Une pièce montée, de Blandine Le callet

Ah la la mes amis, voil? bien longtemps que je n’avais pas lu un aussi bon livre ! j’ai littéralement adoré cette lecture. Elle m’a prise aux tripes, émue, fait rire, bouleversée. C’est une de ces lectures dont on ressort un peu différent et ? coup sûr, complètement tourneboulé.

Ce que dit la 4ème de couv’ : La pièce montée arrive, sur un plateau immense porté par deux serveurs. Vincent voit osciller au rythme de leur marche cette tour de Babel en choux ? la crème, surmontée du traditionnel couple de mariés. Il se dit : C’est moi, ce petit bonhomme, tout en haut. C’est moi. Il se demande qui a pu inventer un gâteau aussi ridicule. Cette pyramide grotesque ponctuée de petits grains de sucre argentés, de feuilles de pain azyme vert pistache et de roses en pâte d’amande, cette monstruosité pâtissière sur son socle de nougatine. Et ce couple de mariés perché au sommet, qu’est-ce qu’il symbolise, au juste ? Les épreuves surmontées ? deux ? L’ascension périlleuse jusqu’au septième ciel ? La prétention de ceux qui s’imaginent que l’amour va durer toujours ?

J’ai aimé avant tout l’histoire, celle d’un jeune couple qui se marie, et les réactions de l’un et de l’autre ? l’approche de ce grand jour et pendant le déroulement de la journée. Mais ce que j’ai aimé par dessus tout, c’est la manière dont l’auteure a donné la parole aux différents acteurs de ce mariage. Ainsi, chaque chapitre est narré par une personne en particulier : une demoiselle d’honneur, le prêtre, l’oncle de la mariée, la grand-mère, un ami lointain de la mariée, la soeur de la mariée et bien sûr, les mariés eux-mêmes. Il en résulte une mosaïque extrêmement acerbe et tellement… juste, autant que triste ? maints égards ! A mon sens, l’auteur réussi avec brio ? nous transporter dans l’intimité d’une famille et se plaît ? en décortiquer les petits ou les plus gros travers, sans juger ni accuser, finalement.

Je dois dire aussi que si ce livre m’a qui plus est particulièrement plu, c’est qu’il prend pour sujet une famille très tratra, vieille France & co. Ayant cotoyé ce milieu de très près il y a bien des années, je peux vous dire que je me suis particulièrement delectée de la vision qu’? Blandine Le Callet des conventions, règles et autres faits hauts en couleur qui le caractérisent. N’allez pas croire pour autant que j’ai quoi que ce soit ? reprocher ? ces personnes et que je me gausse tout haut de leurs manières ! Après tout, chaque milieu ? ses codes et son mode d’emploi. Simplement, je dois reconnaître que j’ai aimé la vision de l’auteur, car elle rejoint très clairement la mienne ? maints endroits 🙂 Tant et si bien que pour la première fois, je vous mets un « ? ne pas manquer » !

Prochaine lecture : De la part de la princesse morte, de Kenizé Mourad. Honnêtement, je n’ai pas méga envie de le lire mais 1. je n’ai plus rien d’autre ? lire et 2. il trône depuis un moment sur mon étagère depuis que je l’ai récupéré sur le toujours excellent Bookmates de Jo. Vous me direz, pourquoi l’avoir demandé si je n’ai pas envie de le lire ? Et bien au moment où je m’en suis portée acquéreuse, le descriptif de son lecteur m’avait allechée. Avec un peu de chance, la lecture du livre me séduira davantage que ce que la 4ème de couv’ et le titre ne laissent présager… réponse dans quelques semaines, car je ne pense pas lire ce pavé en 1 semaine, pour le coup !

EDIT : dans l’intervalle, je me suis laissée tentée en librairie par l’Elegance du Herisson, de Muriel Barbery.. De la part de la princesse morte avait l’air bien, mais je pense que c’est plus une lecture de plage, une épopée qu’on se complait ? lire les pieds dans l’eau plutôt que dans le métro 🙂

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Commentaires

Je l’ai lu il y a un mois et j’ai ador?© aussi.

Bonne continuation

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tellement déçue par tes récents billets sur les bouquins, je suis venue chercher les précédents, histoire d’y trouver un quelconque talent, ou quoi. Et je tombe sur Une pièce montée, que j’ai lu !!! Alors what ? Alors rien niet macache (terme dont tu uses bcp et semble-t-il avec bonheur ces temps-ci). bref, ton billet… aussi vide qu’un roseau (pas celui de Voltaire, hélas, non) et je suis en colère : Mince alors Deedee, c’est franchement décevant. Tu n’as donc jamais looker Festen ou quoi ?
Sur ce je te promets que jamais plus je ne naviguerai sur ton blog. A vrai dire, j’allais parler de toi dans une anthologie sérieuse (Internautes qui aiment et savent parler des livres) mais tu n’es pas nette.
Dommage.

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Le prochain roman sort début septembre chez stock !!! « La ballade de Lila K ». L’ayant eu entre les mains, je peux assurer que les fans ne vont pas être déçus !

Voici la quatrième de couverture :

La ballade de Lila K, c’est d’abord une voix : celle d’une jeune femme sensible et caustique, fragile et volontaire, qui raconte son histoire depuis le jour où des hommes en noir l’ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l’a prise en charge. Surdouée, asociale, polytraumatisée, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Elle n’a qu’une obsession : retrouver sa mère, et sa mémoire perdue. Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d’un univers étrangement décalé, où la sécurité semble désormais totalement assurée, mais où les livres n’ont plus droit de cité. Au cours d’une enquête qui la mènera en marge de la légalité, Lila découvrira peu à peu son passé, et apprendra enfin ce qu’est devenue sa mère. Sa trajectoire croisera celle de nombreux personnages, parmi lesquels un maître érudit et provocateur, un éducateur aussi conventionnel que dévoué, une violoncelliste neurasthénique en mal d’enfant, une concierge vipérine, un jeune homme défiguré, un mystérieux bibliophile, un chat multicolore… Roman d’initiation où le suspense se mêle à une troublante histoire d’amour, La ballade de Lila K est aussi un livre qui s’interroge sur les évolutions et possibles dérives de notre société.

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