Les petits chevaux de Tarquinia – Marguerite Duras

Le pitch : Les petits chevaux de
Tarquinia
, c’est le roman de vacances passées en Italie, au bord de la mer. Au
bout d’une route, au pied d’une montagne, devant un débarcadère, un petit groupe
de français, deux couples dont l’un a un enfant, retrouvent des amis italiens,
une épicerie, un hôtel restaurant, un terrain de boules, une aire de bal,
l’estuaire d’un fleuve, la mer, un paysage menacé par le feu d’un incendie de
saison. Tout est torpeur.
La chaleur de l’été torride, le
temps de vacances dont les vacanciers ne savent trop que faire, l’état des
relations entre eux et au sein des couples. La torpeur et l’ennui de vacances
dont ils  espéraient tout sont les deux facettes d’une seule et même chose : que
faire de soi et de la liberté ? Qu’être sans l’amour de l’autre ?

Pour la première fois, je suis bien en peine d’avoir un avis tranché sur une lecture… J’ai trouvé l’intrigue banale, mais le rendu plutôt intéressant, j’ai trouvé qu’il y avait un nombre incalculable de longueurs, mais qu’in fine, la sensation de moite torpeur qui accompagne l’été de ces pages était assez bien rendue, j’ai trouvé Sara, un des personnages principaux, d’une indécision à gifler mais cette même indécision fort bienvenue selon le moment donné… Et il est vrai que le thème m’a plu, puisqu’il traite de la difficulté d’aimer, et du fait qu’à partir du moment où l’on « entre » dans une relation amoureuse, on altère par là même cet amour. En un mot, que le désir d’amour ne connaît pas
de vacances.
On pourrait croire, comme ça, que c’est prise de tête.. Et pourtant non, enfin… pas tout le temps.

Je sais, ce que je vous dis là s’apparente plus à un charabia magmateux qu’autre chose, mais je vous avais prévenu : je ne sais pas vraiment quoi penser de ce livre !! Le mieux est que vous le lisiez pour me dire ce que vous en aurez pensé 🙂

EDIT : cette indécision m’en a fait oublier d’annoncer tambours et trompettes sonnantes ma prochaine lecture : En l’absence des Hommes, de Philippe Besson.

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Commentaires

Roh je l’ai trouvé surchiantissime !! Plus jamais je ne lirai quoi que ce soit de Marguerite Duras, c’est l’épouvante absolue pour moi, ce genre de bouquin !

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ah ben oui…

mais du coup tu nous mets pas ta petite notation qu’est bien-machin-bidule, parce que t’avais pas pensé à mettre « j’sais pas » dans ta petite notation qu’est bien-machin-bidule! bon, moi j’ai travaillé du duras au théâtre, et ça m’a pas donné plus que ça envie de la lire!

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Ben je suis un peu comme toi Hélène : je l’ai trouvé chiant, mais pas tout le temps… long, mais parfois bien, inintéressant, et parfois passionnant… mais je ne suis pas hyper motivée pour lire un autre Marguerite Duras là tout de suite !!

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et…

je crois bien que t’as confondu mireille dumas et marguerite duras (cf ton titre!)
ça me fait hurler de rire

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Oh mince

Merci Mercutio, je ne suis pas du matin décidemment…!

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je ne l’ai pas aimé , puis j’y suis revenu et j’ai aimé…pour moi il doit se lire après d’autre duras, histoire de comprendre son univers .Pour duras , je pense qu’il faut commencer avec « un barrage contre le pacifique » et « le marin de gibraltar »..et puis lire sa bio par J SAVIGNEAU, cela donne une autre dimension à son oeuvre..je comprends qu’on soit allergique mais moi, certaines de ses phrases m’ont parfois ouverts de vastes horizons, comme un echo de mon existence, un relief de vie..

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« comme un echo de mon existence, un relief de vie » et bien voilà, m’dame, pour moi c’est exactement ça,tu as trouvé les mots justes. C’est pour ça que je n’arrive pas à « classer » ce roman… ! A chaque fois que je me disais « pffff c’est chiant là, pas intéressant, paf, une petite phrase bien sentie où je me retrouvais globalement »… Je le relirais peut être dans quelques années 🙂

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Je n’avais pas aimé, et pourtant j’aime la femme qu’elle était, son regard sur l’amour ou la misère. Mais si j’ai aimé celle qu’elle était, je me suis toujours ennuyée au fil de ses livres. Je les ai lu parce que cela fait partie du partrimoine littéraire français, que je me dois de connaitre. Le dernier que j’ai pu lire étant « le bureau de poste de la rue maupin ». Ses entretiens avec Mitterand. Ce receuil est dommage (pas trouvé d’autre mot). On peut voir que Duras avait envie de parler politique et que Mitterand avait envie de parler littérature. D’où un livre un peu étrange, où les deux personnages n’ont pas l’air d’être dans le même monde…

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Bonne chance…

pour la suite! En l’absence des hommes était plein de promesses… pas franchement tenues. Ca a été super dur de se lancer dans le corps du bouquin, rohlala! Mais j’attends ta critique alors!

