart des labels sont en effet une invention marketing…

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Desnoyers, 25 rue Mouton Duvernet, Paris 14ème. Décidément, cet arrondissement est formidable. J’en profite pour te dire que la poissonnerie Ledreux avenue du Général Leclerc à Alésia est également réputée pour être une des meilleures de Paris.
Ma soeur a lu ce livre. Elle était déjà végétarienne, et elle influence petit à petit la famille entière à diminuer sa consommation de poisson/viande/oeuf…et même de produits laitiers, puisque les vaches sont élevées dans ces mêmes conditions effroyables… Alors, oui peut-être, sans doute, le mieux est de rééquilibrer son alimentation en frugivore (on avale quand même de la merde mais ça ne torture personne, c’est déjà ça…). Merci pour ce compte-rendu, ce soir pour moi c’est soupe de légumes au tofu. Bises

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J’ai pas lu le bouquin mais depuis un an et demi environ j’achète beaucoup beaucoup moins de viande.

Pour la volaille je vais au marché, j’achète à un producteur de la région(rapport de confiance installé), c’est pas beaucoup plus cher et les volailles sont élevées en plein air. Je prends aussi les oeufs extra frais. Ah et je précise j’habite à Lyon. Donc à Paris & dans les grandes villes ça doit être possible de faire pareil.

Pour le boeuf & co ça se corse. Je choisis la meilleure qualité possible mais j’aimerai trouvé un plan « animaux élevé avec amouuur ».

En tous cas les mentalités évoluent, les consciences se réveillent et c’est bon signe 😉

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Voilà un article très intéressant, merci !
S’il ne fallait retenir qu’une chose : manger de la viande, oui mais moins et de meilleure qualité. Et je crois que cela s’applique à tout ce que nous consommons. (cf. plusieurs produits dont tu parles dans tes billets : sacs, bijoux, vêtements produits en France et à moins grande échelle)
Par contre, 2 choses m’interpellent : le lien de PETA et le commentaire sur la viande casher. Je suis issue du monde agricole, j’ai déjà eu l’occasion de visiter des élevages et des abattoirs. Pour moi, PETA c’est de la désinformation. Ce n’est qu’une suite d’images choc prises on ne sait où et bien souvent hors des pays appliquant des normes sur les conditions de vie et d’abattage des animaux. Je respecte la cause défendue par PETA mais les moyens utilisés sont mensongers parce qu’ils ne reflètent pas la réalité des élevages et abattoirs français / européens.
A propos de la viande casher (et cela s’applique aussi à la viande halal), c’est totalement faux de dire que l’animal n’a pas souffert. Au contraire, [âmes sensibles, des détails gore vont suivre] dans les abattages rituels, les animaux sont égorgés vivants et vidés de leur sang en étant conscients. A l’inverse, un animal non destiné à une consommation casher ou halal est étourdi et insensibilisé à la douleur. Il y a eu d’ailleurs une campagne de pub à ce sujet : http://www.abattagerituel.com
Tout cela est dit sans aucun jugement sur les 2 religions.

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Merci pour cet article intéressant.
Beaucoup trop carnivore pour imaginer ne plus manger de viande, je cherche également depuis quelques temps des moyens d’acheter de la qualité.
J’ai trouvé et essaie depuis à peine un mois ce site, circuit court qui livre.
Et le prix minimum de livraison n’est pas délirant.
Après je connais rien aux labels et autres cités (mais je pense sincèrement qu’en europe, les labels sont plus contrôlés, en particulier par Bruxelles. Naïveté?)
http://www.paysans.fr/

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On est dans la contradiction la plus totale, on voudrait consommer des animaux et en même temps les respecter comme tels. L’animal que nous mangeons, n’est qu’un « produit » comme un autre. La rentabilité de cette activité sera toujours plus importante que le bien être de l’animal, puisque de toute façon qu’il n’est que produit de consommation. Je ne suis pas entrain de défendre les bourreaux d’animaux mais en tant que consommateurs… nous sommes les premiers. Même si la nourriture que j’ai pu manger chez mes grands-parents était la meilleure et pour sûr, la plus respectueuse qui soit, ça me faisait tout de même mal de voir ce pauvre poulet passer à la casserole… Je pense qu’on s’autorise le fait de manger des animaux lorsque cela dépend de notre survie… et il ne faut pas chercher un éleveur qui prend soin des bêtes comme notre « côté bisounours » le souhaiterai… il n’y en a pas! Il faudrait être Indien ou chasseur pour être le plus proche de l’irréprochable, connaitre les animaux, les chasser, leur rendre hommage… Pour ceux qui aiment ressasser encore et encore la question je conseille le livre d’Yves Paccalet « l’humanité disparaitra bon débarras! ». A lire au second degrés et en forme.

