Blankets, manteau de neige de Craig Thompson

Une bédé visiblement cultissime à côté de laquelle j’étais passée complètement à côté… à tort !

En ce moment, je fais une pause avec Millenium avant d’attaquer le tome 2 et j’ai envie de consommer de la bédé. Ce qui se traduit par une espèce de boulimie à la librairie d’à côté, que j’essaye autant que faire se peut d’éviter pour ne pas y laisser la peau de ma CB. Grande dévoreuse de livres de poche, j’ai un peu de mal à claquer entre 10 euros et 30 euros pour un livre, en l’occurrence, une bédé, dont je vais probablement venir à bout en quelques heures à peine (quand ce n’est pas moins d’une heure).

J’ai pourtant succombé lors de ma dernière virée librairie et ai acheté entre autre ce Blankets, manteau de neige de Craig Thomson. Bien m’en a pris !

Ce roman graphique autobiographique est fabuleux, je regrette de ne pas l’avoir lu en 2004, année de sa sortie en VF.

Les dessins, tout d’abord. J’aime les traits de Craig Thomson : souples, précis, poétiques. J’avais presque l’impression d’avoir un carnet de croquis entre les mains… Succulent.

L’histoire, ensuite. Celle de Craig, qui raconte sa première histoire d’amour. Intense, bouleversante, hallucinante, onirique : je suppose ne pas être la seule à avoir eu ce petit pincement au cœur à mesure que le narrateur se livrait. Tout cela se déroule qui plus est dans le contexte de cette Amérique si profondément chrétienne, à la limite du conservatisme. La religion a un impacte fondamental dans la vie et dans l’éducation de Craig… et entrave sa liberté dans la mesure où il baigne encore une fois dans une chrétienté