8 bonnes raisons d’être bordélique !

Le rangement ? Très peu pour vous ! Vous avez une sainte horreur des vêtements alignés au cordeau et les adeptes de Marie Kondo vous font froid dans le dos. Evidemment, vous vous gardez bien d’énoncer ce constat à voix haute tant il fait bon être ordonné, de nos jours. Hello la police de la pensée unique ! Vous voulez la bonne nouvelle ? Les bordéliques ont aussi leur (très bonne) raison d’être. BAM !

J’ai rencontré Frédérique Corre Montagu, auteure du livre 50 bonnes raisons d’être bordélique. Selon elle, être bordélique est un art qu’il est hautement recommandé de cultiver. (Avouez, vous vous détendez déjà un peu à la lecture de cet énoncé). Son livre est hilarant et pas du tout mâtiné de mauvaise foi, ah ça non. Surtout, il nous offre 50 raisons d’arrêter de complexer parce qu’on adhère pas forcément à la secte Kondo et vous savez quoi ? Ça fait un bien fou !

La bonne nouvelle, c’est que Frédérique a accepté de livrer ici 8 de ses fabuleux conseils pour conjuguer le bordel à tous les temps et faire la paix avec cette petite voix qui vous serine à longueur de journée de tout ranger :  

1. On fait du sport 

Une partie de mes pulls est touuuut en haut de l’armoire. Quand j’ai la drôle d’idée de vouloir y accéder, je dois prendre une chaise, ou le marchepied, voire les deux. Souvent, la pile se défait juste quand j’ai voulu attraper ce petit pull là, tout tombe par terre et je dois aller les ramasser un par un avant d’essayer de refaire une pile à bout de bras. Je peux vous dire que le vélo elliptique à côté, c’est de la blague !

2. On décourage les cambrioleurs 

Celle-là, j’ai mis du temps à vous la raconter tellement j’ai honte. Pour mes 30 ans, j’ai reçu une très belle montre que je chéris au-delà de tout. Et que je n’embarque pas systématiquement quand je pars en voyage. Cette fois-ci en particulier, je me souviens l’avoir biiiien planquée. Tellement bien qu’à mon retour, impossible de faire main basse dessus. C’est drôle hein ? Eh bien sachez que cette petite blague à duré 3 ans. 3 ans à retourner l’appart, réfléchir, crier, l’appeler, poser des cierges… Il y a quelques semaines, je voulais m’acheter une paire de Stan Smith blanches. Je vais dans ma chambre pour vérifier ma pointure sur une autre paire, que je ne trouve pas. Je fouille dans les 3-4 endroits potentiels où mes chaussures sont rangées (= partout dans la chambre) et je finis par glisser ma main sous un meuble. Derrière la première rangée de chaussures, surprise, une deuxième rangée. Et tout au fond une troisième rangée. J’y (re)trouve une paire de Stan Smith… blanches. Toute à ma joie, je l’extirpe péniblement pour y glisser mon pied. Un truc bloque dedans… Vous l’avez ?

Conclusion : j’ai économisé une paire de baskets et retrouvé ma montre. Et surtout, REP A SA le cambrioleur potentiel… !

3. On ne perd rien bêtement

Cf. le point 2. : à trop ranger, on finit par égarer ! Quoi, ça ne vous est jamais arrivé, à vous ?!

4. On connait ses limites 

Bon, à ce stade, je suis bien obligée d’avouer que je range quand même un minimum. C’est-à-dire que par exemple, quand le tas de fringues qui s’empile sur la chaise à côté du lit devient tellement énorme que je ne sais plus par quel bout le prendre, je me fais une bonne grosse session rangement. Ma limite est donc cette pile informe qui me pousse dans mes retranchements !

5. On est tolérant 

Une chaussette sale ou un caleçon qui traine (toute ressemblance avec la réalité…) ?  Pas graaaaave, on est détente ! (jusqu’à un certain point me concernant, hein, on ne va pas se mentir).

6. On a du temps pour soi 

Ranger, quand la journée ne fait que 24h ? On préfère lire, aller prendre l’apéro, mater une série, appeler notre BFF et j’en passe, non ?

7. On ne sera jamais un serial killer 

Vous avez remarqué combien TOUS les sérial killers sont des psychorigides du rangement ? Genre Dexter et ses bâches en plastique et tout le tintouin.. Merci bien !

8. On exprime sa personnalité 

Pendre un pantalon sur la poignée de la porte de la salle-de-bain, laisser cette si jolie veste sur la chaise de l’entrée ou bien encore disposer ce 57ème panier sur le meuble du salon, c’est de l’art, mon cher. (+10 si vous trouvez la référence de cette citation).

Ça fait du bien, non ? Je vous invite à retrouver les 42 conseils supplémentaires pour vous adonner au placard qui déborde, au panier à linge (propre ou sale !) qui dégouline ou aux chaussures qui trainent un peu partout dans le livre de Frédérique, 50 bonnes raisons d’être bordélique, tout juste paru aux éditions Larousse. Et si vous craquez et que vous êtes prises d’une frénésie de rangement, promis, personne ne vous jugera. Surtout pas moi…! 

Et vous, vous êtes plutôt team Kondo ou team Frédérique ? (Promis, ça restera entre nous !).