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Merci pour la piste de lecture.

Pour le reste, je ne suis pas entièrement d’accord.

Dans son livre, JSF parle justement d’un accord tacite passé entre les hommes et les animaux depuis la nuit des temps. « je prends soin de toi en t’offrant une meilleure vie. En échange, je te mange à la fin ». Binaire, simpliste et peut être pas idéal au fond, certes. Mais la viande, si tant est qu’elle soit consommée avec raison, je te l’accorde, nous est indispensable. Au moins en phase de croissance.

Bonjour Deedee, depuis le jour où mon boucher n’a pas su me dire de quelle race était sa viande, sa provenance exacte, j’ai tourné les talons. Je commande maintenant via le « Colis du Boucher » qui fait de la viande bio/Label, où tu sais ce que tu manges, qui sont les éleveurs. Emballées sous vide, ça se garde 15 j ou ça se congèle sans souci. C’est plus cher, mais nous en mangeons beaucoup moins, j’ai revu toutes les proportions de nos recettes habituelles !

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Oui, un boucher qui ne peut te garantir la provenance de sa viande… C’est moyen !

Mon beau-frère a repris l’exploitation de ses parents, et à chaque fois que j’y vais, mon homme ne veut pas repartir avec des oeufs de ses parents, ni du saucisson… Tout n’est peut-être pas bio, mais ils se targuent d’être respectueux de l’environnement, et leurs bêtes sont bien choyées…
et ben maintenant, je vais lui faire lire ce livre, et au lieu de repartir avec seulement six œufs à chaque fois, on repartira avec plus !!!!
(bon, sinon, du vrai jus de pomme, que c’est bon !)
et pour les AMAP, fais attention car cela engage sur une année, et à Paris, il y a des listes d’attente longues comme le bras…

mais je ne connaissais pas les ventes directes de viandes en revanche, je me renseignerai… Car pour mincir, diminuer la quantité de viande et la remplacer par du poisson, c’est une bonne alternative…
Mais trouver du bon poisson, c’est pas plus facile !

désolée du monologue !

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Bonsoir … dis donc après le coup du super manteau en fausse fourrure la réflexion sur ce qu’il y a dans notre assiette, décidément je ne regrette pas de vous lire !
Je n’ai pas lu tous les commentaires, ils sont nombreux donc je vais peut être répéter certaines choses (je n’espère pas toutes !)
Il semblerait qu’il ne suffise pas de googliser rapidement pour savoir si l’homme était à l’origine omnivore ou non, de plus nos chercheurs n’ont peut être eux même pas la réponse vu la complexité de pouvoir user d’affirmations sur des peuples qui ont vécu il y a plusieurs millénaires. Avons nous de plus, tout découvert … Par là je veux en venir à la question : doit on se fier à un passé pour justifier de nos actions présentes en matière d’alimentation ? S’il est indéniable que beaucoup de nos ancêtres mangeaient de la viande, il est tout autant irréfutable qu’ils ne traitaient pas les bêtes de la même manière. Sans parler des rites indiens qui remerciaient la nature et rendaient hommage à leur proies, ils ne pratiquaient tout simplement pas l’élevage, ne chassaient que ce dont ils avaient besoin et n’avaient pas créé d’abattoirs … Je suis végétarienne depuis peu parce que je suis révoltée par toute la face cachée de l’industrie agro alimentaire, le manque de transparence quant à la qualité, l’origine de la viande, l’assimilation de l’animal à une marchandise, mais également depuis une étude parue il y a peu sur les substances chimiques que nous retrouvons dans nos assiettes. Ils ont analysé les repas d’un enfant ayant mangé 3 repas équilibrés et un goûté. Résultat : 81 substances chimiques, dont un certain nombre cancérigène ( « 81 substances chimiques recensées, dont 5 sont classées cancérigènes, 42 cancérigènes possibles ou probables, et 37 sont susceptibles de perturber le système hormonal. » ) . Mon rôle de mère m’a tout bonnement amené à réfléchir à ce que je donnais à manger à ma famille. Je n’ai pas radié que la viande, il n’y a plus de plats préparés à la maison, je fais attention à acheter des produits sans additifs, sans colorants ni conservateurs, … mais finalement cela va plus loin, mes produits de beautés (qui sont de très bonne qualité) sont « bio » sans produits chimiques ou du moins le moins possible, ils ne sont pas non plus testés sur les animaux, je trouve la vivisection particulièrement abjecte, tout comme la fourrure … Pour moi entamer une telle réflexion sur la viande n’est finalement que le point de départ d’une réflexion sur beaucoup de choses.
Avant de vous quitter j’aimerais dire une dernière chose. Je trouve cela injuste – pauvre Calimerot que je fais – d’être qualifié d’extrémiste alors qu’il me semble que le végétariens, végétaliens, vegans et autres vont seulement au bout d’une réflexion personnelle sur la souffrance animale. Je me suis beaucoup intéressée aux différents groupes de protection animale, visité plusieurs forums et il est vrai qu’il y a certaines personnes qui sont extrémistes dans ces groupes, mais pas parce qu’ils défendent les animaux, qu’ils leur reconnaissent une entière capacité à souffrir, mais parce qu’ils tiennent un discours violent. Comme partout je pense, la religion est un très bon exemple.

