Une amie m’avait chaleureusement recommandé cette lecture. Une amie au goût sûr. Aussi m’étais-je laissé tenter les yeux fermés, quelque part vers le mois de mai.

Et puis… le titre ne m’inspirant pas plus que la 4ème de couv’, j’avais tôt fait d’oublier cette piste (en même temps, j’avais tenté quelques semaines plus tôt de lire « l’homme qui voulait être heureux » et j’avais lâché prise au bout de quelques pages, lassées par le ton très doctrinal à tendance marabout du livre). Preuve, s’il en fallait, que l’on a tord de juger un livre sur un titre : je n’ai pas adoré cette lecture mais indéniablement, le livre m’a plu. Et touchée, aussi. Beaucoup !

C’est l’histoire de Richard, un quadra plein aux as qui fait un jour un malaise. Ce malaise marque le point de départ d’une nouvelle vie où Richard se demande comment il a pu passer à ce point à côté de sa vie et sur quel malentendu il a pu négliger à se point sa propre vie, autant que ses relations avec les autres.

Dès lors, il va s’évertuer à changer sa façon de vivre et de voir les choses. Un changement radical qui va le conduire à ouvrir les yeux sur la nature humaine et le sens des valeurs.

N’allez pas croire que le livre est gnangnan, bien au contraire : si le rythme de narration traine parfois un peu les pattes, le style m’a plu. Tout y est emprunt de délicatesse et d’évidences assénées avec une telle logique qu’en refermant le livre, je me suis demandée, moi aussi, ce que je faisais là ;)

Un vrai bon livre à lire pour méditer sur le sens de la vie !

Ce que dit la 4ème de couv’ : « Ils le hissèrent sur la civière, et lorsqu’ils le soulevèrent un cri lui échappa ; il ignorait pourquoi. Il était entouré de pompiers, d’infirmiers, de policiers qui le portaient ? cela faisait des années que personne ne l’avait porté. Il s’efforça de les aider, de se faire plus léger. Un flic lui demanda où se trouvaient les clés de la maison ? dans une vasque d’argent sur le plan de travail de la cuisine. Ils verrouillèrent la porte et lui tendirent la clé. Lorsqu’ils le roulèrent sur le brancard, le bercement cahoteux lui donna envie de dormir. Vous avez sommeil, vous aussi ? demanda-t-il. Personne ne répondit. » En proie à une douleur incroyable, Richard Novack, la cinquantaine, divorcé, vient d’appeler le 911. En un clin d’œil, il est emmené aux urgences de Cedars-Sinai, l’hôpital pour VIP de Los Angeles. Cette expérience va faire basculer sa vie : il découvre à quel point il est seul. Une fois dehors, il fait la connaissance d’un marchand de donuts, Anhil, immigré d’origine indienne, et affronte un glissement de terrain à quelques mètres de son domicile. Quelque chose va devoir changer, mais quoi, au juste ? Adossé à l’avenir et aux prises avec le passé, Richard médite sur le sens de la vie moderne. Écrit dans un style plein de verve, Ce livre va vous sauver la vie est le drame d’un homme qui ne saura jamais se sauver qu’en s’ouvrant au monde. Après Le torchon brûle, satire au vitriol de la sacro-sainte famille, A. M. Homes prouve qu’elle est bel et bien un auteur confirmé.

Post Scriptum : rien à voir, mais si vous aimez les macarons et que vous voulez connaître tous les secrets de leur réalisation, vous pouvez télécharger dès demain l’appli « Macarons » et « Macarons HD » sur iPhone et iPad en cliquant là : http://itunes.com/apps/macaronshd. Les deux sont réalisées par l’experte-ès macarons, j’ai nommé Mercotte, bien-sûr !

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(ayéééé, je suis de retour pour de bon… Ne m’en veuillez pas, hein, je ne vais pas sauter de joie tout de suite tout de suite).
(ce billet n’est PAS sponsorisé)
(ah, et la photo, elle est de Uccia Photography)

Tout a commencé par un mail qui tenait  à peu près ce langage « Bonjour deedee, nous voulions t’informer que Nespresso lance un machine à thé. Toi qui aimes le thé, voudrais- tu la tester ? »

D’entrée de jeu, mon moi profond, celui qui n’est absolument pas du tout têtu a dégainé un gros carton rouge. Rapport qu’une machine pour faire le thé, non quoi, impossible. Le thé étant, au-delà du goût, un moment un peu hors du temps, un plaisir qui se déguste autant dans la tasse que dans le geste qui accompagne son élaboration.

Autant dire qu’annihiler cet acte au profit d’une machine n’était pas exactement pour me séduire. Sans parler de la qualité du thé à proprement parler. Si, par flemme, j’achète parfois du thé de supermarché pour agrémenter mes petits déjeuners, un de mes plaisirs « de grande » est de m’offrir régulièrement des bons thés. Rien ne me plait plus que d’aller me perdre au beau milieu des thés en vrac et demander à un vendeur un thé vert « fruité plutôt accord fruits rouges avec une pointe d’épices pour relever le tout » et de repartir avec mon précieux breuvage. Et bien sûr, préparer ledit breuvage.

C’est dire si l’idée d’une machine à thé me paraissait quelque peu incongrue !

Et puis, mon moi un peu moins profond, celui qui réfléchit deux secondes trente après la première impulsion pour considérer un tant soit peut les choses avant d’apporter une réponse définitive me souffla tout à coup d’essayer. Juste pour voir. En vertu du fait que le mieux n’est pas systématiquement l’ennemi du bien… et qu’après tout, pour asséner un avis tranché, il peut être judicieux avoir quelques arguments en sa possession.

Dont acte.

Un soir du mois d’août, me voilà donc attablée non pas à la terrasse d’un café mais à une table de réunion, devant une équipe soucieuse de me démontrer poliment que j’avais tort, à grand renfort de powerpoint et de dossier de presse. Et de thé.

Leur discours bien rodé me fait partir au quart de tour : évidemment, ils ne vont pas me dire que leur thé est infect, ils sont payés par le grand méchant capital pour lancer une nouvelle machine de guerre et ils cherchent  à m’embrigader pour répandre la fausse bonne nouvelle…  Perdu, je ne céderai pas ! Hinhinhin.

A moi le bataillon de questions : et comment ça marche concrètement, quid du stockage des thés, de la sélection opérée par Nespresso, de la durée et de la température d’infusion, et il se passe quoi si moi même j’ai envie de gérer tout ça, et combien ça coûte, la machine, les thés, toussa.

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Parce que c’est lundi et qu’on a tous besoin de se mettre un peu de baume au cœur, quelques photos, probablement les dernières !, de vacances…

C’était la semaine dernière, quelque part dans le Var. Il faisait beau, comme d’habitude, et la chaleur du soleil était agréablement temporisée par un petit vent à la fois doux et perséverant. Les kite surfeurs (?), véliplanchistes & co glissaient au fil de l’eau sous l’oeil amusé des touristes.

Et moi, et moi et moi, je songeais déjà que la fin des vacances approchaient et qu’il me faudrait déjà reprendre le chemin de l’école…

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