La Bâtarde d’Istanbul, d’Elif Safak

On a coutume de dire que les lectures d’été sont des lectures légères. Comme si le soleil, la plage et le chant des cigales nous empêchaient de nous concentrer plus de 10 minutes sur trois lignes. Comme si on était tellement, tellement sollicités le reste de l’année qu’à l’instar de notre corps, notre intellect méritait une pause.

Eh bien moua, je m’insurge contre ce postulat. Tout comme mon petit libraire adoré, lequel m’a conseillé La Bâtarde d’Istanbul en ces termes : « vous allez aimer. C’est du léger intelligent ». Tout est dit !

Ce livre est une vraie petite pépite, légère, donc, du moins en apparence. Sous une apparence faussement anodine et bourrée de dérision, le propos est plutôt costaud. La Bâtarde d’Istanbul narre la vie d’une famille stambouliote (j’aurais pu dire « d’Istanbul » mais ça le fait ‘achement moins), son quotidien, son histoire… et les liens qui existent entre Asya, une jeune étudiante d’Istanbul et Amy, une jeune étudiante de l’Arizona.

Il y a dans ce livre un poil d’histoire et de géographie, beaucoup de cynisme mâtiné de dérision, voire, de fatalisme et beaucoup d’émotions, en fin de compte.

Une lecture légère… certes, mais consistante !

Ce que dit la 4ème de couv’ : Chez les Kazanci, Turcs d’Istanbul, les femmes sont pimentées, hypocondriaques, aiment l’amour et parlent avec les djinn, tandis que les hommes s’envolent trop tôt – pour l’au-delà ou pour l’Amérique, comme l’oncle Mustafa.

Chez les Tchakhmakhchian, Arméniens émigrés aux Etats-Unis dans les années 20, quel que soit le sexe auquel on appartient, on est très attaché à son identité et à ses traditions. Le divorce de Barsam et Rose, puis le remariage de celle-ci avec un Turc nommé Mustafa suscitent l’indignation générale. Quand, à l’âge de vingt et un ans, la fille de Rose et de Barsam, désireuse de comprendre d’où vient son peuple, gagne en secret Istanbul, elle est hébergée par la chaleureuse famille de son beau-père.

L’amitié naissante d’Armanoush Tchakhmakhchian et de la jeune Asya Kazanci, la  » bâtarde « , va faire voler en éclats les secrets les mieux gardés. Avec ses intrigues à foison, ses personnages pour le moins extravagants et l’humour corrosif qui le traverse, La Bâtarde d’Istanbul pose une question essentielle : que sait-on vraiment de ses origines ? Enchevêtrant la comédie au drame et le passé au présent, Elif Shafak dresse un portrait saisissant de la Turquie contemporaine, de ses contradictions et de ses blessures.

Commentaires

J’ai beaucoup aimé ce livre que j’ai lu en poche. Une très belle écriture, une histoire passionnante et des personnages vraiment bien écrits.

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J’ai adoré ce livre que j’ai beaucoup offert…

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Merci pour ce conseil de lecture, j’ai passé un très bon moment avec ce bouquin.
Je voudrais également faire part d’un coup de cœur pour le livre « Nos cœurs s’étaient filé rancard » d’une jeune auteur : Amélie Grossmann Etoh (plus d’infos sur le forum).

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lu ! j’ai beaucoup aimé ce livre qui nous transporte dans un ailleurs très "tasty" : j’ai plus qu’apprécié les titres des chapitres. merci de m’avoir fait découvrir cette auteure qui comme moi est strasbourgeoise !

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