Je sais que je m’écarte un peu du sujet mais je suis heureuse de voir que dans un blog « mode-actu-culture et plein d’autres choses »

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zut mauvaise manip, ça a publié avant que je finisse et en plus ça a effacé une partie !
Donc je reprends pour finir sur le fait que je suis très contente de trouver sur votre blog ce genre de post.
J’ai peur d’être un peu longue et limite casse bonbon je m’en excuse mais juste une dernière chose : . Il y a des choses aberrantes à propos de l’élevage industriel, de la fourrure, des cosmétiques mais aussi pour des causes humanitaires, d’autres politiques, l’épuisement des ressources, l’exploitation de certains peuples, bref la liste est longue. C’est pourquoi je trouve ça important que les blogs comme le votre abordent parfois (oui, pas tout le temps, ce n’est pas du tout votre vocation, et en plus j’adore aussi beaucoup d’autres articles, ceux de mode, de sortie, les interviews, je me rappelle avoir beaucoup rit en lisant un de vos posts sur les leggings par exemple) des sujets importants. Pas pour « convaincre de », « mais pour « informer sur ».
Voilà j’arrête là c’est promis, j’espère ne pas trop m’être emmêlé les pinceaux !
Au revoir.

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Je ne comprends pas pourquoi etre vegetarien est si pejoratif en France, certaines de tes lectrices se sentent obliger de preciser qu’elles ne sont pas « vegetarienne ».
C’est pas une honte, je le suis depuis mes 14 ans, ca n’a en rien affecte ma croissance.
Pourquoi ne pas essayer les produits meat free, je vous assure que c’est tres bon, je fais regulierement des diners sans preciser que tout est sans viande, ni poisson, je ne le revele qu’a la fin et a chaque fois tout le monde est bluffe.
Si toi ou certaines de tes lectrices souhaitenet des renseignements sur ce qu’il existe en France, en Europe, Canada ou USA,
je vous renseignerai avec plaisir.
En tout cas, c’est super que tu parles de ce sujet, et je te conseille vivement le livre bidoche, tu verras que ce n’est pas mieux en France…

Take care

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Je ne perçois pas de honte en effet à être végétarien, ni dans ce que j’ai exprimé, ni dans ce qui est exprimé dans les commentaires.

Et oui, j’ai très envie de lire Bidoche, maintenant. Mais je vais laisser passer un peu de temps entre les deux lectures !

Pour me présenter je dirais que je suis de ceux qui refusent de manger et d’exploiter les animaux, tous les animaux, sous toutes les formes. Au fil des années, j’ai appris un paquet de choses sur la façon dont ces derniers sont traités, je me permets donc d’apporter une (trèèès longue) réponse ici.

Tout d’abord j’apporte une réaction par rapport à ton article Deedee.

Tu mentionnes le fait que tu a commencé la lecture de ce livre à reculon, tu dis plus loin que tout le monde sait bien que la façon dont sont traités les animaux n’est pas idilyque. Tu connais donc la réalité mais tu as longtemps refusé consciemment de la regarder en face, pourquoi? Ne sommes-nous pas des adultes sensés assumer nos actes? Pensais-tu qu’en ne regardant pas la souffrance en face, elle disparaîtra? Peut-être penses-tu qu’il n’est pas possible de diminuer cette souffrance, or tu réalises qu’en ne mangeant pas les animaux, cette souffrance n’est plus, CQFD. Une grande partie des problèmes de maltraitance animale est règlable très facilement, il suffit d’arrêter de consommer des produits animaux, pas besoin d’envoyer des dons, pas besoin d’expéditions à l’autre bout du monde, non juste un changement d’habitude et le problème est réglé. Tu dis toi même : « En résumé, on mange de littéralement de la merde, on pollue comme jamais et on fait subir des tortures inimaginables aux animaux d’élevage. Et on cautionne le tout puisqu’on choisit de fermer les yeux sur l’intégralité des process qui amènent la viande à notre assiette. » Bon résumé, alors qu’attendons-nous pour réagir?

