La robe de la poisse…

Je ne sais pas vous, mais pour ma part, il y a des jours comme ça où j’ai une poisse incommensurable. C’était le cas hier, avec ma petite robe Maje offerte en janvier dernier par mon amie Cha pour mon anniversaire.

Le coup de foudre avait commencé dès le rayon du corner : une coupe ? tomber, manches trois quart, plastron ton sur ton et tissu jean fin, géniale. Ravie, je la porte dès le lendemain ? un dîner de filles, avant de la ranger amoureusement et soigneusement dans ma penderie (et non sur la pile de fringues qui moisit consciencieusement sur la chaise de la chambre…notez si déj? , je l’aimais plus que de raison).

Lorsque je la mets la deuxième fois, je m’aperçois au beau milieu de la journée et au boulot, bien sûr, sinon c’est pas drôle, qu’elle est toute décousue au niveau du plastron et donc, si vous me suivez, de la poitrine. Grande classe et moment de solitude intense… J’adooore.

Lorsque j’ai enfin le temps de repasser au corner Maje du Printemps, un mois plus tard, je dois lutter pour obtenir gain de cause : la vendeuse commence par m’accuser d’avoir éclaté le plastron, ni plus ni moins, avec mon opulente poitrine. N’était le mépris appuyé qui accompagne ses propos et sa gestuelle, je serais presque flattée : c’est bien la première fois qu’on qualifie mon petit 85B d’opulent ! Vient ensuite le moment où coup sur coup, elle me propose une retouche ? la mord moi le nœud qui modifierait juste l’intégralité de la robe, et devant mon refus poli mais catégorique, accepte de procéder ? un échange, « si vous lavez la robe et que vous me la rapportez ». L? , je m’étrangle : j’ai porté la robe une fois et demie, ? chaque fois avec collant, t-shirt & co, et la grognasse me demande de laver ma robe, alors qu’elle va atterrir au mieux, dans une remise insalubre et que, est-il besoin de le préciser, elle est quasi neuve ? Une robe ? 145€ ? Je suis outrée, sans rire, de qui se moque-t-on ?!

Un bon quart d’heure de négociation plus tard, je repars victorieuse et pas peu fière de ce triomphe de haut vol avec ma mignonne sous le bras. Trop d’bonheur.

Mais l’histoire est loin de s’arrêter l? …

Hier, je m’apprête ? enfiler ma petite robe adorée, quand, HORREUR , MALHEUR : ma robe est ? nouveau déchirée, alors que je ne l’ai même pas encore portée !! Je crie au scandale et vitupère vertement devant mon armoire. De toute évidence, la robe a un défaut et la vendeuse s’est bien foutue de moi. J’enfile un jean, fourre la robe dans un sac Maje et fonce ? Saint-Lazare pour expliquer mon point de vue ? la vendeuse du corner.

C’est l? où les choses se corsent. Je m’engouffre dans la rame, pose mon sac par terre et y jette machinalement un œil : il est VIDE. Le temps de me remettre de mon étonnement, le métro a déj? quitté la station. J’ai un RV ? Saint-Lazare… je ne peux pas me permettre de faire demi tour. Je suis absolument perplexe… Je me revois mettre la robe dans le sac, impossible qu’elle soit restée sur le buffet de l’entrée (oui, chez nous le buffet est dans l’entrée, ça vous pose un problème ?!), je soulève le sac, le retourne dans tous les sens et fini par constater que le fond du sac est décollé…. La robe est donc tombée quelque part entre chez moi et le métro ! Je suis sciée, écœurée et ne peux m’empêcher d’espérer qu’elle soit tombée chez moi ou au pire, dans le hall de l’immeuble…

La fin de l’histoire ? Evidemment que je ne l’ai pas retrouvée. J’ai pourtant demandé ? l’intégralité des commerçants, gardiens d’immeubles, chauffeur de métro (sait on jamais !), guichetier et j’en passe s’ils n’avaient pas vu passer une jolie petite robe en jean, mais pensez… On n’est pas au pays des Bisounours : une greluche a du mettre la main dessus et se frotter les mains devant une si belle aubaine, j’enrage rien que d’imaginer la scène !!! (et en même temps, je pense que j’aurais réagis en greluche moi aussi… J’aurais certainement pensé ? la remettre ? un commerçant, mais la robe étant déchirée, je me serais sûrement dit que les gens, pfffff, vraiment, ils jettent vraiment n’importe quoi !).

Donc, chère greluche que je ne connais pas mais qui s’est accaparé ma robe, je t’en veux, mais je ne t’en veux pas. En même temps, si tu lis ces lignes (on peut rêver, ça ne coûte rien, pas 145€ en tout cas) et que tu es prise de remords -et moi ? ta place, qu’est-ce que j’en aurais, des remords, de porter une robe offerte en cadeau d’anniversaire ? une pauvre blogueuse sans travail qui ne peux pas se racheter sa robe qu’elle adorait ! (le premier qui dit que j’en fais trop sort d’ici, non mais) – tu peux me rendre ma robe, n’hésite pas. Je te vouerais un culte discret mais efficace ad vitam eternam. Promis, juré !

Allez, rassurez-moi… ça vous arrive ? vous aussi d’avoir autant la poisse ?!

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Commentaires

Bonjour,

j’ai acheté au mois de mai la belle robe Cleo de chez Paul & Joe Sister, après un passage au pressing les cabochons en plastique ont fondu. Le pressing n’est pas en cause, ils ont respecté les consignes des étiquettes. Je vais devoir me retourner vers la boutique, un vrai bonheur. Petite indication la robe m’a coûté 280 euros et je ne l’ai mise qu’une fois!!!

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J’ai tout bonnement adoré cet article, ou comment de ta plume, tu rends rocambolesque l’histoire d’une petite robe en jean au plastron clopinant !

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