Commentaires

Cet article fait du bien ! Je suis une bordélique depuis l’enfance, au grand désarroi de mes parents qui ont tentés par tous les moyens de faire de moi quelqu’un d’ordonnée. Echec. Et j’aime vivre dans mon bazar ordonné 🙂

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LOOOOL surtout l’épisode de la montre et des stan smith.
Hélas pour moi, je vis avec un psychorigide du rangement donc je ne peux pas me laisser aller à ce point 🙂

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Merci! C’est vrai que ça fait du bien de lire ça!
Je l’ai lu le livre de Marie Kondo, il y a des bonnes idées et des moins bonnes… Sérieusement ranger tout les objets du même genre dans la même pièce? Quand on vie dans une maison sur 2 étages c’est pas possible, jeter tout les papiers…bonne chance pour faire son dossier de retraite! Et le principe de jeter un truc dont on ne ce sert pas parce qu’on pourra toujours en racheter un si vraiment on a besoin je trouve ça vraiment ridicule. J’ai aussi du mal avec le fait de remercier les vêtements avant de les donner. (Bref j’ai lever les yeux au ciel plusieurs fois en le lisant)
J’ai lu après un commentaire contre le livre qui disait que les artistes ont toujours des ateliers bordéliques et colorés, c’est vraie, donc je préfère imaginé que mon bazar est une touche artistique.
Plus sérieusement j’arrive a tenir mon salon, il y a souvent un sac, un livre, une veste voir même une tasse qui traine mais ça prouve que c’est une pièce qui vie, c’est pas un drame… Le fauteuil dans ma chambre qui est couvert de vêtement j’ai plus de mal, mais j’ai beau le ranger, quelques jours après il est dans le même état.

L’example des stan smith m’a fait beaucoup rire, j’ai acheté il y a quelques années des baskets noires le temps des cerises, les mêmes que les blanches et vertes que je mettaient souvent, pour me rendre compte une fois reçues… que j’en avais déjà une paire bien rangé dans mon meuble à chaussures (celui que je n’ouvre jamais puisque celles que je met le plus sont en vrac dans l’arrière cuisine)

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team bordélique ! depuis toujours et pour toujours ! je pense que les bordéliques ont du talent (oui, oui, carrément) pour toujours tout retrouver. perso c’est ma mémoire visuelle que j’entretiens grâce à mon souk. je me souviens des objets que j’ai posés à tel ou tel endroit, comme si je les avais photographiés. Mr Alzheimer ne m’aura pas de si tôt !

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« C’est de l’art, mon cher »… I Am ?

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J’adore tous les arguments surtout sur les voleurs. En tant que bordélique, on a tout vécu un truc comme ça un jour.

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haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa j’avoue il y a du niveau, et cet article m’a beaucoup fait sourire 🙂

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Team Frédérique, définitivement…Mais j’essaye de lutter, prise par des coups de folie de rangement…(et tout le monde doit s’y coller à la maison!)
Récemment, à mon palmarès…La paire de Repetto chéries égarées…persuadée de l’avoir perdue en terrasse l’été dernier…ou dans le RER?…ou…
Demande d’objet perdu, check de toutes les boites à chaussures, check chez les copines, la famille…accusation de M. ou du moins gros soupçon de jetage de chaussures non intentionnel bien sûr…mais quand même…
Recherche désespérée pour trouver des remplaçantes…en vain…
Un déménagement après, je me rends compte qu’elle était toujours dans leur tote- bag, dans le sac à main que je portais à cette époque…
Ahem…

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On est lundi matin et je suis en retard, j’attrape mes bijoux (ces 2-3 classiques que je mets tous les jours, ou presque). En coup de vent et me voilà dans le métro. Seulement voila, j’ai oublié mon solitaire. Celui que l’on m’a offert pour mes 20 ans et auquel je tiens comme à la prunelle de mes yeux. Bon, c’est pas grave je le retrouverai ce soir!

Seulement voila, le lendemain matin en me faisant la réflexion que cette fois-ci je n’allais pas l’oublier… Impossible de le retrouver.

Je retourne la boite à chaussure qui me sert d’appart. Tout y est passé: lit, vêtement, placard,… Et même à 2H du matin alors que je me tourne dans mon lit… ma poubelle. Car ce week end la, bien décidé à me remettre de ma semaine, je n’étais pas sortie et j’avais fait du tri…

Toute la semaine c’est panique à bord, je guette le bon coin (« et si je l’avais perdu dans le metro et quelqu’un essayait de le vendre?)… Je demande à la femme de ménage du bureau si elle l’a vu… Hystérique. Et le dimanche suivant, alors que je prends mon paquet de céréales (kiff personnel du petit déjeuner le soir, occasionnellement), je découvre, non pas une surprise pour enfant mais mon solitaire qui m’y attendais bien gentiment. Visiblement le week end précédent, ayant la flemme de ranger mes céréales, je les avais laissés au pied de la table de salon et ait fait tomber dedans ma bague, posée sur la table du salon. A tout instant cette boite quasiment vide aurait pu connaitre un triste sort…

Comme tu l’auras deviné je suis bien protégée contre les voleurs (qui irait voler une boite de céréales?). Et je rejoins clairement la team Frederic. Mais ton histoire de montre me rassure: je ne suis pas seule!

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Je suis team entre les 2, je suis en plein ménage de Printemps pour donner, vendre ou jeter le superflu et l’inutile, mais je garde des petits coins de bordel 🙂

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