Mais je vois plus loin que tu rejette le « végétarisme absolu » que tu « refuses de tomber dans l’excès inverse », qu’est-ce que cela veut dire au juste? Alors que l’Histoire a finalement considéré les esclaves, les femmes, tous les hommes quelle que soit leur couleur ou religion, les enfants, tu trouves important qu’il reste des esclavagistes, des sexistes, des racistes, des personnes maltraitants les enfants? Tu trouves que c’est une chance, ou alors nous serions devenus des extrémistes, des gens totalement tolérants? C’est vrai que ça fait peur un monde extrême où chaque être serait accepté tel qu’il est, et respecté sans conditions…

Tu penses finalement à consommer moins de viande, ce qui est un grand pas et tu peux en être fière. Tu cherches donc à te procurer en petite quantité une viande différente. Je voudrais juste rappeler que la viande sans souffrance n’existe pas. Pour parler de la fillière bio qui semble être la plus « à l’écoute » des besoins animaux, il faut savoir qu’il n’est pas fait mention de bien-être dans la réglementation bio. Cette réglementation vise en fait le bien-être du futur consommateur en réglementant la façon dont les animaux seront élevés et nourris (un résumé ici : http://www.bioaddict.fr/article/viandes-pourquoi-preferer-le-bio-a151p1.html), mais en dehors de cela, l’agriculteur peut très bien maltraiter ses bêtes, rien n’est fait pour l’en empêcher. De plus, il n’existe pas d’abattoires bio, les animaux de la filière bio prennent les mêmes camions, entrent dans les mêmes locaux que les autres et sont traités de la même façon au moment de leur exécution. Aujourd’hui il n’existe absolument aucun label qui garantisse le bien-être animal, seul le bien-être de la personne qui le mange est recherché, n’oubliez pas ce fait incontestable.

Je voudrais maintenant répondre à certaines réactions en commentaires.

Apparemment, le fait de lire ce livre montre un grand courage. Sans jouer les sentimentalistes, imaginez le courage qu’il faut pour les animaux de vivre ce qui est décrit dans ce livre, pensez-y, juste une minute pour voir ce que vous ressentez.
David parle d’être « légèrement conditionné », réalisez-vous à quel point les lobbies des produits animaux sont importants? Savez-vous que le CIV (Centre d’Information des Viandes) fait de la publicité dans les cabinets de médecins, dans les écoles pour inciter à manger de la viande coute que coute alors même que toutes les dernières études montrent qu’il faudrait éviter de consommer trop de produits animaux? Savez-vous qu’ils font ça pour augmenter leurs profits, pour vendre plus toujours plus et se moquent bien de votre santé comme de celle des animaux? Je sais, vous allez prendre peur et penser que je suis une extrémiste, alors je vous laisse tranquillement faire vos recherches sur le sujet si vous avez envie d’en savoir plus.

Je voudrais dire et redire que l’alimentation végétale est extrêmement variée, complète, équilibrée et DE-LI-CIEUSE! Il existe des dixaines de blogs de cuisine qui y sont consacré et je vous invite joyeusement à y faire un tour, il y en a pour tous les goûts. J’ai moi-même une passion pour la cuisine (vous êtes cordialement invités à visiter mon site), je mange rarement deux fois le même plat, mon amoureux et mes amis se régalent toujours à ma table, je ne me suis jamais autant régalée que depuis que j’ai adopté pleinement cette alimentation végétale! Au fond, le problème n’est pas un problème de goût, mais plus un problème de changement d’habitudes. Je sais comme ça peut être difficile, mais ça n’est absolument pas impossible. Alors n’hésitez pas, tenter de temps en temps les plats sans produits animaux qui vous font envie, vous verrez qu’ils ne sont pas sans bonnes choses!

Ensuite, la réaction des français en général lorsque l’on parle d’élevages industriels est de rejetter le problème aux américains. C’est vrai les américains sont « en avance » sur la maltraitance animale et la nourriture transformée par rapport à nous, il est vrai aussi que depuis toujours, nous les imitons, seulement avec quelques années de retard. Alors oui, pour l’élevage industriel, la France est en retard par rapport aux USA, mais pas elle se rattrape! Malgré les tentatives de groupes de protection animale de stopper cette tendance, cette dernière se confirme. Pour en savoir plus, je vous conseille le site d’une petite association très active, L214, dont voici le site : http://www.l214.com/. Ensuite, je vous conseille un reportage sur l’élevage intensif français, il s’appelle « Ces Animaux que tu Manges » et vous pouvez le voir ici : http://cesanimauxquetumanges.fr/default.aspx. Comme vous l’avez mentionné, il y a également le livre « Bidoche » sur le sujet.

J’aime aussi la façon dont plusieurs personnes ont trouvé utile de mentionner clairement le fait de ne pas être végétariennes. Est-ce une tare d’être végétarien? Est-ce si grâve de penser et de consommer différemment d’une grande partie de la population? Est-ce si mal de respecter chaque être vivant? Est-ce si bizarre d’aller au bout de ses convictions? Qu’est-ce qui fait tant peur dans le fait d’être végétarien au fond?