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Oh ben mince (bis) !

Je n’ai pas envie de rempiler sur un bouquin chiant Marielilotte, et pourtant, je trouvais qu’il commençait plutôt bien !! Bon, je poursuivrai la lecture malgré tout (je déteste ne pas aller au bout d’un livre), à suivre donc 🙂 By the way, sois la bienvenue ici 🙂

>> Laure : erf, je ne sais pas si je lirais celui dont tu parles, j’ai ‘achement de mal avec Mitterand, son personnage m’énerve, voire m’insupporte. Je crois que je ne suis pas encore prête à faire preuve de plus de maturité en dépassant mes idées préconçues pour me taper un livre sur lui, surtout s’il n’est pas captivant, ce qui semble être le cas !

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En effet, je ne te le conseille pas.
Ce livre était pourtant plein de promesses, au delà de l’homme publique et politique, Mitterand était un homme extrêmement cultivé, et c’est ce que j’attendais du bouquin en fait….sauf que non. Alors à éviter de toute urgence.

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Je ne l’ai pas lu mais ta critique et (les autres commentaires pourtant plutôt négatifs) me donne très envie de me replonger dans son univers. Il y a quelque chose de divinement mystérieux dans l’écriture de Marguerite Duras. Cette sorte de dépouillement m’attire et me met mal à l’aise à la fois. Les termes de M’dame (« comme un echo de mon existence, un relief de vie » )me paraissent aussi très justes. Bref, je crois que je vais l’ajouter à l’immense liste de livres à lire.

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Oui, c’est ce que je me suis dit après: « sympa de casser son enthousiasme tonitruant!! ». Mais c’est un ouvrage à connaître! Je l’ai terminé parce que, moi non plus, je n’aime pas laisser un livre en plan… et je me suis promis de lire un autre Besson, un jour!

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Je crois que c’est le genre de bouquin qui me plairait bien..C’est pas Duras qui a ecrit L’amant ? Déjà faudrait que je lise celui là, le film est tellement beau *larmichette émue*
Ensuite je me plongerais dans Le diamant sur Canapé de Capote (breakfast at Tiffany’s ?).
Enfin, tout ça…apres mes exams, evidemment 😀

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🙂

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Comme M’dame, Anne So et Lambchop, je pense que l’Univers de Marguerite Duras est très particulier.
Personnellement, j’adore Marguerite Duras,j’aime beaucoup son écriture, cette narration un peu lente, mystérieuse et pleine de poésie finalement…
Mais, il est vrai qu’en littérature, je m’attache beaucoup plus à l’écriture, aux mots et aux sensations qu’ils provoquent en moi qu’à l’intrigue à proprement parler…
Je comprends donc qu’on puisse être déçue à la lecture de ses oeuvres, un peu comme un mauvais film qui se traîne en longueurs…

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Oui oui je comprends bien Clarchen

Mais moi aussi je suis très sensible aux mots, à leur saveur, leur utilité, leur manière de se poser ça et là au détour d’une phrase. C’est d’ailleurs ce qui me fait aimer Amélie Nothomb. Mais là, bon, l’histoire était un peu trop…. plate pour me faire apprécier ses mots à leur juste valeur.. 🙂

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M’dame, fait tourner!!!

Oui, fait tourner ta weed, elle a l’air bonne 🙂

M.Duras, ca ne passe pas (Je suis peut etre encore trop vert).
Par contre la, je lis un truc marrant (leger a lire, je l’embarque au boulot pour mes ptites pauses): Hell de Lolita Pille… j’aimerais bien avoir ton avis sur la chose 🙂

Bonne journee

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Mmm

Je ne sais pas si tu me demandes à moa mon avis ou à m’dame, mais comme c’est mon blog, je fais comme chez moi 🙂

j’ai adore Hell de Lolita Pille. Pourtant, j’exècre ces petits jeunes pédants et péteux pleins de frics, si désoeuvrés qu’ils en oublient la valeur de la vie, mais je ne sais pas.. J’ai beaucoup accroché au style, au personnage si bien dépeint de Hell, qu’on découvre pas si sûre d’elle et beaucoup plus malheureuse qu’elle ne veut bien l’admettre. j’ai beaucoup aimé la chute aussi, mais je ne développe pas plus avant car tu ne dois pas l’avoir fini 😉

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🙂

Of course que c’est ton avis qui m’interesse! 🙂 (Bon, parfois avec M’dame, on « deborde » un peu, mais quand meme 🙂 )

Et merci d’avoir evite le Spoiler 😉

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Moi j’adore

J’ai découvert Marguerite Duras à 16 ans par mon prof de français qui nous avait fait lire Moderato Cantabile et j’adore. Les petits chevaux de Tarquinia est un de ses livres que je préfère.
Pour ceux qui ne l’ont jamais lu, je confirme qu’il faut mieux commencer par « un barrage contre le pacifique ».

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