Peas and love, mon potager urbain

Nouveau cap franchi dans le michelisme, comme dirait mon mec (le michelisme, ou « Michel » étant peu ou prou un équivalent au bobo) (ne me demandez pas pourquoi ce prénom, par ailleurs celui de mon grand-père et non, aucun lien de cause à effet) : je me suis inscrite à un potager urbain, Peas and Love. Le site explique que c’est une expérience de reconnexion à la nature… et c’est vrai que c’est avant tout ce qui m’a tentée : apprendre à planter, récolter, renouer un peu mieux avec le rythme de la nature et de ses saisons, rejoindre une communauté engagée et adopter, in fine, une alimentation un peu plus responsable sont autant d’arguments qui m’ont séduites… ! Si en plus je peux toper quelques bons fruits et légumes au passage…

Samedi dernier, je m’y suis rendue pour la première fois, après m’être acquittée d’une coquette somme de 100 euros pour l’adhésion à l’année, à laquelle il convient d’ajouter 38 euros par mois. Non, ça n’est pas donné, raison pour laquelle, j’imagine, j’ai eu de la place tout de suite, contrairement au jardin ouvrier auquel je me suis inscrite il y a 3 ou 4 ans, je ne sais même plus, et dont j’attends encore des nouvelles.

Pour ce prix là, on a une parcelle dédiée sur laquelle quelques légumes sont déjà plantés : salades, herbes aromatiques et fleurs comestibles m’attendaient lorsque je suis arrivée. En plus des parcelles privées, Peas and Love met à disposition de ses adhérents des parcelles collectives où poussent des légumes plus longs à mûrir comme les courges, carottes, groseilles etc, et du rab de fruits, légumes et herbes aromatiques pour compléter ceux de nos parcelles individuelles.  Souad m’a fait faire un tour complet de cette drôle d’exploitation, perchée sur le toit du Yooma, quai de Grenelle. Oui, c’est un peu loin mais étant résidente rive gauche, je me suis dit que ça me ferait du bien de marcher une fois par semaine pour rejoindre mon potager.

L’exploitation en elle-même  n’est pas spécialement « bucolique » : on est assez loin de la ferme et de la nature puisque les parcelles sont hors sol et entourées de grillage, constituant une mer d’îlots verts. Mais le potager en lui-même est vaste, il comprend plusieurs belles zones. Je n’ai pas eu la joie, cette fois-ci, de planter mes propres graines, mais j’étais joie de pouvoir repartir avec deux belles salades, de la menthe et quelques carottes.

Des ateliers sont organisés régulièrement pour apprendre à planter convenablement, par exemple ce qui, concernant la vraie citadine que je suis, ne sera certainement pas du luxe…!

J’ai bien aimé cette première visite, au-delà de l’inscription simplissime et des délais ultra courts, j’ai aimé cette parenthèse à laquelle je ne suis pas habituée. Bonne pioche en ce qui me concerne, donc !

Potager urbain vs jardin ouvrier,  jardin partagé ou jardins familiaux, ferme urbaine…

Potager urbain, jardin ouvrier, jardiné partagé, jardins familiaux,  jardins communautaires, fermes urbaines… Autant de pistes différentes pour jouir d’un mini lopin de terre à Paris ! (Et évidemment dans d’autres zones urbaines, renseignez-vous pour votre commune !).

Le potager urbain est, à ma connaissance, le seul à être privé. Je ne sais absolument pas combien Paris en compte, j’ai pour ma part cherché le moins loin de chez moi : c’est comme le sport, si ce n’est pas à côté je me connais, je n’irais pas. Inconvénient du potager urbain : c’est largement plus cher. Avantage : il y a de la place…!

Les jardins ouvriers et partagés appartiennent à la ville mais ils sont souvent gérés par une association loi 1901 généralement rattachée à la Fédération Nationale des Jardins Familiaux et Collectifs. En général, il faut s’acquitter d’une redevance annuelle fixée par chaque Conseil Municipal autour de 2€ / m².

Les jardins familiaux ou communautaires sont animés collectivement, et l’idée n’est pas « juste » de jouer à Nicolas le jardinier mais aussi de développer des liens sociaux de proximité par le biais d’activités sociales, culturelles ou éducatives. Le montant fixé pour y être membre est fixé par chaque communauté. Comptez entre une participation libre et 100 euros à l’année, dépendamment du jardin, donc.

La ferme urbaine : la gestion se fait au cas par cas, il faut vous connecter sur les sites de la ou des fermes qui vous intéressent pour trouver les infos utiles. Pour la ferme qui va ouvrir parc des expositions (elle devait ouvrir en avril, je ne sais pas où ça en est), l’adhésion annuelle est de 80euros et le loyer mensuel de 20 euros, par exemple.

Un potager à Paris, On fait le bilan ?

Le plus intéressant pour cultiver son lopin de terre est le jardin ouvrier ou partagé. C’est aussi (et curieusement !) l’option pour laquelle vous devrez attendre le plus longtemps.. Jusqu’à 10 ans avant d’obtenir une place…!

Même constat quant à l’attente pour les jardins familiaux et communautaires : bien qu’un chouïa plus chers que les jardins ouvriers et partagés, l’offre est aujourd’hui insuffisante pour tous ces Michel qui, comme moi, veulent renouer avec une certaine forme de nature en ville !

Dernière option, la plus rapide mais la plus coûteuse, le potager urbain : circuit privé et de ce fait, places disponibles. Je ne regrette pas mon choix même si j’investis d’avantage : j’estime être plutôt gagnante, je peux venir autant de fois que je le souhaite, je peux compléter la récolte de ma parcelle individuelle par les récoltes collectives et je n’aurais peut être pas tous les fruits et légumes que je consomme chaque mois pour 38 euros, mais j’en comblerai une bonne partie, en plus de passer du temps sur une activité qui me sort un peu de mon quotidien de citadine.

Pour aller plus loin

La liste n’est évidemment pas exhaustive, n’hésitez pas à la compléter par voie de commentaires !

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Commentaire

Sympa mais rien ne vaut d’avoir son petit potager, son jardin à soi et la nature à proximité immediate. C’est la raison pour laquelle nous avons franchi le pas en fin d’année dernière et quitté Paris pour la Charente maritime. Paris ne nous manque pas!!

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