J’ai parlé tout à l’heure du bio en rappelant que le bien-être animal n’était pas garanti. C’est le cas également pour les abattages dits « rituels ». Ils ont à la base été pensés pour faire le moins de mal possible aux animaux, mais c’était il y a 2000 ans de cela… Aujourd’hui donc, les abattages « rituels » refusent l’étourdissement avant l’achèvement, les animaux souffrent en réalité beaucoup plus car ils restent pleinement conscients. Ca partait pourtant d’une bonne intention. Enfin, notez tout que la législation française n’est pas mieux et que les animaux sont souvent mal étourdis de toute façon… Le couloir de la mort des animaux ne sera jamais un petit coin de paradis.

Calpurnia nous dit : « Le problème est que si l’on y regarde bien, on ne pourrait plus RIEN manger… » et elle a raison. Effectivement, l’industrialisation de l’alimentation fait des dégats considérables dans de nombreux domaines. En développant nos agricultures, nous n’avons fait attention ni à la préservation de l’environnement, ni à celle des minéraux et vitamines dans les aliments, ni à notre santé, ni au bien-être de tous les animaux, ni au partage égalitaire des ressources, et j’en passe… Bilan, on en paie aujourd’hui le prix! Mais s’intéresser à ce que l’on consomme, se documenter et choisir par exemple de soutenir une agriculture bio est déjà une bonne piste pour inverser la balance. Ceci combiné avec l’alimentation végétale (trèèèès variée je le répète) favorise notre santé, l’environnement et le bien-être animal, c’est la meilleure option que nous avons à notre disposition aujourd’hui. Et n’oublions pas que nous pouvons influer sur les systèmes d’exploitation, sur l’avenir de l’agriculture par notre consommation, c’est un véritable pouvoir que nous tenons entre nos mains.

Jeanne nous dit : « il faut pouvoir se sentir libre de manger de la viande ou du poisson ». C’est vrai que le sujet de la liberté revient souvent. Nous aimons à clamer « ma liberté s’arrête là où commence celle d’autrui », c’est même une notion qui revient dans la déclaration des droits de l’Homme (Article 29 – 2. « Dans l’exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n’est soumis qu’aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d’assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d’autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l’ordre public et du bien-être général dans une société démocratique. »). Je crois que décider de la vie et de la mort d’animaux c’est entraver leur liberté fondamentale, ne pensez-vous pas? Bien sûr, cette liberté n’est que peu reconnue (c’est plus pratique pour exploiter à loisir) mais pour moi, il n’y a pas de liberté à manger de la viande puisque cela empiète sur la liberté d’autrui.

Deedee, l’accord tacite dont tu parles entre l’homme et l’animal me fait vriament réagir, j’en ai déjà entendu parlé à plusieurs reprise et je trouve cette phrase absolument atroce : « je prends soin de toi en t’offrant une meilleure vie. En échange, je te mange à la fin ». A quel moment exactement l’animal a-t-il donné son consentement? Ca vous dirait à vous, une vie « meilleure » (une vie que l’on n’est pas libre de choisir, une vie possible de souffrances, est-elle meilleure?), contre la mort (très jeune) décidé par un autre être? Je pense que l’homme s’invente des histoires pour se déculpabiliser. Il n’y a pas de contrat entre l’homme et les autres animaux, il n’y a qu’une décision unilatérale de l’humain à disposer de tous les autres êtres selon son bon vouloir.

Tu mentionnes également le fait que l’alimentation végétale ne serait pas adaptée, du moins pas pendant la croissance. C’est en fait une idée reçu bien entretenu par les lobbies des produits animaux. Pour en savoir plus sur les alimentations végétales, je vous invite à lire la « Position Officielle de l’Association américaine de diététique au sujet de l’alimentation végétarienne », traduite en français ici : http://jmtrivial.info/vegeweb/Position_VG_ADA2009_VF1.00.pdf.

Pour conclure, continuer à provoquer et soutenir des maltraitances uniquement parce que « la viande c’est trop bon », n’est-ce pas un peu dommage, voire grâve?
En tout cas, je suis heureuse que de nombreuses personnes se posent des questions aujourd’hui sur la consommation de viande, c’est déjà une belle avancée.

Merci de m’avoir lu et si vous avez envie de plus d’informations, n’hésitez pas à me contacter ou à faire vos propres petites recherches. Bonne route à tous sur le chemin de la réflexion!

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Ah oui, tu ne fais pas semblant quand tu laisses un commentaire ! 🙂

Explication de texte / réponses :

–> Pourquoi une part de moi ferme les yeux (avant lecture du livre ou après)
C’est un des postulats du livre, justement. Et c’est en cela que c’est intéressant. La plupart des gens savent, mais choisissent de fermer plus ou moins les yeux.

Moins fermer les yeux, me concernant, c’est tenter (avant ou après lecture du livre, toujours), d’acheter moins, mais d’acheter mieux. Un exemple : les œufs. Depuis quelques années, je m’attelle à prendre des œufs « 0FR » ou « 1FR ».

–> Végétarisme / esclavagisme
Euuuh là, je n’ai pas vraiment compris le parallèle que tu établis entre le végétarisme et l’esclavagisme, le racisme etc.

–> Label bio / Souffrance
Oui, c’est un point qui m’intéresse aussi. Et c’est pour cette raison qu’il me semble important de creuser : manger de la viande en essayant de s’assurer que l’animal à le moins souffert possible durant son existence et lorsqu’il est abattu est une préoccupation de plus en plus importante. J’ai la naïveté de croire que si nous sommes de plus en plus nombreux à prendre faits et causes sur ce point, les choses peuvent changer.

–> CIV & co
Alors là, mon p’tit chat, je ne suis pas d’accord. Ou pas entièrement, disons.

Sur les lobby & co,d’accord, en partie.

Sur la consommation de viande à proscrire entière, pas d’accord. Et c’est, si je peux me permettre, ce point qui justement me fait fuir les prosélytes dont tu fais partie.
Qu’adulte, on choisisse de ne plus manger de viande, c’est une chose.
Mais un enfant, lorsqu’il est en phase de croissance, ne saurait se passer de protéïnes animales.
Tu parles de cruauté et de naïveté quant à ceux qui ferment les yeux sur ce point, mais crois-tu que la nature est plus tendre ? Les animaux (dont nous faisons partie) se sont toujours mangés entre eux. Un simple documentaire animalier suffira à t’ouvrir les yeux sur ce point.

Alors ? Alors certes, cela n’est pas une raison pour faire souffrir les animaux.

En revanche, c’est une raison pour continuer à manger de la viande, moins, mais mieux, j’insiste.

–> « est-ce une tare d’être végétarien » ?
Bien sûr que non.

Pour autant, je te retourne la question : est-ce une tare d’être né omnivore et de vouloir le rester ?

–> Sur l’accord tacite des animaux et des hommes
Ça n’est pas moi qui énonce cette théorie, c’est l’auteur. Je n’ai pas le livre sous les yeux là, maintenant, tout de suite. Je ne pourrais donc pas recopier le passage ad hoc. Mais je t’invite à la consulter : l’auteur « te » répondra mieux que moi à ce sujet, et pour cause.

Pour conclure moi aussi, je ne pense pas que la seule motivation de ceux qui veulent continuer à manger de la viande soit « je mange de la viande parce que c’est bon ». Ce serait en effet une assertion assez grave, comme tu dis.

Pour ma part, je trouve, ceci dit sans agressivité aucune, ta vision des choses trop entière et un brin naïve.

Mais l’essentiel est, comme tu n’as pas manqué de le noter, qu’on puisse débattre de ce sujet pour, in fine, faire avancer les choses.

Merci pour ta réponse, j’apporte à mon tour (encore :-p) la mienne.

–> Végétarisme / esclavagisme
Je ne fais pas un parallèle entre le végétarisme et l’esclavagisme au contraire. Ce que je voulais imager est que respecter les animaux au point de ne pas leur imposer la souffrance est dans la même lignée que de vouloir libérer tous les humains du racisme, sexisme, esclavagisme, etc. Cela n’a donc rien à voir avec de l’extrémisme comme on l’entend souvent, pas plus qu’être totalement contre le racisme est extrême.

–> CIV & co
En disant que les protéines animales sont indispensables à la croissance, tu démontres bien que le CIV et autres font un très bon travail. Je te renvoie vers l’avis des diététiciens américains pour plus de renseignements.
Je ne suis pas tellement prosélyte, en réalité, je me moque de ce que vous faites de vos vies, mais il y a des êtres en danger dans l’histoire et ils ne peuvent se défendre seuls, je suis simplement une de leurs voix.
Dans cette optique je ne crois pas qu’il soit une tare d’être élevé omnivore, notre société est bâtie sur le commerce de la viande, j’ai moi même été une enfant omnivore. Par contre, je pense que penser à ne plus en manger en tant qu’adulte est vraiment une décision importante.
Pour les animaux qui se mangent entre eux, j’entends ça tout le temps. D’abord, la majorité des animaux que nous mangeons sont des herbivores, sympa pour eux qui sont si pacifiques. Ensuite, contrairement aux carnivores (qui ne sont pas exactement des lumières), nous avons industrialisé la mort, de plus, nous avons conscience du mal que nous faisons et pouvons agir pour le stopper.

Je suis entière c’est certain, pour moi le respect n’est pas une chose qui se donne à moitié. C’est drôle que tu me trouves naïve alors que je regarde la réalité en face et que j’assume les conséquences de mes actes. Je suis probablement un peu naïve de penser que les humains ont assez de coeur et d’intelligence pour arrêter des souffrances inutiles, mais peu importe, j’y crois, j’ai confiance en vous!

Pour conclure, quand je discute avec les gens, la seule chose qui reste toujours à la fin, est vraiment : « oui, mais j’aime trop la viande », ou « j’ai l’habitude de vivre comme ça, je ne peux pas changer ». Alors oui, je me sens souvent bête dans ces cas là…

Répondre

Je t’en prie, c’est fait pour 😉

–> Végétarisme / esclavagisme
Je suis désolée, j’ai un peu de mal à te suivre. Je ne vois pas en quoi être totalement contre le racisme est extrême.

–> CIV & co
Sans rire, ne tombons pas dans la théorie du complot. Oui, les lobby « de la viande » sont puissants. Oui, ils ont contribués à un endoctrinement massif ayant pour résultat un réel impact sur nos habitudes de consommation. Oui, dans une certaine mesure, nous sommes conditionnés (idem pour le fameux « 5 fruits et légumes par jour », d’ailleurs. Il a été démontré que c’était caduque).

Mais dire que je réagis comme je le fais parce que je suis incapable de faire preuve d’un tant soit peu de recul, je n’adhère pas.

Je n’ai pas le temps de citer les bonnes sources (mais dès que j’ai deux minutes, je m’attelerai à rechercher les bonnes sources qui étayent mes propos. C’est important de ne pas être dans le vague et d’être précis), mais sincèrement, je doute qu’un être humain en phase de croissance puisse se passer de viande.

Je doute par ailleurs que les herbivores aient pris mouche du fait que j’ai écris « les animaux se mangent entre eux » 😉

Encore une fois, ma conclusion à moi est que tant que je n’ai pas de preuves que je peux me passer de la viande à 100% et ne pâtir d’aucune carence de quelques formes que ce soit, je continue. Différemment et mieux, dans la mesure du possible. Mais je continue. Et pas juste « parce que j’aime la viande » ou « parce que je n’ai pas envie de changer » (si tu te réfères aux commentaires plus haut, tu verras qu’il est bien plus difficile justement de continuer à manger de la viande « mieux »).

Merci de me laisser m’étendre sur le sujet, hihi! :-p

–> Végétarisme / esclavagisme
Bon, je vais être encore plus explicite. Pour cela, mettons nous en situation, pas besoin de partir très loin, allons aux Etats-Unis au milieux du XXe siècle.
L’esclavage est aboli depuis un siècle environ, mais la ségrégation raciale bat son plein. Le racisme des blancs envers les noirs fait toujours partie intégrante de la vie « normale », les noirs sont inférieurs et tout le monde est d’accord sur ce fait. Ils sont donc considérés différemment et ne peuvent pas vivre librement comme le font les blancs. Pourtant certaines personnes commencent à se « rebeller », à penser que c’est injuste, que malgré les différences, les êtres humains sont égaux. S’ensuit une grande bataille, d’un côté ceux (peut importe leur couleur de peau) qui défendent les droits des noirs, de l’autre côté, les gens biens, monsieur et madame tout le monde, qui ne veulent pas entendre parler de changement. Beaucoup de violence nait de ce conflit, les blancs « supérieurs » refusent d’écouter ceux qui demandent l’égalité qui sont alors tous considérés comme des traitres. (…) Aujourd’hui Martin Luther King et les autres défenseurs de l’égalité sont considérés comme des héros.
Retour aujourd’hui.
Le spécisme (fait de différencier les êtres selon leur espèce) fait toujours partie intégrante de la vie « normale », les autres animaux sont inférieurs et tout le monde est d’accord sur ce fait. Ils sont donc considérés différemment et ne peuvent pas vivre librement comme le font les humains (vous voyez mieux le parallèle?). Pourtant certaines personnes commencent à se « rebeller », à penser que c’est injuste, que tous les êtres, malgré leurs différences sont égaux. Nous vivons une grande bataille, d’un côté ceux défendant les droits de tous les animaux, de l’autre côté, les gens biens, monsieur et madame tout le monde, qui ne veulent pas entendre parler de changement. Beaucoup de violence nait de ce conflit, les humains « supérieurs » refusent d’écouter ceux qui demandent l’égalité qui sont alors tous considérés comme des traitres. (Ca vous rappelle quelque chose?) Les défenseurs de tous les animaux seront-ils un jour considérés comme des héros libérateurs ? … L’Histoire s’écrit aujourd’hui!

Santé :
Vraiment je t’encourage (et je vous encourage tous) à lire l’avis de l’association américaine de diététiciens sur le végétarisme, ils ont passé en revue les dernières études pour mener à bien leurs conclusions et sont d’accord pour dire que l’alimentation végétarienne peut-être équilibrée et convenir à tous les stades de la vie. Je renote le liens de la traduction française ici : http://jmtrivial.info/vegeweb/Position_VG_ADA2009_VF1.00.pdf.
Il faut savoir que toute alimentation peut être carencée, d’ailleurs nombre de personnes consommant de la viande le sont sans le savoir, manger des produits animaux ne garanti en aucun cas une alimentation équilibrée, tout comme ne pas en manger n’est pas non plus gage de santé. Il faut adapter son alimentation dans tous les cas.
En tout cas, moi-même est tous les autres végétariens ou végétaliens en bonne santé (et je connais des personnes de tout âge, du bébé au « vieillard ») sommes bien là pour prouver qu’il n’y a pas de risques à adopter une alimentation végétale bien menée.

🙂

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Bravo à toutes !

Je suis en cours de lecture du livre… et suis particulièrement intéressée par vos commentaires.
Permettez-moi juste une remarque perso sur l’obligation de produits carnés en phase de croissance : sans juger des raisons religieuses de leur végétarisme et même si cela ne concerne qu’une partie de la population, cela fait quand même des millions de personnes en Inde qui ne consomment aucune viande de génération en génération – sans compter à présent la diaspora indienne dans le monde. S’ils étaient en moins bonne santé que ceux qui vivent sur la côte et consomment du poisson (je sais… il faut tenir compte des conditions de vie …) cela aurait mérité des études depuis bien longtemps – non ?
Je ne pense pas qu’on puisse l’attribuer au fait qu’ils consomment le lait des « vaches sacrées » – au vu du peu de lait des vaches indiennes, qui est d’ailleurs rarement consommé sans être largement coupé et ne doit pas être un apport considérable de protéines.
Cela illustre, à mes yeux, la dimension culturelle de notre alimentation, car la cuisine indienne est très riche en protéines végétales (mis à part les bébés qui bénéficient « naturellement » des protéines du lait maternel).

Encore bravo et bravo pour ce livre à travers les réflexions qu’il suscite.

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Cela fait environ 10 mois que j’ai radicalement changé ma manière de manger. Il peut m’arriver de passer deux semaines sans manger de viandes, et je ne m’en porte pas plus mal. Je ne suis pas végétarienne pour autant. Je pense que la manière la plus saine de s’alimenter c’est de manger moins mais mieux. J’arrive à trouver des produits du côté des amap, ou sinon dans les magasins biocoop qui utilisent des labels plus « sévères » que le label bio AB (qui franchement est catastrophique, entre autres : 0,9% d’ogm autorisés… mais ça c’est encore un autre sujet…).

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Merci pour cet article ! Personnellement, certains chiffres m’étaient également inconnus, et ça me conforte dans mon mode de consommation.
En effet, j’essaye de manger le plus sainement possible en consommant des produits issus de l’agriculture traditionnelle. Pour ma part, j’habite Lyon et il m’est très facile de trouver ce type de produits. Il y a beaucoup d’épiceries alternatives qui proposent de la crèmerie et de la viande de ce type. Sinon, je vais également au marché, où je repère les producteurs et les questionne sur leurs modes de production. Peut être que le marché peut être une solution intéressante pour beaucoup, à condition que s’installe une confiance réciproque entre producteurs et consommateurs …
Bonne journée,

Marine

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Je n’ai pas lu tous les commentaires. Mais je voulais juste dire qu’il y a des solutions, pour ceux qui ne veulent pas se passer définitivement de viande.. En passant par les AMAP, cela permet d’acheter directement à des petits producteurs, on peut même aller voir comment ils travaillent. Et le mieux est de choisir des AMAP qui travaillent en bio. Après de la viande une fois par semaine, une fois du poisson et quelques oeufs, ça peut être suffisant.

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Hello Deedee !

Je viens de relire ton article car je suis en plein travail de motivation pour lire ce livre.
J’avoue que cela m’effraie un peu et à la fois je culpabilise de ne pas le faire (en me disant que c’est faire l’autruche de ne pas le lire…)

Mon principal frein quant à la lecture de ce livre est le GRAND manque de solutions pour améliorer notre consommation de viandes et poissons…

D’où ma question, je me demandais si depuis, tu avais trouvé une solution ? Aurais-tu des bonnes adresses à Paris ?

Merci, bonne journée.
Anaïs

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